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Agriculture, élevage et viticulture · A1408

Eleveur / Eleveuse d'Animaux Sauvages

L'Éleveur d'animaux sauvages élève et soigne des animaux dans un environnement contrôlé ou semi-naturel en fonction des objectifs de production et dans le respect du bien-être animal. Surveille la croissance et le développement des animaux Assure l'entretien des lieux d'élevage,

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Le métier en détail

En tant qu'éleveur ou éleveuse d'animaux sauvages, tu dois concilier deux impératifs : la production (ou la conservation) et le bien-être animal. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce métier ne se limite pas aux zoos ou aux parcs animaliers. Tu peux travailler en ferme d'élevage d'espèces non domestiques (autruches, cerfs, sangliers, lamas), en structure de reproduction destinée à la réintroduction, ou en parc pédagogique. Tes tâches quotidiennes combinent soins directs, gestion technique des installations et collaboration vétérinaire.

L'éleveur d'animaux sauvages surveille continuellement la croissance, le comportement et l'état de santé de ses pensionnaires, ajuste les régimes alimentaires, assure l'entretien des enclos ou parcs, et intervient rapidement en cas de problème. Tu dois aussi valoriser ta production — peaux, viande, oeufs, reproducteurs, ou simple accès visiteurs pour la pédagogie.

Le marché recrute activement : le BMO recense 6 656 projets de recrutement par an dans ce domaine. Cependant, les salaires restent modestes selon France Travail : 1 956 € net en début de carrière, avec une médiane autour de 1 995 € net et 2 047 € net pour les profils expérimentés. Ce métier demande une véritable passion pour l'animal et une capacité à travailler dehors par tous les temps, car les besoins des animaux ne prennent pas de vacances.

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Une journée type

Tu arrives à 6h30 avant même que les visiteurs arrivent (ou avant que tu ouvres ta ferme). D'abord, contrôle visuel des animaux : tu parcours les enclos, repères les signes de maladie, d'agressivité ou de stress — la connaissance fine du comportement de chaque individu te sauve du temps. Tu nourris les pensionnaires selon leurs besoins spécifiques (herbivores, carnivores, omnivores), nettoies les abreuvoirs et remplis l'eau fraîche. Vers 8h30, tu entretiens les installations : réparation de barrière endommagée, vérification des clôtures électriques, aération des bâtiments. Tu utilises des logiciels de suivi sanitaire pour documenter les observations. En milieu de matinée, tu peux recevoir le vétérinaire pour administrer des vaccins ou des traitements préventifs — tu prépares les animaux et fournis les données de suivi. Entre 12h et 13h, pause déjeuner rapide, souvent sur le lieu d'élevage. L'après-midi, tu finalises les tâches : nettoyage des zones de vie, rangement du fourrage ou des aliments, préparation des doses du lendemain. Si tu travailles en parc pédagogique, tu expliques aux visiteurs les comportements spécifiques des animaux. Vers 17h-18h, dernière ronde de surveillance avant fermeture. La journée peut s'étendre l'été ou lors de naissances à surveiller.

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Compétences clés

Le métier d'éleveur d'animaux sauvages nécessite une alliance de savoir-faire techniques animaliers et d'une robustesse psychique face à la charge de travail et aux aléas biologiques.

Compétences techniques :

  • Connaissance du comportement animal et reconnaissance des signes de stress ou de maladie
  • Maîtrise des techniques de nettoyage, désinfection et entretien des installations (biosécurité)
  • Capacité à formuler et équilibrer les régimes alimentaires adaptés à chaque espèce
  • Utilisation des logiciels de suivi zootechnique et sanitaire
  • Bases de premiers secours animaliers et collaboration avec les vétérinaires

Compétences comportementales :

  • Rigueur et discipline : les animaux ont besoin de routines stables, pas de jours sans surveillance
  • Observation minutieuse et capacité à détecter les anomalies
  • Résilience face aux décès ou aux échecs reproductifs
  • Communication claire avec les collègues, vétérinaires et visiteurs
  • Adaptabilité : chaque espèce a ses caprices et ses crises saisonnières
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Évolutions de carrière

Tes premières années (0-3 ans) se concentrent sur l'apprentissage des espèces et la maîtrise des tâches quotidiennes. Tu travailles souvent en équipe réduite, sous la supervision d'un responsable d'élevage, et tu obtiens ton certificat de capacité pour l'élevage d'animaux non domestiques auprès du Ministère de l'Agriculture ou de l'Environnement — obligatoire pour exercer.

À 5-10 ans, tu peux devenir responsable ou chef d'équipe d'élevage, supervisisant les aide-éleveurs et prenant les décisions zootechniques. Tu accumuleras aussi de la spécialisation : maîtrise d'une espèce particulière (cervidés, félins, primates), expertise en reproduction ou en nutrition animalière. Certains se reconvertissent partiellement vers le conseil en élevage d'animaux sauvages pour des tiers.

Au-delà de 10-15 ans, tu peux accéder à des postes de responsable de parc animalier, directeur d'élevage ou gestionnaire de programme de conservation pour les institutions publiques (MNHN, collectivités) ou des ONG. Quelques profils ouvrent leur propre ferme pédagogique ou s'orientent vers la formation professionnelle (formateur en école agricole). La spécialisation scientifique (master en éthologie, biologie de la conservation) ouvre aussi des portes vers la recherche.

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Tendances marché

Le secteur de l'élevage d'animaux sauvages évolue sous trois pressons majeures. D'abord, la réglementation bien-être animal se durcit : les enclos cloisonnés cèdent place à des parcs semi-naturels offrant plus d'espace et d'enrichissement, ce qui exige une maîtrise accrue des comportements. Les installations deviennent techniquement plus complexes (systèmes d'aération, température contrôlée, éclairage adapté).

Ensuite, la pédagogie et la sensibilisation gagnent en importance — les zoos et fermes sauvages se transforment en centres éducatifs. Tu dois pouvoir parler au public et démontrer l'intérêt scientifique ou conservatoire de ton travail. Enfin, les programmes de reproduction coordonnés (EEP, ESB) se structurent davantage, favorisant les éleveurs capable de gérer des données généalogiques et de participer à des réseaux institutionnels.

Le BMO relève 6 656 projets de recrutement annuels, ce qui confirme une demande stable mais pas explosive. Les salaires reste modestes (France Travail indique 1 956 € net en débutant), freinant les vocations. Parallèlement, des solutions de télésurveillance et capteurs de bien-être (température des enclos, détection de mouvements) apparaissent, technifiant progressivement le métier.

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Débouchés réels

Tu trouveras des opportunités dans des contextes très variés, du privé au public, et souvent en zones périurbaines ou rurales où l'espace est disponible.

Types d'employeurs et secteurs :

  • Zoos et parcs animaliers (Parc Astérix, Zoo de Beauval, Thoiry)
  • Fermes pédagogiques et parcs de loisirs ruraux
  • Structures de reproduction ou de réintroduction (réserves naturelles, association de conservation)
  • Élevages commerciaux d'espèces non domestiques (autruches, lamas, cerfs)
  • Centres de recherche et institutions publiques (Muséum national d'Histoire naturelle)
  • Parcs régionaux et collectivités territoriales

Géographies clés : Île-de-France (concentration de grands parcs), Rhône-Alpes, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine (fermes sauvages privées). Les régions à forte activité touristique (côtes, massifs montagneux) recrutent aussi activement.

Statut : Majorité en contrat CDI ou saisonnier (public/privé mélangés). Quelques indépendants exploitent une petite ferme pédagogique en tant qu'auto-entrepreneurs, mais c'est plus rare et nécessite un apport en capital.

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Conseils d'orientation

Tu as de vraies chances si tu justifies d'une expérience pratique précoce et d'une solide formation technique en élevage. Le secteur cherche des gens motivés mais attend que tu prouves ta constance et ton respect du bien-être animal.

Actions concrètes :

  • Formations : Bac professionnel ou technologique en élevage (élevage et valorisation du cheval, productions animales) ; BTS Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole (ACSE) ; ou BTSA Gestion et maîtrise de l'eau.
  • Certification obligatoire : Demande le certificat de capacité auprès du Ministère de l'Agriculture ou de l'Environnement — c'est non-négociable pour tout élevage d'animaux non domestiques.
  • Stages pratiques : Cherche des stages en zoo, parc animalier, ou ferme sauvage dès la seconde (Association France Nature Environnement, annuaires des parcs régionaux).
  • Réseau : Contacte directement les responsables d'élevage locaux, participe à des bénévolats en réserve naturelle, suis les actualités des associations de conservateurs (zoo management).
  • Compétences complémentaires : Donne-toi des bases vétérinaires minimales (premiers secours) et familiarise-toi avec les logiciels de gestion (type ZIMS, logiciel zootechnique), visibles dans les annonces.
Données marché

Le marché de l'emploi.

Code ROME

Eleveur / Eleveuse d'animaux sauvages

A1408

L'Éleveur d'animaux sauvages élève et soigne des animaux dans un environnement contrôlé ou semi-naturel en fonction des objectifs de production et dans le respect du bien-être animal. Surveille la croissance et le développement des animaux Assure l'entretien des lieux d'élevage, des installations et des équipements Surveille la santé des animaux at collabore avec des vétérinaires pour administrer des traitements préventifs et curatifs Commercialise les produits issus de l'élevage en valorisant leur origine et leurs spécificités Peut sensibiliser le public et les visiteurs sur les comportements et besoins spécifiques des animaux sauvages

Salaire net moyen

1 995 €

médiane annuelle · France Travail

Tension marché

Donnée non disponible

Recrutements

6 656

projets · BMO

Se former

Diplômes pour exercer ce métier.

Opportunités

Offres d'emploi récentes.

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