Climatologue

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La qualité de l'eau ou de l'air comme le réchauffement climatique sont en tête des préoccupations. Les climatologues sont des chercheurs qui mènent des études sur le long terme pour prévoir les évolutions de notre climat et les conséquences possibles.

Qu'est-ce que le métier de climatologue ?

Tu as entendu parler du réchauffement climatique, des vagues de chaleur, des tempêtes plus violentes ? Le climatologue est le chercheur qui décortique tout ça. Ton rôle : étudier les mécanismes du climat sur plusieurs années, voire décennies, pour comprendre comment il change et prévoir ce qui nous attend. C'est un métier de recherche scientifique qui exige rigueur, patience et une vraie capacité à traiter d'énormes volumes de données.

Concrètement, tu collectes des données météorologiques, océanographiques et atmosphériques via des satellites, des stations au sol ou des carottes glaciaires. Tu analyses ces données avec des modèles numériques complexes et des outils informatiques pointus. L'objectif : produire des rapports scientifiques solides et publier tes résultats dans des revues prestigieuses comme Nature ou Science.

Selon France Travail, le salaire d'un climatologue débutant atteint 2 135 € net/mois, avec une médiane à 3 486 € net/mois pour les chercheurs expérimentés, et jusqu'à 4 418 € net/mois pour les plus confirmés. Ces chiffres varient selon ton statut : chercheur au CNRS, à Météo-France, dans une université, ou en centre de recherche privé comme Météo Consult.

C'est un métier qui demande au minimum un Master et un Doctorat en sciences (physique, météorologie, géophysique, chimie atmosphérique). L'anglais est indispensable pour lire les publications internationales et collaborer avec des collègues du monde entier.

À quoi ressemble une journée de climatologue ?

Ta matinée commence généralement au laboratoire, dans un bâtiment d'université ou du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Tu vérifies les données reçues la nuit par satellite, tu consultes les nouveaux résultats de simulation climatique lancés sur des supercalculateurs comme celui du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) en Île-de-France. Vers 10 h, tu participes à une réunion d'équipe avec tes collègues climatologues pour discuter de vos axes de recherche actuels : l'impact de la couverture nuageuse sur le bilan radiatif, les rétroactions océan-atmosphère. Tu utilises des logiciels comme Python, MATLAB ou R pour traiter et visualiser les données. À midi, pause. L'après-midi, tu travailles sur la rédaction d'un article scientifique présenté au groupe avant soumission. Tu réponds à des emails de collaborateurs d'instituts partenaires en Allemagne ou Suisse. Vers 16 h, tu affines un graphique dans ArcGIS ou un outil de visualisation 3D pour le rapport que tu prépares depuis trois mois. Avant de partir, tu lances une nouvelle simulation sur le cluster informatique du labo. Elle tournera toute la nuit.

Quelles compétences pour devenir climatologue ?

Pour exercer comme climatologue, tu dois maîtriser un socle de connaissances scientifiques solides, mais aussi des soft skills qui te permettront de collaborer efficacement dans un environnement de recherche exigeant et compétitif.

Compétences techniques

  • Programmation (Python, R, MATLAB, Fortran)
  • Modélisation numérique climatique (utilisation de GCM, RCM)
  • Traitement de bases de données massive et analyse statistique
  • Maîtrise de SIG et outils de visualisation (ArcGIS, ParaView)
  • Physique atmosphérique et océanographie

Compétences comportementales

  • Rigueur scientifique et esprit critique face aux données
  • Communication écrite pour publier et vulgariser la science
  • Collaboration internationale et travail en équipe
  • Capacité à soutenir une recherche long terme malgré les obstacles
  • Adaptabilité face aux évolutions technologiques en data science

Comment évoluer en tant que climatologue ?

Tes premières années, tu es doctorant ou post-doctorant, financé par une bourse de recherche ou un contrat. Tu publies tes premiers articles, tu apprends les codes du métier, tu construis ton crédibilité scientifique. Vers 5 ans d'expérience, tu vises une position de chargé de recherche au CNRS ou une équivalence universitaire (maître de conférences). Tu supervises alors des étudiants et tu portes tes propres projets de recherche.

À 10 ans, tu peux devenir responsable d'équipe de recherche au sein d'un laboratoire, ou accéder à un poste de directeur de recherche au CNRS. À ce niveau, tu arbitres les orientations scientifiques, tu cherches du financement, tu représentes ton labo auprès des instances nationales (Agence Nationale de la Recherche, Horizon Europe).

Au-delà de 15 ans, certains climatologues transitionnent vers des rôles d'expert scientifique auprès de gouvernements (comme conseiller climatique au ministère de l'Écologie), d'évaluateur pour les rapports du GIEC, ou vers des postes à responsabilité dans des instituts internationaux type Météo-France ou Institut Pierre-Simon Laplace.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour climatologue ?

Tendances

Le secteur de la climatologie ne connaît pas de pénurie spectaculaire, mais les enjeux environnementaux mondiaux augmentent régulièrement la demande de climatologues qualifiés. [Donnée non disponible : le BMO ne publie pas d'estimations de projets de recrutement spécifiques pour ce métier], mais les organismes de recherche français comme le CNRS, l'INRAE et Météo-France élargissent leurs équipes climat.

Les transformations majeures : intégration massive de l'intelligence artificielle et du machine learning pour analyser des données satellites toujours plus volumineuses, transition vers le cloud computing et les architectures distribuées plutôt que les supercalculateurs centralisés, montée de la climatologie d'impact (adapter les modèles aux besoins concrets des entreprises et territoires) et développement du couplage océan-atmosphère-biosphère pour des projections plus réalistes.

Les financements européens (programme Horizon Europe) et français (PIA, Agence Nationale de la Recherche) favorisent les projets collaboratifs sur la décarbonation et l'adaptation climatique. Cela crée des opportunités à la fois en recherche fondamentale et en recherche appliquée.

Débouchés

Le climatologue exerce principalement en recherche publique, mais également en conseil et expertise privée. Les débouchés sont concentrés dans les régions universitaires et les centres de recherche majeurs.

  • Secteur public (70 % environ) : CNRS, universités, Météo-France (Toulouse, Rennes), CEA, BRGM, IFREMER, INRAE
  • Secteur privé : cabinets de conseil (Météo Consult, Esri France), instituts d'études climatiques indépendants, assurances et banques (divisions risque climatique), grandes entreprises énergétiques
  • Organismes internationaux : GIEC, agences de l'ONU, instituts européens de recherche climatique
  • Régions françaises : Île-de-France (universités Paris-Saclay, Sorbonne, CNRS Jussieu), Occitanie (Météo-France Toulouse), Provence-Alpes-Côte d'Azur (LOCEAN, Aix-Marseille), Brittany (Brest, centre océanographique)

Comment devenir climatologue ?

Tes choix de lycée et d'études supérieures conditionnent fortement ton accès à ce métier. Il faut construire ton parcours stratégiquement dès maintenant, en privilégiant les disciplines scientifiques solides et en cherchant des expériences de recherche dès le lycée.

  • À bac+2/3 : intègre un Master Recherche en Météorologie, Physique de l'Atmosphère ou Sciences du Climat dans des universités comme Paris-Saclay, Toulouse III, Sorbonne Université ou Aix-Marseille
  • Certifications utiles : cours en modélisation climatique (IPSL, Laboratoire de Météorologie Dynamique), maîtrise de logiciels GIS et Python via des MOOCs gratuits
  • Où chercher un stage : laboratoires du CNRS (LOCEAN, LSCE, LMD), Météo-France, centres de recherche océanographiques (Brest, Villefranche-sur-Mer)
  • Construire ton réseau : assiste à des séminaires scientifiques, présente tes travaux aux journées de recherche, contacte les responsables de labo directement pour des stages de Master, lis régulièrement Science, Nature Climate Change et les rapports du GIEC
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

K2402 — Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique

Définition

Supervise et réalise des travaux de recherche et d'étude scientifique permettant d'explorer, d'approfondir et d'étendre la connaissance selon les règles éthiques. Valorise et diffuse les résultats auprès de la communauté scientifique, d'institutionnels ou d'entreprises. Peut collaborer avec des équipes de recherche privées ou publiques dans le cadre de transfert de technologies ou de projets de recherche et développement. Peut superviser et coordonner un projet, une équipe, un service, un laboratoire ou un département de recherche.

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master Recherche, Diplôme d'ingénieur, ...) complété par un Doctorat dans un secteur scientifique (physique, chimie, médecine, géologie, ...). La publication de travaux (articles, ouvrages, thèses, mémoires, ...) contribue à la reconnaissance des compétences professionnelles. La pratique d'une langue étrangère, en particulier l'anglais, est requise.
Salaire net mensuel
Débutant2 135
Moyen3 486
Expérimenté4 418
Tension du marché
Équilibré

Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur)

Médian : 2 263

Projets de recrutement

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes