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Étudiante de dos prenant des notes dans un amphithéâtre, illustration crème et indigo

Réussir sa première année de licence en 2026 : les chiffres, les dispositifs d'aide et la méthode

Par Sophie Martin11 min de lecture

Sur cent néo-bacheliers qui entrent en première année de licence, quarante-neuf passent en deuxième année l'année suivante. Les autres redoublent, se réorientent ou quittent l'enseignement supérieur. Ce chiffre n'est pas là pour décourager : il dit qu'en L1, la méthode compte autant que le niveau, et que plusieurs leviers existent — encore faut-il savoir qu'ils existent avant février. Pour situer ta filière avant d'aller plus loin, tu peux explorer les formations avec leurs taux d'accès et débouchés (nouvel onglet). Voici ce que disent les données du ministère, ce que l'université te doit, et ce qui se joue concrètement entre septembre et novembre.

Ce que disent vraiment les chiffres de la L1

À la session 2024, 49,1 % des néo-bacheliers inscrits en licence sont passés en deuxième année — dont 1,5 % vers une formation de santé. Le taux progresse de 1,3 point sur un an, après une remontée déjà enregistrée l'année précédente. Le reste de la cohorte se répartit ainsi :

  • 25,4 % redoublent leur première année ;
  • 10,8 % se réorientent vers une autre formation que la licence ;
  • 14,7 % ne se réinscrivent pas dans l'enseignement supérieur.

Le diplôme, lui, se mesure plus tard. Parmi les bacheliers 2020 entrés en L1 à la rentrée suivante, 30,1 % ont obtenu leur licence en trois ans et 10,2 % après une année supplémentaire, soit 40,3 % en trois ou quatre ans.

Ce 40,3 % est en recul de 5,4 points par rapport à la cohorte précédente, et deux précautions s'imposent avant d'en tirer une conclusion. D'abord, les bacheliers 2020 ont passé leur baccalauréat en contrôle continu, dans les conditions exceptionnelles du printemps 2020 : la cohorte n'est pas comparable aux autres. Ensuite, les licences accès santé (L.AS), créées la même année, tirent mécaniquement le taux vers le bas — 19 % de leurs inscrits rejoignent médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie en cours de parcours et ne valident donc jamais leur licence. C'est une réussite comptabilisée comme un échec. Hors L.AS, le taux remonte à 41,1 %.

Retiens surtout la structure du chiffre : l'essentiel des sorties de route se produit entre la L1 et la L2, pas plus tard. C'est cette première année qui décide.

Ton bac pèse lourd dans la balance, mais il ne décide pas tout

Deux variables prédisent une grande partie du résultat, et elles sont connues avant même ton premier cours.

La série du baccalauréat, d'abord. Les titulaires d'un bac général obtiennent leur licence en trois ou quatre ans dans 46,1 % des cas. Le taux tombe à 14,0 % pour les bacheliers technologiques — 10,3 % pour les seuls bacheliers STMG — et à 6,5 % pour les bacheliers professionnels.

La mention, ensuite, dont l'effet est encore plus net.

Diagramme en barres comparant la réussite en licence en 3 ou 4 ans selon la mention obtenue au baccalauréat
Diagramme en barres comparant la réussite en licence en 3 ou 4 ans selon la mention obtenue au baccalauréat

Lecture : 8,8 % des étudiants ayant obtenu leur bac au rattrapage décrochent leur licence en trois ou quatre ans, contre 69,7 % des mentions « Très bien ». Les écarts reflètent des différences de niveau scolaire, mais aussi d'habitudes de travail et de conditions d'études.

Deux autres écarts méritent d'être nommés, parce qu'ils sont rarement dits : les femmes réussissent en trois ou quatre ans dans 44,5 % des cas contre 33,7 % pour les hommes, et les étudiants d'origine sociale très favorisée dans 48,8 % des cas contre 32,0 % pour ceux d'origine défavorisée. Un chiffre agrégé ne prédit jamais un parcours individuel, mais il indique où l'accompagnement manque.

Que faire de tout ça, concrètement ?

