Gestionnaire Actif/passif
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SauvegarderDans les domaines de l'assurance et de la banque, le ou la gestionnaire actif/passif met à disposition de sa direction toutes les informations permettant l'évaluation des risques et des opportunités financières permettant d'améliorer les performances.
Qu'est-ce que le métier de gestionnaire actif/passif ?
Tu dois immaginer ce métier comme une activité de pilotage financier en temps réel. En tant que gestionnaire actif/passif, tu es responsable de l'équilibre des ressources et des engagements d'une banque ou d'une compagnie d'assurance. Concrètement, tu analystes les flux de trésorerie, tu évalues les risques de marché, et tu proposes des stratégies pour que ton organisation gagne de l'argent sans prendre trop de risques.
Tes clients internes ? La direction générale, le responsable des risques, les équipes commerciales. Tu leur fournis des tableaux de bord, des scénarios et des alertes basées sur des données réelles : taux d'intérêt, volatilité des marchés, sorties de clients, demandes de remboursement anticipé. Le gestionnaire actif/passif doit traduire les chiffres en décisions : faut-il ajuster le portefeuille ? Faut-il lever des fonds ? Faut-il couvrir certains risques ?
C'est un métier qui demande rigueur et réactivité. Tu travailles dans un environnement réglementé : les normes prudentielles (Bâle III, Solvabilité 2) imposent des règles strictes sur la couverture des risques. Les données bougent chaque jour : les taux de la Banque centrale européenne, les spreads de crédit, la performance des actions. Tu dois donc rester attentif et adapter tes analyses en fonction du contexte.
Selon France Travail, le salaire débutant pour ce poste tourne autour de 4 251 € net/mois, le salaire médian à 4 961 € net/mois, et celui d'un professionnel expérimenté à 5 164 € net/mois. C'est une spécialité peu connue des lycéens, mais très demandée par les grands groupes financiers.
À quoi ressemble une journée de gestionnaire actif/passif ?
Ta journée de gestionnaire actif/passif commence souvent tôt, vers 7h30, parce que tu dois consulter les nouvelles de marché asiatiques et les fermetures européennes de la veille. Première action : lancer ton terminal Bloomberg ou Refinitiv pour vérifier les taux et les indices. Un mail urgent arrive déjà : la Banque centrale a changé ses prévisions, il faut mettre à jour tes scénarios de stress.
Vers 9h, tu participes à une réunion de pilotage ALCO (Assets & Liabilities Committee) : tu présentes tes analyses sur la liquidité et le risque de taux aux directeurs métiers. C'est là que ton travail devient décisionnel. Ensuite, tu passes trois heures sur Excel et VBA à consolider des données, à créer des simulations de sensibilité. Tu utilises des outils comme SAS, R ou Python pour nettoyer les données brutes des 50 000 contrats d'assurance-vie en portefeuille.
En début d'après-midi, appel avec l'équipe des risques pour valider les seuils d'alerte : à partir de quel niveau de perte faut-il alerter la direction ? Tu finalises un rapport de synthèse pour ton directeur. À 17h30, tu envoies ta note de synthèse du jour : positions ouvertes, principales expositions, actions recommandées pour demain. Les marchés américains commencent à peine à fermer ; tu surveilles les derniers mouvements avant de partir.
Quelles compétences pour devenir gestionnaire actif/passif ?
Le poste de gestionnaire actif/passif repose d'abord sur la capacité à naviguer dans des données complexes et à transformer l'incertitude en stratégie. Tu dois parler le langage des chiffres, mais aussi celui du business : ceux qui t'écoutent ne sont pas tous des mathématiciens, donc tu dois expliquer clairement ce que signifient les risques.
Compétences techniques :
- Maîtrise des produits financiers (obligations, actions, dérivés, produits structurés)
- Modélisation et stress-testing (projections de flux, scénarios de crise)
- Outils informatiques : Excel avancé, VBA, SQL, Python, Bloomberg, Refinitiv
- Réglementation financière : Bâle III, Solvabilité 2, règles de liquidité
- Analyse statistique et probabiliste
Compétences comportementales :
- Capacité à synthétiser l'information complexe pour des décideurs pressés
- Rigueur et autonomie dans les tâches récurrentes
- Réactivité face aux mouvements de marché
- Collaboration avec des équipes multidisciplinaires (commercial, risque, finance)
- Capacité à justifier tes recommandations avec des données
Comment évoluer en tant que gestionnaire actif/passif ?
Après 3-5 ans, tu peux accéder au poste de responsable ALM (Asset & Liability Management) dans une structure petite ou moyenne, ou devenir spécialiste d'une branche : gestionnaire des risques de taux, spécialiste liquidité. Certains gestionnaires actif/passif avec de bonnes résultats passent à des fonctions de middle-office ou de contrôle des risques, où tu gardes ton expertise mais tu supervises d'autres analystes.
À 10 ans d'expérience, tu peux devenir directeur ALM ou responsable de la gestion du bilan d'une banque régionale ou d'une mutuelle. C'est le moment où tu passes de l'analyse à la décision stratégique : tu définis la politique d'investissement, tu pilotes les négociations avec les investisseurs institutionnels, tu rends des comptes aux organes de gouvernance. D'autres choisissent une spécialisation pointue : actuaire senior, expert en conformité réglementaire, ou consultant externe en gestion ALM.
À 15 ans, les trajectoires se diversifient : certains visent des postes de directeur général adjoint dans des assureurs de taille moyenne, d'autres rejoignent des cabinets de conseil (Deloitte, EY, Accenture) pour accompagner les banques en transformation, ou deviennent entrepreneurs en créant une structure de conseil ALM indépendante. La clé est de diversifier tes compétences au-delà des chiffres : gestion de projet, leadership, communication.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour gestionnaire actif/passif ?
Tendances
Le secteur financier français fait face à des transformations qui affectent directement ton métier. D'abord, la réglementation durcit : les nouvelles normes prudentielles demandent une gestion ALM plus fine et plus fréquente. Les stress-tests réguliers imposés par l'Autorité de contrôle prudentiel (ACPR) contraignent les équipes à produire chaque trimestre des analyses de sensibilité très poussées.
Ensuite, la transformation numérique change les outils : les modèles utilisent de plus en plus le machine learning pour prédire les comportements de clients (remboursement anticipé, résiliation), là où avant on se contentait de statistiques simples. Les grandes banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole) investissent dans des solutions cloud et dans l'automatisation des calculs.
Enfin, le risque climatique s'impose comme un nouveau facteur ALM : les assureurs doivent évaluer comment les sinistres liés au changement climatique affecteront leurs portefeuilles immobiliers et leurs provisions. [donnée non disponible] sur le nombre exact de projets de recrutement BMO pour ce poste, mais les grandes structures financières françaises recrutent régulièrement : c'est un métier en demande stable, pas explosif mais sûr.
Débouchés
Les débouchés pour un gestionnaire actif/passif se concentrent dans le secteur financier français, très structuré autour de quelques pôles majeurs.
Principaux employeurs :
- Grandes banques de réseau : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Crédit Mutuel
- Banques spécialisées : Natixis, Caisse d'Épargne, La Banque postale
- Assureurs : AXA, Allianz, CNP Assurances, Générali, Axa Assurances Mutuelles
- Mutuelles de santé et prévoyance : MGEN, Malakoff Humanis
- Organismes de retraite complémentaire : Agirc-Arrco
- Cabinets de conseil : Deloitte Risk Advisory, EY-Parthenon, Accenture Financial Services
Géographie : Paris (La Défense, 8e arrondissement) est le pôle principal avec les sièges sociaux des grands groupes. Mais les centres opérationnels sont souvent à Lyon (Crédit Agricole), Nantes (Crédit Mutuel), Clermont-Ferrand (Michelin-Assurances), ou Le Mans (Allianz). Environ 85 % des postes sont en CDI dans le secteur privé ; très peu d'indépendants.
Comment devenir gestionnaire actif/passif ?
Pour accéder à ce métier, tu dois d'abord acquérir une base solide en mathématiques et finance. Ce n'est pas un métier qu'on découvre en seconde : tu dois construire ton projet progressivement, en testant avant de t'engager.
Actions concrètes :
- En lycée (bac) : choisis spécialités Math et potentiellement Économie-Gestion. Bon niveau en sciences obligatoire.
- En études supérieures : licence Économie-Gestion, Mathématiques appliquées, ou école d'ingénieur avec option finance. Puis Master spécialisé : Master professionnel Banque-Finance, Ingénierie financière, ou diplôme d'école supérieure de commerce avec parcours finance.
- Certifications utiles : CFA (Chartered Financial Analyst), CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), accréditation actuarielle (Institut des Actuaires français).
- Stage décisif : cherche un stage d'été en ALM ou middle-office dès ta deuxième année (L3 ou M1) dans une banque ou un assureur. C'est ta meilleure porte d'entrée.
- Réseau : adhère au Cercle des économistes ou des forums métiers de la finance (Finance Innovation, Association française des trésoriers), participe aux career days de La Défense, contacte directement les RH des banques via LinkedIn.
- Pratique : apprends Excel très bien (VBA), Python et SQL ne te feront que du bien. Teste Bloomberg Terminal si tu accès à une université partenaire.
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes