Le 17 avril 2026, deux ministres ont annoncé la fin du PASS et de la LAS. À la rentrée 2027, une licence orientée santé unique remplacera les deux voies créées en 2020. Si tu entres en terminale en septembre 2026, c'est ta promotion qui inaugurera le nouveau système. Si tu démarres un PASS ou une LAS dans quelques jours, rien ne change pour toi cette année. Avant d'entrer dans le détail, tu peux explorer les formations avec leurs taux d'accès et débouchés (nouvel onglet) pour situer les filières de santé parmi les autres voies post-bac.
Ce que change la réforme, et à quelle date
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, et Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, se sont rendus le 17 avril 2026 à l'université Paris Cité pour présenter la réforme. Elle clôt une concertation nationale lancée le 20 octobre 2025.
Le principe tient en une phrase : le PASS et la LAS disparaissent à la rentrée universitaire 2027, remplacés par une voie unique que le ministère nomme une « licence orientée santé, harmonisée ».
Le mot « harmonisée » n'est pas décoratif. Le reproche central adressé au système actuel ne porte pas sur son exigence, mais sur son illisibilité : chaque université a construit ses propres LAS, avec ses règles de passage, ses coefficients et ses places. Deux lycéens candidatant dans deux villes voisines ne jouaient pas tout à fait le même jeu. Philippe Baptiste évoque « une complexité devenue insupportable pour les étudiants et leurs familles ».
Un point de vocabulaire, parce qu'il circule deux noms. La presse spécialisée parle aussi de « licence portail santé », intitulé qui figurerait dans les projets de textes réglementaires. Le dossier de presse ministériel, lui, n'emploie que « licence orientée santé ». Tant que le décret n'est pas publié, c'est ce dernier terme qui fait foi.
Qui est concerné : repère ta génération
C'est la question qui décide de tout le reste, et la réponse ne dépend que de ton année d'entrée dans le supérieur.
| Tu entres en terminale en… | Bac | Entrée dans le supérieur | Système applicable |
|---|---|---|---|
| Septembre 2025 | Juin 2026 | Septembre 2026 | PASS / LAS |
| Septembre 2026 | Juin 2027 | Septembre 2027 | Licence orientée santé |
| Septembre 2027 | Juin 2028 | Septembre 2028 | Licence orientée santé |
Ce tableau découle du calendrier officiel — la réforme s'applique « à la rentrée universitaire 2027 » — et non d'une déclaration ministérielle qui nommerait les promotions concernées.
Concrètement : si tu fais ta rentrée en terminale dans quelques jours, tu formuleras tes vœux sur la session Parcoursup 2027 et tu seras la première promotion à entrer dans la nouvelle licence.
Et si tu démarres un PASS ou une LAS en septembre 2026 ? Le dossier de presse ne contient aucune disposition transitoire. La logique du système — deux chances réparties sur le cycle de licence — plaide pour que ta cohorte aille au bout de son parcours sous les règles actuelles, mais aucun texte officiel ne l'écrit noir sur blanc à ce jour. Si tu es dans ce cas, pose la question à la scolarité de ton UFR dès la rentrée : c'est la seule réponse qui vaudra pour ton université.
PASS et LAS : le système encore en vigueur
Il reste la règle du jeu pour toute la rentrée 2026, et le comprendre permet de saisir ce que la réforme corrige.
Deux portes d'entrée, créées par la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé, appliquées depuis la rentrée 2020 :
- le PASS, parcours d'accès spécifique santé — une année à dominante santé (30 crédits ECTS d'enseignements santé), complétée par au moins 10 ECTS dans une discipline hors santé, de l'anglais et des modules de découverte des métiers ;
- la LAS, licence avec accès santé — une licence classique (droit, biologie, STAPS, psychologie…) dans laquelle tu suis en plus une option santé.
Les cinq filières visées sont regroupées sous le sigle MMOPK : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie. Elles mènent à des métiers dont le quotidien n'a rien de comparable — les fiches médecin spécialiste (nouvel onglet), sage-femme (nouvel onglet), chirurgien-dentiste (nouvel onglet), pharmacien d'officine (nouvel onglet) et masseur-kinésithérapeute (nouvel onglet) le montrent mieux qu'un paragraphe.
Deux règles structurent le reste, et ce sont elles qui piègent le plus de candidats.
La règle des deux chances. Tu disposes de deux candidatures aux études de santé sur l'ensemble de ton premier cycle. Entre les deux, tu dois avoir progressé dans ton parcours : redéposer un dossier identique n'est pas une seconde chance.