Si tu sors d'un bac technologique ou professionnel et que tu es admis en licence générale, ces chiffres ne t'interdisent rien — ils te disent que tu prends le chemin statistiquement le plus difficile, et donc que les dispositifs d'accompagnement décrits plus bas ne sont pas optionnels pour toi. Le BTS et le BUT ont été conçus pour ces profils, avec un encadrement plus proche du lycée : notre comparatif BTS, BUT ou licence : que choisir après le bac (nouvel onglet) détaille ce que chaque voie ouvre ensuite, poursuite d'études comprise.

Si tu as eu ton bac sans mention, la donnée à retenir est celle du travail personnel non encadré, pas celle du talent. C'est précisément ce que la section méthode traite plus bas.

La discipline que tu choisis change aussi les probabilités

Les écarts entre filières sont réels, mais ils se lisent avec précaution.

Discipline d'inscription en L1Réussite en 3 ou 4 ans
Psychologie45,0 %
Droit, sciences politiques43,3 %
Sciences économiques43,2 %
STAPS41,9 %
Arts, lettres, langues et SHS40,4 %
Sciences et santé36,6 %
Administration économique et sociale (AES)34,3 %
Langues34,2 %
Ensemble40,3 %

Source : MESR-SIES, Note Flash n° 29 de novembre 2025, bacheliers 2020 inscrits en L1 à la rentrée 2020.

Ne lis pas ce tableau comme un classement de difficulté. Les écarts tiennent en grande partie au profil des étudiants inscrits dans chaque filière. En droit, 87,7 % des inscrits sont bacheliers généraux et 36,7 % ont une mention « Bien » ou « Très bien ». En AES, ces parts tombent à 71,1 % et 15,9 % ; en langues, à 77,1 % et 25,3 %. Autrement dit : les filières les mieux classées accueillent aussi les profils scolaires les plus favorables au départ.

La conséquence pratique est simple. Une licence de psychologie (nouvel onglet) et une licence de langues étrangères appliquées (nouvel onglet) n'ont pas le même taux de réussite affiché, mais le facteur décisif reste ton adéquation avec le contenu, pas la moyenne de la filière. Vérifie le programme réel du semestre 1 avant de conclure quoi que ce soit, et croise-le avec les débouchés et salaires métier par métier (nouvel onglet).

Les dispositifs que l'université te doit

C'est le point aveugle de la plupart des étudiants de L1 : l'université a des obligations d'accompagnement, et elles ne se déclenchent presque jamais toutes seules.

1. Le parcours « oui si »

Si Parcoursup t'a répondu « oui si », tu as accepté un parcours de formation personnalisé prévu par la loi du 8 mars 2018 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants. Selon les universités, il prend la forme de modules de remédiation disciplinaire, d'enseignements de méthodologie, d'un tutorat renforcé, ou d'un cursus étalé sur une année supplémentaire.

Deux malentendus à lever. Ce n'est ni une sanction, ni un sous-diplôme : le diplôme délivré à l'arrivée est exactement le même. Et l'engagement fonctionne dans les deux sens — les heures d'accompagnement sont dues, mais ta présence l'est aussi.

2. Le contrat pédagogique pour la réussite étudiante

L'arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence prévoit un contrat pédagogique qui prend en compte ton profil, ton projet personnel et professionnel, et tes contraintes particulières — emploi salarié, situation de handicap, statut de sportif, éloignement géographique. Il définit les aménagements applicables et peut être adapté en cours d'année, avec ton accord.

Une nuance qu'il faut connaître pour ne pas se tromper d'attente : le texte précise que ce contrat constitue un engagement pédagogique dépourvu de portée juridique. Il ne crée donc pas de droit opposable. Il fixe un cadre de discussion écrit, ce qui est déjà beaucoup — mais personne ne le remplira à ta place.

3. Le directeur des études

Le même arrêté impose aux établissements de désigner des directeurs des études, référents des étudiants et interface avec les composantes, les équipes pédagogiques et les services administratifs. C'est l'interlocuteur à identifier pendant la semaine de pré-rentrée, pas au moment où les notes tombent.

