Ingénieur/e Systèmes Embarqués
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SauvegarderL'ingénieur électronique spécialisé en systèmes embarqués conçoit des systèmes complexes pour des objets mobiles et communicants via un réseau internet... à des fins de surveillance, de contrôle, de communication, de santé, de sécurité...
Qu'est-ce que le métier de ingénieur/e systèmes embarqués ?
En tant qu'ingénieur/e systèmes embarqués, tu conçois et développes les "cerveaux" électroniques et logiciels des objets connectés et des systèmes mobiles. Concrètement, tu travailles sur des appareils qui doivent fonctionner de façon autonome : un boîtier GPS dans une voiture, un capteur médical porté sur le poignet, un système de freinage automatisé, ou des équipements industriels communicants. Tu dois intégrer à la fois du matériel (circuits électroniques, capteurs) et du logiciel (programmation embarquée, protocoles de communication) pour que tout fonctionne sans accroc.
L'ingénieur/e systèmes embarqués combine donc l'électronique, l'informatique et une bonne connaissance des contraintes réelles : consommation d'énergie limitée, fiabilité absolue, taille réduite, respect des normes de sécurité. Tu dois analyser les besoins, concevoir une architecture, programmer les microcontrôleurs, tester sur le terrain, puis optimiser jusqu'à la production.
Ce métier recrute : le BMO recense 1 544 projets de recrutement par an, ce qui montre une demande stable dans l'industrie. Le secteur automobile reste dominant, mais tu trouveras aussi des postes dans l'aéronautique, la défense, la médecine, l'énergie renouvelable et l'IoT industriel. Côté salaires, selon France Travail, un ingénieur/e débutant gagne 3 907 € net/mois, le salaire médian s'établit à 5 062 € net/mois, et un ingénieur/e confirmé atteint 5 846 € net/mois.
À quoi ressemble une journée de ingénieur/e systèmes embarqués ?
Tu arrives au bureau vers 8 h 30 chez Renault, Bosch ou une PME spécialisée en électronique. Le matin, tu assistes à une réunion d'équipe : ton chef de projet revient sur les objectifs de la semaine et les blocages techniques. Vous discutez d'un problème de consommation électrique détecté sur la version précédente du produit.
Vers 10 h, tu te branches sur ton poste de travail : un PC avec des outils de conception comme Altium Designer (pour le circuit imprimé) et IAR Embedded Workbench (pour la programmation en C/C++ du microcontrôleur). Tu modifies le code d'une fonction de synchronisation et tu lances une simulation pour vérifier que le timing est correct. En parallèle, tu échanges des fichiers avec le mécanicien qui intègre ton module dans le boîtier.
À 13 h, tu prends une pause. L'après-midi, tu vas au labo tester ton prototype sur une carte d'évaluation (sorte de mini-PCB). Le test révèle un délai d'initialisation trop long : tu debugues à l'aide de l'oscilloscope et d'un analyseur logique pour tracer le flux de données. Vers 16 h, tu documentes tes découvertes dans un rapport que tu partages avec l'équipe mécanique et logicielle. Fin de journée : tu mets à jour le planning partagé et tu notes les actions pour demain.
Quelles compétences pour devenir ingénieur/e systèmes embarqués ?
Ce métier exige une combinaison rare : tu dois maîtriser l'électronique jusqu'à ses détails et aussi programmer en bas niveau. Mais la technique seule ne suffit pas — tu dois communiquer avec des mécaniciens, des chefs de projet, des clients, et gérer le stress des délais et des imprévus.
Compétences techniques
- Programmation embarquée en C/C++ et connaissance des microcontrôleurs ARM, RISC-V ou processeurs spécialisés
- Conception de circuits électroniques, lecture de schémas, notion de PCB et de routage
- Protocoles de communication (CAN, SPI, I²C, Ethernet, protocoles sans fil)
- Maîtrise des outils CAO/simulation (Altium, LTSpice, MATLAB/Simulink)
- Sécurité fonctionnelle et respect des normes (ISO 26262 automobile, IEC 61508)
Compétences comportementales
- Rigueur et capacité de debug : tu dois tracer et résoudre des bugs complexes et imprévisibles
- Travail en équipe pluridisciplinaire : collaboration constante avec mécaniciens, logiciels, production
- Gestion des contraintes : trouver des solutions face à des limitations d'énergie, de coût, d'espace
- Adaptabilité et apprentissage continu : chaque projet apporte de nouvelles technologies
- Anglais courant : documentation, normes et échanges techniques souvent en anglais
Comment évoluer en tant que ingénieur/e systèmes embarqués ?
Après 5 ans, tu peux te spécialiser dans un domaine particulier (systèmes de sécurité automobile, objets connectés IoT, avionique) ou devenir expert technique dans une grosse structure comme Airbus, Thales ou Bosch. Certains passent à des rôles de chef de projet technique, responsables d'une ligne de produit.
Vers 10 ans d'expérience, l'évolution classique est responsable de l'ingénierie (engineering manager) : tu supervises une équipe de 5 à 15 ingénieurs, tu arbitres les choix technologiques, tu interfaçes avec le commercial et la production. C'est aussi à ce stade qu'on te confie des projets stratégiques innovants, par exemple la conception d'une nouvelle plateforme électronique ou l'introduction de nouvelles technologies (apprentissage automatique sur microcontrôleur, par exemple).
À 15 ans, les chemins se diversifient : poste de responsable d'unité de production industrielle si tu as progressé vers la fabrication et l'optimisation industrielle, direction technique d'une division (CTO), ou création de ta propre startup de technologie embarquée. Certains basculent vers le conseil ou l'industrie de défense (DGA, Dassault Aviation).
Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e systèmes embarqués ?
Tendances
Le marché des systèmes embarqués se transforme. Le BMO 2024 annonce 1 544 projets de recrutement annuels, preuve d'une demande soutenue, même si ce chiffre reflète un secteur stable plutôt qu'une explosion. La vraie dynamique est ailleurs : les objets connectés se multiplient (IoT industriel, ville intelligente, santé connectée), et chaque objet demande plus de puissance de calcul et de sécurité.
L'évolution majeure ? L'intégration de l'intelligence artificielle et du machine learning sur des objets légers. Tu ne fais plus juste du traitement de signal, tu dois optimiser des petits modèles d'IA (TensorFlow Lite, par exemple) pour qu'ils tournent sur un microcontrôleur sans batterie ! La sécurité cyber devient critique : les régulateurs exigent des protocoles d'authentification, de chiffrement, de mise à jour sécurisée, surtout en automobile (obligations de la directive NIS, cybersécurité 26262). Enfin, la fabrication écoresponsable progresse : réduction de la consommation d'énergie, matériaux recyclés, cycles de vie plus longs.
Tout cela signifie que le profil de l'ingénieur/e ne se limite plus à l'électronique pure — tu as intérêt à comprendre l'IA, la sécurité informatique et l'impact environnemental.
Débouchés
Les débouchés sont concentrés dans l'industrie, surtout le privé. Le secteur automobile (Renault, Bosch, Continental, Valeo, Stellantis) reste le plus important, mais recrute avec parcimonie en raison de la transition vers l'électrique. Les secteurs en croissance : aéronautique et défense (Airbus, Thales, Safran), équipementiers électroniques (STMicroelectronics, NXP), IoT et objets connectés (startups en Île-de-France, Rhône-Alpes), énergie renouvelable (éoliennes intelligentes, batteries).
- Secteurs : automobile, aéronautique, défense, électronique grand public, santé (implants, monitoring), énergie
- Employeurs types : grands groupes (Bosch, Continental, Airbus, Safran), PME/ETI spécialisées en électronique, startups de technologie, fournisseurs de composants
- Régions : Île-de-France (80 % des sièges des grands équipementiers), Rhône-Alpes (Bosch à Lyon, STMicroelectronics à Grenoble), Nord-Pas-de-Calais, Occitanie (Toulouse pour l'aéronautique)
- Répartition public/privé : ~95 % privé, ~5 % public (recherche CNRS, centres techniques)
Comment devenir ingénieur/e systèmes embarqués ?
Le chemin standard pour accéder à ce métier passe par une formation d'ingénieur bac+5. Il existe plusieurs portes : école d'ingénieur généraliste avec spécialisation en électronique embarquée (INSA, Centrale, PolyTech), école spécialisée (ENSEEIHT à Toulouse, ESIEE à Paris), ou master universitaire en systèmes embarqués. Un BTS/DUT en électronique ou informatique suivi d'une licence professionnelle est aussi possible, mais tu plafonneras sans diplôme d'ingénieur.
Pour te construire un profil solide, dès le lycée ou en premier cycle :
- Consolide ton niveau en mathématiques (circuits, signaux) et physique (électricité, électronique)
- Apprends à coder : C, Python, Arduino sont tes amis. Fais des petits projets personnels (capteur de température connecté, robot autonome)
- Recherche un stage en première ou deuxième année dans une PME d'électronique ou auprès d'un grand équipementier automobile
- Rejoins des clubs de robotique ou électronique à l'école (FLL, RoboCup, clubs de drones) pour valider ton intérêt
- Prépare-toi à l'anglais technique : certifications comme TOEIC (minimum 785 points) ou maîtrise de documents en anglais
- Explore les certifications spécifiques (ex. STM32 microcontroller certification) si tu as l'occasion
- Cherche des internships dans des structures comme Bosch, Valeo ou des PME locales : elles recrutent des stagiaires et convertissent souvent en CDI
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
H1206 — Ingénieur / Ingénieure R&D en industrie
Définition
Accès au métier
Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie)
Médian : 3 333 €
Données non disponibles
H2502 — Responsable d'unité de production industrielle
Définition
Accès au métier
Ingénieurs et cadres de fabrication et de la production
Médian : 3 366 €
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes