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Banque, finance et assurance · M1201

Manager de Risques

Inondation, accident du travail, ­pollution, virus informatique, perte financière... autant de catastrophes que la manageuse ou le manager de risques doit répertorier, analyser, et contrecarrer, dans la mesure du possible. Un poste à responsabilités !

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Le métier en détail

Le manager de risques analyse et anticipe les menaces qui pèsent sur une organisation : catastrophes naturelles, accidents du travail, cyberattaques, crises financières, fraude interne, ruptures de chaîne d'approvisionnement. Tu dois les identifier, les évaluer selon leur probabilité et leur impact potentiel, puis proposer des stratégies pour les réduire ou les éliminer.

C'est un travail qui mélange investigation, réflexion stratégique et pilotage de projets. Tu passeras du temps à examiner les données historiques, interviewer les équipes opérationnelles, consulter les assureurs, étudier la conformité légale, puis présenter tes conclusions à la direction. Selon France Travail, le manager de risques peut espérer un salaire débutant de 4 170 € net/an, une médiane de 5 053 € net/an, et jusqu'à 5 451 € net/an en tant que professionnel expérimenté.

Le BMO recense 11 372 projets de recrutement par an, ce qui signale une demande stable mais très concentrée dans les grands groupes du secteur financier, pharmaceutique et des infrastructures. Tu travailleras rarement seul : tu rapporteras à un directeur des risques ou au contrôle interne, et tu devras convaincre des responsables métier peu enclins à changer leurs pratiques. C'est un rôle à responsabilités qui demande à la fois de l'écoute, de la rigueur analytique et une certaine force de persuasion.

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Une journée type

Ta journée débute généralement vers 8h30 au bureau, dans un open space ou un petit bureau dédié au pôle audit et risques. Tu consultes tes emails et tes indicateurs de risque sur des outils comme SAP GRC ou Archer, qui centralisent les signalements et les non-conformités détectées la veille. À 9h, tu participes à une réunion hebdomadaire avec l'équipe manager de risques pour échanger sur les dossiers en cours.

Entre 10h et 12h, tu rencontres le responsable d'une usine ou d'une filiale pour auditer ses processus d'hygiène et sécurité. Tu sors sur le terrain, tu prends des photos, tu consignes tes observations. À 14h, de retour au bureau, tu rédiges tes constats dans un rapport Excel ou un logiciel de gestion documentaire. Vers 16h, tu participes à un appel avec un courtier d'assurance pour ajuster la couverture d'une région à risque élevé. En fin d'après-midi, tu prépares des slides PowerPoint synthétisant les données pour la présentation mensuelle au COMEX. À 18h, tu finalises une fiche de risque pour un nouveau projet d'investissement avant de quitter le bureau.

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Compétences clés

Le manager de risques doit combiner une rigueur analytique redoutable avec une capacité à naviguer les politiques internes. Tu dois maîtriser l'identification des dysfonctionnements tout en sachant communiquer tes constats sans braquer les équipes.

Compétences techniques :

  • Analyse de données et statistiques (maîtrise d'Excel avancé, voire Python ou R pour les modèles prédictifs)
  • Connaissance des normes et régulations (ISO 31000, Sarbanes-Oxley, RGPD, LCB-FT selon ton secteur)
  • Utilisation des outils de gestion des risques (SAP GRC, Archer, LogicGRC, Metastorm)
  • Modélisation financière et évaluation d'impact économique
  • Audit interne et traçabilité documentaire

Compétences comportementales :

  • Rigueur et souci du détail (détecter ce qu'on veut te cacher)
  • Pédagogie et diplomatie (convaincre sans imposer)
  • Résilience face aux conflits d'intérêts internes
  • Esprit critique et remise en question
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Évolutions de carrière

Après 3 à 5 ans comme manager de risques junior, tu peux viser un poste de senior risk manager avec une spécialité : risques opérationnels, risques financiers, conformité ou cybersécurité. À 8-10 ans d'expérience, la promotion vers head of risk management ou directeur des risques devient accessible, notamment si tu as travaillé pour des groupes de taille importante comme Sanofi, SNCF, ou Total.

À 12-15 ans, tu peux accéder à des rôles stratégiques : chief risk officer (CRO), responsable direct face au conseil d'administration, ou changer de secteur en exploitant ton expertise pour rejoindre des cabinets de conseil (Deloitte, EY, Capgemini) où tu deviendrais consultant senior ou manager. Une autre trajectoire consiste à te spécialiser en assurance-crédit ou courtage assurantiel, secteurs qui rémunèrent souvent mieux. Certains font aussi le choix de devenir consultant indépendant après 10 ans d'expérience.

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Tendances marché

Le métier de manager de risques subit une transformation significative. Selon France Travail, le BMO recense 11 372 projets de recrutement par an, mais cette demande est de plus en plus orientée vers les compétences numériques. Les organisations ajoutent à ta fiche de poste des exigences en cybersécurité, en data analytics et en intelligence artificielle pour anticiper les risques à partir de volumes massifs de données.

Parallèlement, le manager de risques doit intégrer les enjeux climatiques et ESG (Environnement, Social, Gouvernance) : c'est devenu un risque stratégique majeur pour les grands investisseurs. Les outils évoluent aussi : Python remplace Excel pour les analyses prédictives, des logiciels comme Riskalyze ou Riskonnect s'ajoutent aux anciennes plateformes. Enfin, la réglementation se durcit en France avec les nouvelles exigences du code de commerce et des autorités de régulation (ACPR, AMF). Les risques de fraude et de blanchiment d'argent mobilisent une part croissante des ressources, notamment dans les banques et assurances.

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Débouchés réels

Le manager de risques est demandé presque exclusivement par les grandes organisations : groupes industriels, banques, assurances, secteur public de haut niveau, cabinets de conseil. Les PME et ETI n'ont généralement pas de tel rôle dédié. La concentration par secteur est forte : finance, pharmaceutique, énergie, transports, assurances.

Types d'employeurs et zones de présence :

  • Secteur privé (majorité) : banques (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole), assurances (AXA, Allianz), pharma (Sanofi, Servier), énergie (TotalEnergies, EDF), aéronautique (Airbus, Safran)
  • Secteur public : ministères, collectivités territoriales, établissements publics
  • Géographie : Île-de-France (30 % des postes), puis Grand Est (Metz, Nancy), Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon, Clermont), Provence-Alpes-Côte d'Azur (Marseille). Les sièges sociaux et les directions de contrôle interne y sont massés.
  • Indépendant : très rare et après une solide expérience en groupe
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Conseils d'orientation

Pour devenir manager de risques, tu dois construire un profil hybride : solide formation en finance ou audit + certifications reconnues + expérience terrain. Ne vise pas ce métier directement à la sortie de l'école ; tu dois d'abord passer par un poste connexe.

Actions concrètes à mener :

  • Prépare un Bac +5 : Master Audit et Contrôle Interne, Master Conformité, Master Finance (spécialité Gestion des Risques), ou MBA Audit Interne. Les formations à l'EDHEC, l'IAE, l'Université Paris-Dauphine ou Toulouse Business School sont reconnues.
  • Obtiens le CIA (Certified Internal Auditor) ou le CRMA (Certification de Responsable du Management de l'Audit) : ce sont les diplômes clés dans ce secteur.
  • Commence par un stage ou un premier emploi comme auditeur interne ou assistant conformité chez Sanofi, TotalEnergies ou une banque parisienne : c'est le tremplin classique.
  • Rejoins des associations professionnelles (IIA France, IFACI) pour te constituer un réseau et suivre les évolutions régulementaires.
  • Cherche tes premiers stages sur des sites comme Glassdoor, LinkedIn, ou directement auprès des directions d'audit interne.
Données marché

Le marché de l'emploi.

Code ROME

Analyste financier / Analyste financière

M1201

L'Analyste financier évalue les performances financières des entreprises pour guider les décisions d'investissement. Analyse les états financiers et les rapports d'activité pour évaluer la santé financière d'une entreprise Élabore des modèles financiers pour prévoir les résultats futurs Évalue les risques financiers et propose des stratégies d'atténuation Présente des recommandations d'investissement basées sur des analyses détaillées Suit les tendances du marché et les performances des investissements Participe à la préparation des rapports financiers et à la communication des résultats aux parties prenantes

Salaire net moyen

5 053 €

médiane annuelle · France Travail

Tension marché

0.036861337476872 sur 5 · DARES

Recrutements

11 372

projets · BMO

Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026
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