Autre · NIVEAU 5
Technicien veilleur de cybersécurité
Autre certification professionnelle de droit
Le diplôme en bref
Le personnel entrant au MINARM ne dispose généralement pas de qualifications ou compétences en matière de technique en veille de cybersécurité, ou insuffisamment. Le MINARM les lui fait donc acquérir afin de répondre à son propre besoin de techniciens veilleurs en cybersécurité. L'enregistrement dans le RNCP est une reconnaissance de la qualité des certifications délivrées au personnel, et par conséquent un gage d'attractivité comme de reclassement. Dans la société civile, la certification professionnelle de "technicien veilleur de cybersécurité" constitue une aide réelle à la reconversion car le secteur est très porteur d'emplois selon les données de l'observatoire des métiers du numérique (OPIIEC) : la cybersécurité est devenue un enjeu majeur pour toutes les organisations, qu’il s’agisse des entreprises ou des institutions publiques. Sur le segment de la cybersécurité industrielle, le marché de l’emploi est souvent décrit comme tendu et pénurique.L'accroissement des besoins en recrutement n’est pas le seul facteur explicatif de cette tension. Le manque de candidatures répondant aux besoins réels des entreprises et le peu de formation en cybersécurité industrielle sont également mis en avant pour expliquer le côté pénurique du marché. Cette pénurie est telle qu’elle pousse les entreprises à renoncer à recruter et à préférer une solution en interne. Si aujourd’hui la filière emploie déjà 24 000 salariés, dans les entreprises du numérique, de l’ingénierie, des études, du conseil et de l’évènement, ce chiffre devrait bondir dans les prochaines années. À l’horizon de 3 ans, ces entreprises anticipent une croissance des effectifs en cybersécurité de 6 %, soit 1 400 créations nettes d’emplois. Une croissance qui atteint les 8 % de création nette d’emplois d’ici 5 ans.
Activités visées
Le technicien veilleur de cybersécurité est responsable d’activités de support, de gestion ou d’administration de la sécurité d’un point de vue technique ou administratif : conception, production, conditionnement et gestion des réseaux de chiffrement et des éléments secrets. Selon le profil d’emploi, - il est en mesure de déployer et d’administrer des solutions de gestion de la sécurité, ainsi que de paramétrer les éléments de sécurité des équipements serveurs et des terminaux traitants ; -il est en capacité d’effectuer des tâches de contrôle administratif de conformité dans les domaines des habilitations du personnel, du suivi comptable et des inventaires réglementaires, de l’application des procédures d’exploitation de sécurité, apportant ainsi son soutien aux opérations d’audit et de contrôle ; - il participe à l’analyse de la vulnérabilité du système et des risques liés à la sécurité des données pour mettre en place un processus de protection ; - il contribue aux séances de sensibilisation pour l’usage des ressources par les utilisateurs finaux ; - il participe à l’analyse d’une station de travail informatique compromise ou du moins suspectée de l’être. Tel que pour la mise en œuvre dans le secteur civil, les principales activités du « technicien veilleur de cybersécurité » peuvent être présentées au sein de quatre blocs de compétences. Bloc de compétences 1 : opérer le déploiement et l'administration d'une infrastructure sécurisée d'un système d'information en fonction des évolution de l'organisme Les activités principales composant ce bloc sont : A1 – Déploiement de tout ou partie des architectures de sécurité des systèmes d’information, des réseaux de capteurs/actionneurs intelligents sécurisés, systèmes embarqués ou tout objet communicant sécurisé. A2 – Conduite de l'administration et de l'évolution des équipements de sécurité. Bloc de compétences 2 : superviser les réseaux et les systèmes d'information de l'infrastructure de l'organisme et assurer une veille technologique et réglementaire en matière de sécurité Les activités principales composant ce bloc sont : A1 –Supervision des réseaux. A2 –Mise en place des veilles normatives, juridiques, gouvernementales et technologiques. Bloc de compétences 3 : gérer les incidents de cybersécurité en assurant les premières réactions et investiguer ces événements de cybersécurité Les activités principales composant ce bloc sont : A1 – Gestion des événements de cybersécurité. A2 – Investigation des événements de cybersécurité. Bloc de compétences 4: contrôler le droit d'accès au système et aux données de l'organisme, sensibiliser et former le personnel et conseiller l'officier de la sécurité des systèmes d'information de l'entreprise Les activités principales composant ce bloc sont : A1 – Participation au contrôle administratif et aux actions de conseil technique. A2 – Collaboration au travail de sensibilisation et de formation de l'ensemble du personnel à l’hygiène informatique et aux risques liés à la cybersécurité et amélioration de ses compétences.
Marché de l'alternance
Frais de scolarité
Renseignez-vous auprès de l'établissement pour connaître les frais précis. Les tarifs varient selon le statut (public, privé) et le mode de formation (initial, alternance).
Le profil type
Réaliste
Manuel, pratique, technique
Investigateur
Analytique, recherche, science
Artistique
Créatif, expression, design
Autres Autre proches
Technicien supérieur systèmes et réseaux
2 formations
AutreAdministrateur de systèmes d'information sécurisés
AutreAnalyste développeur d'applications informatiques
3 formations
AutreResponsable en cybersécurité
AutreResponsable d’ingénierie des systèmes numériques, option « analyste et développement », option « systèmes et réseaux », option « télécommunications »
7 formations