Le PASS ne se redouble pas. Si tu ne valides pas ton année de PASS, tu ne peux ni candidater aux études de santé, ni recommencer cette année-là. La LAS, elle, se redouble en L1 — mais sans l'option santé. C'est la différence la plus lourde de conséquences entre les deux voies, et elle est rarement expliquée avant l'inscription. Nos conseils pour réussir une première année de licence (nouvel onglet) valent doublement ici.
La loi de 2019 a par ailleurs supprimé le numerus clausus, ce quota national fixé par arrêté, au profit du numerus apertus : les capacités d'accueil sont définies par chaque université, en accord avec son agence régionale de santé, à partir d'objectifs nationaux pluriannuels. Le nombre de places n'est plus décidé à Paris pour tout le pays ; il se négocie territoire par territoire.
Combien de places, réellement
C'est le chiffre que tout le monde cherche, et celui sur lequel circulent le plus d'approximations.
Pour l'année universitaire 2024-2025, les capacités d'accueil en deuxième année s'élevaient à 17 701 places sur les quatre filières MMOP, contre 17 104 un an plus tôt (réponse du ministère de l'Enseignement supérieur à la question écrite n° 5924, publiée au Journal officiel le 4 novembre 2025).
| Filière | Capacités d'accueil 2024-2025 |
|---|---|
| Médecine | 11 245 |
| Pharmacie | 3 729 |
| Odontologie | 1 569 |
| Maïeutique | 1 158 |
| Total MMOP | 17 701 |
Deux précautions de lecture, parce que les deux indicateurs sont systématiquement confondus. Une capacité d'accueil est un plafond de places ouvertes ; le nombre d'admis effectifs est autre chose. En 2024, 10 938 étudiants ont réellement été admis en médecine (dossier de presse gouvernemental du 25 avril 2025 sur la lutte contre les déserts médicaux). Et ce tableau ne comptabilise pas la kinésithérapie, dont les places relèvent d'un circuit distinct.
La tendance, elle, est nette : le même dossier rappelle que le nombre d'étudiants admis en première année d'études médicales est passé d'environ 8 000 à 11 000 depuis 2017, avec un objectif de 20 % d'étudiants en santé supplémentaires d'ici 2030. Le secteur figure d'ailleurs parmi ceux où la pénurie de professionnels est la plus durable, comme le montre notre panorama des métiers qui recrutent en 2026 (nouvel onglet).
Un dernier texte pèse sur ces volumes : la loi n° 2025-580 du 27 juin 2025, dite loi Neuder. Attention à ce qu'on lui fait dire. Elle ne supprime pas le numerus apertus — elle le rénove, en permettant aux agences régionales de santé et aux conseils territoriaux de santé de demander à une université d'augmenter ses capacités d'accueil au regard des besoins du territoire.
À quoi ressemblera la licence orientée santé
Trois blocs, 60 crédits ECTS sur l'année.
- Le bloc Santé (24 à 30 ECTS) rassemble les connaissances scientifiques fondamentales communes aux cinq filières, sur un programme que le ministère décrit comme « allégé, recentré sur l'essentiel ».
- Le bloc Disciplinaire (24 à 30 ECTS) correspond aux enseignements d'une mention de licence contributive, choisie par l'étudiant : biologie, droit, sciences humaines, soins infirmiers…
- Le bloc Transversal (6 à 12 ECTS) porte sur les compétences psychosociales, la communication, l'éthique et les sciences humaines et sociales.
L'équilibre entre les deux premiers blocs est le cœur de la réforme. En PASS aujourd'hui, la santé écrase tout : 30 ECTS contre 10 au minimum pour la discipline secondaire. Demain, les deux poids seront comparables — et surtout, il faudra valider les deux blocs, chacun avec au moins 10/20, pour pouvoir candidater. Un étudiant brillant en santé mais qui lâche sa discipline ne passera pas.
La kinésithérapie, longtemps traitée à part, est « désormais pleinement intégrée » aux filières accessibles par cette voie.
Deux chances et un redoublement : le changement le plus concret
C'est la disposition qui modifiera le plus de trajectoires, et elle est passée relativement inaperçue.
Le principe des deux candidatures est conservé : une en fin de première année, une en fin de deuxième année de licence. Mais le redoublement devient autorisé une fois — rupture nette avec le PASS actuel, où un échec en fin d'année ferme définitivement la porte.
La sélection s'appuiera sur un classement établi à partir de l'ensemble du parcours académique, et non sur la seule note d'un concours de fin d'année. Les universités sont par ailleurs « encouragées » à organiser des épreuves orales, selon des modalités qui leur resteront propres.
Deux ouvertures complètent le dispositif :
- une passerelle élargie pour les titulaires d'une licence complète, pensée pour favoriser les vocations tardives — les modalités précises ne sont pas encore fixées ;
- un renforcement des passerelles pour les professionnels paramédicaux ayant validé trois ans de cursus.
La pharmacie fait l'objet d'un traitement particulier : une expérimentation doit permettre de réserver des places, « dans un cadre optionnel, limité et expérimental », aux étudiants s'orientant exclusivement vers cette filière.
Sur Parcoursup, un vœu au lieu de deux familles de vœux
Aujourd'hui, PASS et LAS sont deux types de vœux distincts, auxquels s'ajoute une troisième voie (licence de biologie, STAPS ou sciences-technologies-santé) pour la kinésithérapie. Toutes les LAS ne donnent pas accès aux cinq filières : il faut vérifier, formation par formation, lesquelles sont ouvertes.
C'est précisément cette architecture qui disparaît. La cible annoncée : un vœu principal unique, assorti d'un sous-vœu disciplinaire correspondant à la mention de licence choisie. Une entrée, un choix de discipline derrière.
Le calendrier Parcoursup 2027 n'est pas publié à la fin août 2026. Pour situer l'ordre de grandeur, la session 2026 ouvrait ses inscriptions le 19 janvier, fermait la formulation des vœux le 12 mars et démarrait la phase d'admission le 2 juin. La phase complémentaire 2026 court, elle, jusqu'au 10 septembre.
Ce qui n'est pas encore tranché
Point d'honnêteté, parce qu'il conditionne la lecture de tout ce qui précède : à la fin août 2026, aucun texte n'est publié au Journal officiel.
Les projets de décret et d'arrêté ont été examinés en séance plénière du CNESER le 7 juillet 2026. Le cadre juridique en vigueur reste, à ce jour, le décret n° 2019-1125 et l'arrêté du 4 novembre 2019.
En parallèle, une proposition de loi relative aux formations en santé, adoptée en première lecture par le Sénat le 20 octobre 2025, poursuit son chemin à l'Assemblée nationale. Elle fixe l'entrée en vigueur de la voie unique au plus tard au 1ᵉʳ septembre 2027 et prévoit, à l'horizon 2030, une première année d'accès aux études de santé dans chaque département.
Restent donc inconnus : les volumes horaires, le contenu détaillé des blocs, les modalités exactes des oraux et les quotas de passerelles. Méfie-toi de tout site qui te les annonce aujourd'hui avec précision.
Ce que tu peux faire dès maintenant
Si tu entres en terminale et que la santé t'attire, trois décisions se prennent cette année, indépendamment de la réforme.
Choisis ta discipline secondaire pour de vrai. C'est le changement de mentalité le plus utile. Dans la nouvelle licence, le bloc disciplinaire pèse presque autant que le bloc santé, et il faudra le valider. Le réflexe « je prends la LAS la moins exigeante pour maximiser mes chances en médecine » devient contre-productif. Vise une discipline que tu es capable de porter à 10/20 minimum pendant deux ans — et, idéalement, dans laquelle tu te verrais continuer.
Regarde aussi à côté des cinq filières. Le diplôme d'État d'infirmier (nouvel onglet) s'obtient en trois ans, hors MMOPK, et ouvre ensuite des spécialisations et la pratique avancée. Beaucoup d'étudiants le découvrent après un échec en PASS, alors qu'il correspondait mieux à leur projet dès le départ. Le diplôme d'État d'infirmier (nouvel onglet) et celui de sage-femme (nouvel onglet) détaillent les contenus réels de ces cursus.
Prépare un plan B qui ne soit pas une année perdue. Une première année de santé qui ne se valide pas ne condamne rien, à condition d'avoir anticipé. Les formations hors Parcoursup (nouvel onglet) et la rentrée décalée en janvier (nouvel onglet) sont deux portes de sortie que trop d'étudiants découvrent en mai, quand les places sont prises.
Si le doute porte moins sur la voie d'accès que sur l'envie elle-même, commence par là : les tests d'orientation gratuits de Projet Ariane (nouvel onglet) croisent ton profil avec des métiers concrets, sans compte payant ni publicité.
Ce qu'il faut retenir
Le PASS et la LAS vivent leurs dernières promotions. À la rentrée 2027, une licence orientée santé unique, en trois blocs, prend le relais — avec un redoublement autorisé et une discipline secondaire qui compte enfin vraiment. Si tu entres en terminale en septembre 2026, c'est ton système : construis ton dossier en conséquence dès cette année. Si tu démarres un PASS ou une LAS cette rentrée, rien ne bouge pour toi, mais interroge ta scolarité sur les modalités de transition. Et dans les deux cas, le décret n'étant pas paru, garde un œil sur les publications officielles d'ici à l'ouverture de Parcoursup 2027.
Sources officielles citées
- Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace — dossier de presse « La réforme de la première année : vers une simplification de l'accès aux études de santé », annonce du 17 avril 2026, publication du 20 avril 2026 : concertation lancée le 20 octobre 2025, entrée en vigueur à la rentrée universitaire 2027, trois blocs (Santé 24-30 ECTS, Disciplinaire 24-30 ECTS, Transversal 6-12 ECTS), validation des deux blocs à 10/20, deux candidatures, redoublement autorisé une fois, oraux encouragés, passerelles élargies, expérimentation pharmacie, cible Parcoursup. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/la-reforme-de-la-premiere-annee-vers-une-simplification-de-l-acces-aux-etudes-de-sante-101337 (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- CNESER — ordre du jour de la séance plénière du 7 juillet 2026 : examen des projets de décret et d'arrêté relatifs à l'accès aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/les-seances-du-cneser-2026-103133 (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- Sénat — proposition de loi relative aux formations en santé (rapporteurs Khalifé Khalifé et Véronique Guillotin), adoptée en première lecture le 20 octobre 2025, en navette à l'Assemblée nationale : voie d'accès unique au plus tard le 1ᵉʳ septembre 2027, première année d'accès dans chaque département à la rentrée 2030. https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/textes-legislatifs/la-loi-en-clair/proposition-de-loi-formations-en-sante.html (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- LOI n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé, article 1er : suppression du numerus clausus, applicable dès la rentrée 2020. Textes d'application : décret n° 2019-1125 et arrêté du 4 novembre 2019. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038821260 (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- Parcoursup — « Comment accéder aux études de santé ? », page mise à jour le 17 décembre 2025 : composition du PASS (30 ECTS santé, au moins 10 ECTS hors santé), règle des deux candidatures, interdiction de redoubler le PASS, redoublement possible de la L1 en LAS sans accès santé, capacités d'accueil définies par les universités en accord avec les ARS. https://www.parcoursup.gouv.fr/trouver-une-formation/zoom-sur-des-formations-en-sante-pass-las-et-ifsi/comment-acceder-aux-etudes-1317 (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- Assemblée nationale — réponse du ministère de l'Enseignement supérieur à la question écrite n° 5924, publiée au Journal officiel le 4 novembre 2025 : capacités d'accueil MMOP 2024-2025 (17 701 places, dont médecine 11 245, pharmacie 3 729, odontologie 1 569, maïeutique 1 158), contre 17 104 en 2023-2024. https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-5924QE.htm (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- Gouvernement — dossier de presse « Pacte de lutte contre les déserts médicaux », 25 avril 2025 : 10 938 étudiants admis en médecine en 2024, passage d'environ 8 000 à 11 000 admis depuis 2017, objectif de 20 % d'étudiants en santé supplémentaires d'ici 2030. https://www.info.gouv.fr/ (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- LOI n° 2025-580 du 27 juin 2025 visant à améliorer l'accès aux soins par la territorialisation et la formation (dite loi Neuder), JORF du 28 juin 2025, article 1er : rénovation du numerus apertus, possibilité pour les ARS et les conseils territoriaux de santé de demander une augmentation des capacités d'accueil. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051806013 (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- Note Flash SIES n° 29, novembre 2025 — réussite en première année de licence : taux de passage des néo-bacheliers en deuxième année de licence ou en formation de santé de 49,1 % (dont 1,5 % en santé) ; 19,0 % des bacheliers 2020 inscrits en LAS accèdent aux filières MMOPK au cours de leur licence. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/notes-flash-SIES (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
- Parcoursup — calendrier de la session 2026 : inscription et formulation des vœux du 19 janvier au 12 mars 2026, phase d'admission à partir du 2 juin, phase complémentaire jusqu'au 10 septembre 2026. Le calendrier 2027 n'était pas publié à la fin août 2026. https://www.parcoursup.gouv.fr/calendrier (nouvel onglet) — consulté en août 2026.






