Ingénieur/e en Électronique Numérique

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Pass transport sans contact, téléphones portables, drones, guidages de missiles... l'ingénieur en électronique numérique conçoit toute une gamme de produits pour le grand public ou les professionnels. Un métier où innovation et efficacité se cultivent au quotidien.

Qu'est-ce que le métier de ingénieur/e en électronique numérique ?

En tant qu'ingénieur/e en électronique numérique, tu conçois les systèmes électroniques qui font fonctionner les objets connectés, les appareils médicaux, les véhicules autonomes ou les équipements industriels. Tu travailles sur la partie "cerveau électronique" des produits : tu définis l'architecture des circuits, tu codes les firmware, tu dimensionnes les composants et tu optimises la consommation d'énergie. Ce métier exige une solide compréhension de la physique, de l'informatique embarquée et des standards de production.

L'ingénieur/e en électronique numérique intervient généralement en phase de conception — de l'idée initiale au prototype validé — mais aussi en amélioration continue des produits en fabrication. Tu dois jongler entre contraintes techniques (fréquence de fonctionnement, dissipation thermique, compatibilité électromagnétique), contraintes économiques (coût unitaire visé) et délais de mise sur le marché. Le BMO recense 1 544 projets de recrutement par an dans ce domaine, ce qui indique une demande soutenue en France.

Le secteur recrute dans l'automobile, l'aéronautique, l'électronique grand public, la santé et la défense. Les entreprises varient : grands groupes comme Thales, Safran ou Bosch, PME spécialisées en équipements de télécommunications, ou startups de l'IoT. Selon France Travail, un ingénieur/e débutant gagne 3 907 € net/mois, tandis que le salaire médian atteint 5 062 € net/mois. Avec l'expérience, tu peux progresser jusqu'à 5 846 € net/mois, voire au-delà si tu accèdes à des fonctions de responsable technique ou projet.

À quoi ressemble une journée de ingénieur/e en électronique numérique ?

Ta journée débute à 8h30 au bureau, généralement en région industrielle (Grenoble, Toulouse, Lyon, Île-de-France). Tu consultes d'abord les résultats de simulation obtenus hier soir avec LTSPICE ou Cadence Virtuoso : tu vérifies que le circuit analogique/numérique que tu as conçu répond aux spécifications. À 9h30, réunion de projet avec le lead développeur, l'équipe mécanique et l'acheteur : on discute d'un composant microcontrôleur qui a grimpé en prix, il faut trouver une alternative compatible. Entre 10h30 et 12h, tu affines ton schéma électronique sur KiCAD et tu prépares une liste de composants pour le prototype. Tu échanges par mail avec le service de fabrication pour valider les tolérances de soudure. À 13h30, après le déjeuner, c'est l'étape du debugging : tu reçois les premiers prototypes de la semaine précédente, tu les testes sur le banc (oscilloscope, multimètre, analyseur logique), tu identifies un problème d'interférence électromagnétique. Tu lances un nouvel algorithme de filtrage en Python sur le microcontrôleur. Vers 16h, tu documentes tes résultats dans Confluence pour l'équipe et tu envoies un rapport au responsable technique. Avant 17h30, tu planifies les tests de demain.

Quelles compétences pour devenir ingénieur/e en électronique numérique ?

Pour réussir en tant qu'ingénieur/e en électronique numérique, tu dois maîtriser les outils de la discipline, mais aussi savoir communiquer et adapter ton approche selon les enjeux du projet. Ce métier mélange théorie scientifique rigoureuse et pragmatisme industriel : il faut connaître tes équations de physique, mais aussi accepter des compromis entre performance et coût.

Compétences techniques

  • Conception de circuits électroniques (analogique, numérique, mixte) et schématique avec CAO (KiCAD, Cadence, Altium)
  • Programmation embarquée (C, C++, Python, assembly) et maîtrise des microcontrôleurs/FPGA
  • Simulation et modélisation (LTSPICE, ModelSim, Quartus)
  • Analyse et mesure : oscilloscope, analyseur logique, test et validation de prototypes
  • Connaissance des standards et normes (CEM, normes de sécurité, traçabilité)

Compétences comportementales

  • Rigueur et attention au détail (un bug peut coûter cher en production)
  • Collaboration : tu travailles avec des équipes mécaniques, logicielles, manufacturières
  • Capacité à résoudre des problèmes sous contrainte (temps, budget, performance)
  • Autonomie : conduire un lot de conception du cahier des charges à la validation
  • Curiosité technique : suivre les nouvelles architectures de processeurs et composants

Comment évoluer en tant que ingénieur/e en électronique numérique ?

Après 3-5 ans en tant qu'ingénieur/e en électronique numérique, tu peux devenir ingénieur/e senior ou lead technique, en charge de définir l'architecture complète d'un produit et de valider les choix technologiques de l'équipe. À ce stade, tu gagnes en autonomie décisionnelle et tu coachs des juniors. Certains optent pour une spécialisation pointue : expert en FPGA, en compatibilité électromagnétique ou en systèmes temps réel critique.

Après 8-10 ans, tu peux accéder à des postes de responsable de projet ou ingénieur R&D — tu pilotas non seulement la conception technique, mais aussi le budget, les délais et les ressources. En grandes entreprises, il existe des fonctions d'ingénieur/e architecte ou de responsable d'unité de production, où tu supervises l'implémentation industrielle et l'optimisation des processus de fabrication.