Repère trois informations dès la première semaine : le nom de ton directeur des études, la procédure de demande d'aménagement dans ton université, et l'existence d'un tutorat étudiant dans ta composante.

Réussir sa première année de licence : la méthode des huit premières semaines

L'essentiel se joue avant les premiers résultats. Cinq points concrets, dans l'ordre où ils se présentent.

1. L'inscription pédagogique n'est pas l'inscription administrative

Ce sont deux démarches distinctes, et confondre les deux est une cause classique de début d'année raté. L'inscription administrative te donne ta carte d'étudiant ; l'inscription pédagogique t'inscrit dans tes groupes de TD, tes options et tes unités d'enseignement, avec ses propres dates, souvent très courtes. Un étudiant administrativement inscrit mais pédagogiquement absent n'a ni emploi du temps ni note. Le détail des étapes et des délais est dans notre guide de l'inscription administrative dans le supérieur (nouvel onglet).

2. Lis les MCC en septembre, pas en janvier

Les modalités de contrôle des connaissances sont votées chaque année par ton université et publiées en début d'année. Elles disent ce que personne ne t'expliquera oralement : comment se répartissent contrôle continu et examen terminal, si les notes se compensent entre matières et entre semestres, combien d'absences en TD sont tolérées, et comment fonctionne la session de rattrapage. C'est le document le plus utile de ton année, et le moins lu.

3. Traite les TD comme l'essentiel

En amphi, personne ne remarque ton absence. En TD, si — et c'est là que se joue une grande partie de ta note. Dans la plupart des licences, l'assiduité en travaux dirigés est contrôlée et un nombre d'absences fixé par le règlement des études peut entraîner la défaillance à l'épreuve. Ce plafond est propre à ton établissement : il n'existe pas de règle nationale.

4. Le travail personnel n'est pas du temps libre

Le nombre d'heures passées en présence d'un enseignant baisse nettement par rapport à la terminale. Cette différence n'est pas du temps rendu : c'est du travail que personne ne planifie à ta place. Reprendre ses notes le soir même, préparer les TD avant la séance et lire ce qui est indiqué en bibliographie ne sont pas des conseils décoratifs — c'est la charge de travail réelle du diplôme, simplement non fléchée dans l'emploi du temps.

5. Le premier partiel de novembre est un capteur, pas un verdict

Une mauvaise note en novembre indique un problème de méthode, de rythme ou de choix de filière. Elle ne préjuge pas du semestre, surtout si les règles de compensation jouent. La vraie erreur consiste à attendre les résultats de janvier pour aller en parler à quelqu'un : à ce moment-là, le semestre est joué et les possibilités de réorientation se sont refermées.

Si ça ne prend pas : bifurquer à temps plutôt que subir

Plus d'un quart des néo-bacheliers quittent la licence au bout d'un an — 10,8 % vers une autre formation, 14,7 % hors de l'enseignement supérieur. La différence entre les deux se joue souvent sur une seule chose : avoir bougé en décembre plutôt qu'en juin.

Quatre portes restent ouvertes en cours d'année.

  • La réorientation au second semestre. Beaucoup d'universités ouvrent des dispositifs de réorientation interne à la fin du semestre 1. La question se pose au secrétariat pédagogique dès novembre, pas après les résultats.
  • La rentrée décalée en janvier. Des dizaines d'établissements ouvrent un second cycle en milieu d'année : notre guide de la rentrée décalée (nouvel onglet) détaille lesquels et à quelles conditions.
  • Les formations hors plateforme. Toutes les formations du supérieur ne passent pas par Parcoursup, et certaines recrutent toute l'année — voir formations hors Parcoursup (nouvel onglet).
  • Une nouvelle candidature Parcoursup l'an prochain. Être déjà inscrit dans le supérieur ne t'empêche pas de redéposer des vœux. Une année de L1 même non validée compte comme expérience dans un dossier, à condition de savoir l'expliquer.

Et si tu as besoin d'une année pour clarifier ton projet plutôt que d'enchaîner, deux formules structurées existent : le service civique (nouvel onglet), indemnisé, et l'année de césure (nouvel onglet), à condition qu'elle serve un projet précis.

Ce qui se joue en dehors des cours

Le décrochage en L1 n'est pas seulement une affaire pédagogique. Un logement instable, un job étudiant trop lourd ou un dossier de bourse déposé en retard pèsent sur les résultats autant qu'une méthode de travail défaillante.

Trois vérifications valent d'être faites en septembre : ton budget de l'année, ton dossier de bourse et ta couverture santé. On a chiffré le premier dans notre guide du budget étudiant 2026-2027 (nouvel onglet), détaillé le deuxième dans celui de la bourse CROUS (nouvel onglet), et le troisième dans notre article sur la santé étudiante (nouvel onglet). Le panorama complet des dispositifs est sur la page des aides financières auxquelles tu as droit (nouvel onglet).

Ce qu'il faut retenir

La première année de licence est le point de bascule du parcours : c'est là que se concentrent les redoublements, les réorientations et les abandons. Les chiffres du ministère montrent que le profil scolaire d'entrée pèse lourd — 46,1 % de réussite pour un bachelier général contre 14,0 % pour un bachelier technologique — mais ils décrivent des cohortes, pas des personnes.

Trois gestes changent réellement la donne, et tous se font avant novembre : identifier son directeur des études et activer les dispositifs d'accompagnement dès la pré-rentrée, lire les modalités de contrôle des connaissances au lieu de les découvrir en janvier, et traiter le premier partiel comme un signal à exploiter plutôt qu'un jugement à encaisser. Si le doute porte sur la filière elle-même et non sur la méthode, les tests d'orientation gratuits de Projet Ariane (nouvel onglet) permettent de reprendre le problème par le bon bout : ce qui te correspond, avant ce qui te reste à valider.


Sources officielles citées

  • MESR-SIES — Note Flash n° 29, novembre 2025, « Parcours et réussite en licence : les résultats de la session 2024 » : taux de passage en 2ᵉ année de 49,1 % à la session 2024 (+1,3 point), redoublement en L1 de 25,4 %, réorientation hors licence de 10,8 %, non-réinscription dans le supérieur de 14,7 % ; réussite des bacheliers 2020 en 3 ans (30,1 %) et en 3 ou 4 ans (40,3 %, 41,1 % hors L.AS, −5,4 points sur un an) ; 19,0 % des inscrits en L.AS accèdent aux filières MMOPK ; taux par série de bac (général 46,1 %, technologique 14,0 %, STMG 10,3 %, professionnel 6,5 %), par mention (Très bien 69,7 %, Bien 60,5 %, Assez bien 42,8 %, sans mention 21,6 % et 8,8 % après rattrapage), par sexe (44,5 % / 33,7 %), par origine sociale (48,8 % / 32,0 %) et par discipline. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-11/nf-sies-2025-29-38293.pdf (nouvel onglet) — consultée en août 2026.
  • Loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants : dispositifs d'accompagnement pédagogique et parcours de formation personnalisés conditionnant l'admission en licence (réponse « oui si » sur Parcoursup). https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000036683777 (nouvel onglet) — consultée en août 2026.
  • Arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence : contrat pédagogique pour la réussite étudiante (prise en compte du profil, du projet et des contraintes particulières ; engagement pédagogique dépourvu de portée juridique), direction des études et désignation de directeurs des études référents. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000037291166 (nouvel onglet) — consulté en août 2026.
  • MESR-SIES — Note Flash n° 30, novembre 2024, « Parcours et réussite en licence : les résultats de la session 2023 » : série de référence antérieure, utilisée pour situer l'évolution des taux. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2024-11/nf-sies-2024-30-35338.pdf (nouvel onglet) — consultée en août 2026.

Sophie Martin, conseillère en orientation. Contenu assisté par l'IA.

Questions fréquentes

On répond à vos questions.

Quel est le taux de réussite en première année de licence ?+

La statistique officielle ne mesure pas la « réussite en L1 » mais le passage en deuxième année : il s'établit à 49,1 % à la session 2024, dont 1,5 % vers une formation de santé (MESR-SIES). Sur la même cohorte, 25,4 % des néo-bacheliers redoublent leur L1, 10,8 % se réorientent hors licence et 14,7 % ne se réinscrivent pas dans l'enseignement supérieur.

Combien d'étudiants obtiennent leur licence en trois ans ?+

Parmi les bacheliers 2020 entrés en L1 à la rentrée suivante, 30,1 % ont obtenu leur licence en trois ans et 10,2 % après une année supplémentaire, soit 40,3 % en trois ou quatre ans. Ce taux est tiré vers le bas par les licences accès santé (L.AS), dont 19 % des inscrits rejoignent les filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie sans valider la licence : hors L.AS, il remonte à 41,1 %.

Peut-on réussir une licence avec un bac technologique ou professionnel ?+

Oui, mais c'est statistiquement le chemin le plus difficile : 14,0 % des bacheliers technologiques et 6,5 % des bacheliers professionnels obtiennent leur licence en trois ou quatre ans, contre 46,1 % des bacheliers généraux. Ces chiffres décrivent des cohortes, pas des personnes. Deux conclusions pratiques : activer dès la rentrée les dispositifs d'accompagnement (parcours « oui si », tutorat, directeur des études), et regarder sérieusement le BTS et le BUT, conçus pour ces profils avec un encadrement plus proche du lycée.

Qu'est-ce que le parcours « oui si » en licence ?+

C'est un parcours de formation personnalisé prévu par la loi du 8 mars 2018 sur l'orientation et la réussite des étudiants. Quand Parcoursup répond « oui si », l'admission est conditionnée à l'acceptation d'un accompagnement : modules de remédiation, méthodologie, tutorat renforcé, ou cursus étalé sur une année supplémentaire selon les universités. Ce n'est ni une sanction ni un sous-diplôme — le diplôme délivré est exactement le même.

Qu'est-ce que le contrat pédagogique pour la réussite étudiante ?+

Prévu par l'arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence, il prend en compte ton profil, ton projet personnel et professionnel et tes contraintes particulières (emploi salarié, handicap, sport de haut niveau), et définit les aménagements applicables. Attention à une nuance : le texte précise qu'il constitue un engagement pédagogique dépourvu de portée juridique. Il n'ouvre pas de droit opposable, mais il pose un cadre écrit — encore faut-il le demander.

Quelles licences ont les meilleurs taux de réussite ?+

Sur la cohorte des bacheliers 2020, la réussite en trois ou quatre ans va de 45,0 % en psychologie à 34,2 % en langues, en passant par 43,3 % en droit et sciences politiques, 41,9 % en STAPS et 36,6 % en sciences et santé. Ce n'est pas un classement de difficulté : les écarts s'expliquent largement par le profil des inscrits. En droit, 87,7 % des étudiants sont bacheliers généraux contre 71,1 % en AES.

Je me suis trompé de licence, que faire en cours d'année ?+

N'attends pas les résultats de janvier. Trois portes s'ouvrent dès novembre : la réorientation interne au second semestre, proposée par beaucoup d'universités et à demander au secrétariat pédagogique ; la rentrée décalée en janvier, qui permet de reprendre un cursus sans perdre l'année ; et les formations hors Parcoursup, dont certaines recrutent toute l'année. Tu peux aussi redéposer des vœux sur Parcoursup l'année suivante, même en étant déjà inscrit dans le supérieur.

Le redoublement en première année de licence est-il fréquent ?+

Oui : 25,4 % des néo-bacheliers redoublent leur L1, une proportion stable d'une session à l'autre. Autrement dit, un étudiant sur quatre refait sa première année. Cela ne ferme pas le diplôme — 10,2 % des bacheliers 2020 ont obtenu leur licence en quatre ans plutôt qu'en trois — mais cela rallonge le parcours et pèse sur le budget de l'année supplémentaire.

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23 août 2026Mis à jour le 23 août 2026

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Mise à jour le 23 août 2026 — Source : Projet Ariane