Après 12-15 ans, tu peux viser une direction technique, une fonction de management transversal ou l'entrepreneuriat (créer une startup d'équipements ou de services électroniques spécialisés). Certains passent vers des métiers connexes : consulting technique, ingénierie système, ou direction d'innovation.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e en électronique numérique ?

Tendances

Le secteur de l'électronique numérique subit plusieurs transformations structurelles. La miniaturisation continue pousse les ingénieurs à travailler sur des technologies 5 nm et plus fines, exigeant des savoir-faire accrus sur les phénomènes quantiques et la gestion thermique. Les véhicules électriques et autonomes demandent des compétences en électronique de puissance et en communication sans fil sécurisée.

L'IA embarquée — processeurs spécialisés pour l'inférence en edge computing — redessine les architectures classiques. Les startups IoT françaises créent une demande nouvelles pour des ingénieurs capables d'intégrer du machine learning sur microcontrôleurs à faible consommation.

Le BMO recense 1 544 projets de recrutement annuels dans ce secteur, reflétant une stabilité de la demande même avec les tensions géopolitiques sur les composants. Cependant, la pénurie de semiconducteurs tend à favoriser les candidats qui maîtrisent la conception en technologies "plus anciennes" (10-28 nm) encore largement utilisées en industrie. L'enjeu environnemental crée aussi une demande pour des experts en optimisation énergétique et en électronique durable (réduction du plastique, matériaux recyclables).

Débouchés

Tu peux travailler dans plusieurs contextes : grands groupes industriels (Thales, Safran, Bosch, STMicroelectronics, Renault), PME de sous-traitance électronique, structures publiques de recherche (CEA, CNRS), startup hardware ou services numériques. Le secteur privé représente la majorité des débouchés, avec une part croissante de startups fondées par d'anciens ingénieurs de l'industrie.

Géographiquement, les pôles majeurs en France sont :

  • Grenoble : Électronique, micro-électronique (CEA, Soitec)
  • Toulouse : Aéronautique et défense (Airbus, Thales Alenia Space)
  • Île-de-France : Électronique grand public et équipements (Valeo, Renault, startups)
  • Lyon : Équipements et industries connexes
  • Rhône-Alpes : Microsystèmes et composants

Secteurs de recrutement : automobile, santé (dispositifs médicaux), défense/sécurité, télécommunications, énergies renouvelables, robotique. L'emploi en France est majoritairement salarié, avec quelques opportunités pour les consultants indépendants ou créateurs d'entreprise techno.

Comment devenir ingénieur/e en électronique numérique ?

Pour accéder à ce métier, tu dois d'abord consolidér une formation solide en électronique et informatique embarquée. Si tu es en lycée, privilégie un bac scientifique (général avec spécialités physique-chimie et NSI) ou STI2D, puis une classe prépa scientifique (MP, PC, PSI) ou un BTS/DUT spécialisé en électronique.

Actions concrètes à mener dès maintenant :

  • Constitue un portefeuille de projets : Arduino, Raspberry Pi, modules FPGA — mets-les sur GitHub avec documentation claire
  • Fais un stage en bureaux d'études électronique dès ta 2e ou 3e année d'études supérieures
  • Apprends les logiciels gratuits ou étudiants : KiCAD, LTSPICE, Quartus (Altera), Vivado (Xilinx)
  • Certifications utiles : certifications fabricants (ARM, Intel, Altera) ou normes CEM
  • Rejoins des clubs ou associations : club robotique, hackathons de hardware, meetup électronique locale
  • Suis l'actualité via Edaboard, forums d'électronique français, ou revues spécialisées
  • Prépare l'anglais technique : la majorité des datasheets et documentations sont en anglais
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

H1206 — Ingénieur / Ingénieure R&D en industrie

Définition

Conçoit et finalise de nouveaux produits ou de nouvelles technologies. Fait évoluer ceux déjà existants, dans un objectif de développement commercial et d'innovation en milieu industriel. Définit des moyens, méthodes et techniques de valorisation et de mise en oeuvre des résultats de recherche. Peut superviser et coordonner un projet, une équipe, un service ou un département.

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master Professionnel, diplôme d'ingénieur, ...) dans un secteur technique (mécanique, électronique, ...) ou scientifique (physique, chimie, ...). Il est également accessible à partir d'un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT) dans les mêmes secteurs, complété par une expérience professionnelle. La pratique de l'anglais est exigée.
Salaire net mensuel
Débutant3 907
Moyen5 062
Expérimenté5 846
Tension du marché
Tension modérée

Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie)

Médian : 3 333

Projets de recrutement

Données non disponibles

H2502 — Responsable d'unité de production industrielle

Définition

Organise, optimise et supervise des moyens et des procédés de fabrication, dans un objectif de production de biens ou de produits, selon des impératifs de sécurité, environnement, qualité, coûts, délais, quantité. Peut encadrer une équipe ou un service et en gérer le budget. Peut encadrer d'autres services connexes à la production (maintenance, qualité, ...).

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master professionnel, diplôme d'ingénieur, ...) dans les secteurs techniques (mécanique, électronique, chimie, ....), complété par une expérience professionnelle en production. Il est également accessible à partir d'un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT) complété par une expérience professionnelle dans le secteur. La pratique de l'anglais est requise. La maîtrise de l'outil informatique (progiciels de gestion de données) peut être requise.
Salaire net mensuel
Débutant4 200
Moyen5 760
Expérimenté6 248
Tension du marché
Équilibré

Ingénieurs et cadres de fabrication et de la production

Médian : 3 366

Projets de recrutement
1 544

postes prévus (BMO 2025)

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes