Zoologiste

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Sur le terrain ou dans son laboratoire, le zoologiste étudie les animaux et leur mode de vie. Face à l'immense diversité des espèces, il s'intéresse à une catégorie d'animaux en particulier, ou se spécialise dans une discipline.

Qu'est-ce que le métier de zoologiste ?

Tu observes les animaux, tu comprends leurs comportements, tu documentes leur vie. C'est le métier de zoologiste. Concrètement, tu étudies une ou plusieurs espèces — que ce soit les mammifères marins, les insectes pollinisateurs ou les reptiles — soit directement sur le terrain (observation en forêt, en savane, en milieu marin), soit en laboratoire via l'analyse de données, de tissus ou de génomes.

En tant que zoologiste, tu peux travailler pour un muséum d'histoire naturelle, une université, un centre de recherche ou une ONG environnementale. Tes missions varient : recenser une population animale menacée, étudier l'impact du changement climatique sur une espèce, contribuer à un projet de conservation, ou former la prochaine génération de chercheurs.

Selon France Travail, un zoologiste débutant gagne 2 135 € net/an, avec un salaire médian de 3 486 € net/an et une rémunération expérimentée de 4 418 € net/an. Ces chiffres reflètent souvent un statut de fonctionnaire de recherche (au CNRS, à l'INRAE ou dans une université) ou de chercheur postdoctorant en phase d'établissement. Ce métier exige une solide formation scientifique : minimum un Master suivi d'un Doctorat en biologie, zoologie, écologie ou disciplines connexes. La publication de tes travaux, la maîtrise de l'anglais et l'expérience terrain sont des atouts décisifs pour construire une carrière durable.

À quoi ressemble une journée de zoologiste ?

Lundi 8h : tu arrives au laboratoire d'écologie comportementale de l'université. Avant d'accéder aux microscopes, tu consultes les données collectées le week-end par tes collègues sur le terrain : vidéos de nids d'oiseaux, enregistrements d'appels de cétacés, ou mesures biométriques téléchargées via des capteurs GPS.

9h30 : réunion avec ton directeur de recherche et deux doctorants. Vous discutez des résultats partiels de votre étude sur l'adaptation des insectes aux nouveaux écosystèmes urbains. Tu utilises des logiciels d'analyse statistique (R, QGIS) pour traiter les images et les données morphométriques.

13h : pause. Une partie des zoologistes en laboratoire profitent aussi pour consulter la littérature scientifique ou préparer un article pour publication.

14h-17h : tu analyses au microscope les structures anatomiques d'une espèce peu connue. Tu rédiges tes observations dans ton carnet de labo numérique. Parallèlement, tu coordonnes par mail avec des collègues du Museum national d'histoire naturelle à Paris ou de l'université de Montpellier pour valider vos protocoles communs.

17h30 : tu prépares une présentation pour un séminaire interne. Les échanges entre chercheurs sont constants, aussi bien en ligne que face à face.

Quelles compétences pour devenir zoologiste ?

Pour devenir zoologiste, tu dois combiner la rigueur scientifique avec une vraie capacité à observer sans préjugés. C'est un métier où la théorie et la pratique se renforcent mutuellement. Voici les compétences qui font la différence.

Compétences techniques

  • Maîtrise des protocoles d'observation et d'échantillonnage sur le terrain (transects, pièges photographiques, bioacoustique)
  • Analyse de données biologiques et statistiques (logiciels R, Python, SPSS)
  • Microscopie et techniques de laboratoire (dissection, histologie, génétique moléculaire)
  • Identification taxonomique et systématique
  • Rédaction scientifique en français et en anglais

Compétences comportementales

  • Curiosité intellectuelle et capacité à poser les bonnes questions
  • Rigueur méthodologique et respect des protocoles éthiques
  • Patience : certaines observations prennent des mois ou des années
  • Travail collaboratif avec d'autres chercheurs et équipes interdisciplinaires
  • Capacité à synthétiser des résultats complexes pour différents publics

Comment évoluer en tant que zoologiste ?

Après ta thèse, tu commences généralement comme post-doctorant dans un laboratoire français ou à l'étranger (2–3 ans). C'est là que tu affines ta spécialité et que tu publies activement pour te faire connaître de la communauté scientifique.

À 5 ans, tu vises un poste de maître de conférences ou de chercheur permanent au CNRS, à l'INRAE ou dans une université. Tu supervises alors tes premiers doctorants et diriges des projets financés (appels d'offres ANR, Horizon Europe). Tes responsabilités d'enseignement augmentent si tu es à l'université.

À 10 ans, tu peux accéder à un poste de professeur universitaire ou de directeur de recherche CNRS, avec des responsabilités d'encadrement d'équipe, de gestion budgétaire et de représentation institutionnelle. Certains zoologistes choisissent une trajectoire plus appliquée : direction scientifique dans une ONG environnementale majeure (WWF France, LPO) ou expertise auprès de collectivités territoriales.

À 15 ans, le parcours type mène à des responsabilités de directeur de laboratoire ou de doyen de faculté, ou à l'expertise reconnue auprès d'instances de conservation (UICN, commissions internationales sur les espèces menacées). L'international devient incontournable : collaborations durables avec d'autres pays, leadership dans des grands projets scientifiques.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour zoologiste ?

Tendances

Le métier de zoologiste se transforme sous la pression de deux enjeux majeurs : la crise de la biodiversité et les progrès technologiques. Les données scientifiques convergent : la destruction d'habitats naturels s'accélère, ce qui crée une demande croissante de chercheurs capables de documenter les espèces avant leur disparition et de proposer des stratégies de conservation.

Les nouvelles technologies (IA pour l'analyse d'images, génomique haut débit, capteurs connectés) ouvrent des axes de recherche jusqu'alors inaccessibles. Un zoologiste d'aujourd'hui doit combiner l'observation classique avec la data science. [Donnée non disponible concernant le score de tension et les projets de recrutement BMO pour ce métier.] Cependant, l'emploi de recherche public reste structuré : les postes au CNRS, à l'INRAE et dans les universités dépendent des budgets gouvernementaux et des concours de recrutement. Le secteur privé (bureaux d'études environnementales, entreprises de conseil en biodiversité) recrute davantage, offrant une alternative pour les zoologistes qui ne visent pas une carrière académique traditionnelle.

Débouchés

Un zoologiste peut exercer dans des environnements très variés. Le secteur public domine : universités, CNRS, INRAE, muséums nationaux (Paris, Lyon, Toulouse). Le secteur privé grandit régulièrement : bureaux d'études environnementales (Biotope, Écogée, Naturalia), cabinets de conseil en biodiversité, laboratoires privés d'analyses biologiques, ou encore entreprises de conservation (fondations, ONG).

Employeurs et secteurs principaux :

  • Ministère de l'Écologie, agences de l'eau, Office français de la biodiversité
  • Universités et instituts de recherche (CNRS, INRAE, IRD)
  • Muséums et jardins zoologiques
  • ONG environnementales (WWF France, LPO, TNC)
  • Bureaux d'études écologiques indépendants
  • Parcs naturels régionaux et nationaux
  • Collectivités territoriales (Régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine)
  • Laboratoires de diagnostic biologique ou pharmaceutiques

La majorité exerce en tant que fonctionnaire ou chercheur permanent (70 % public environ), les 30 % restants étant répartis entre CDI du secteur privé et contrats postdoctoraux plus précaires.

Comment devenir zoologiste ?

Pour te préparer sérieusement au métier de zoologiste, tu dois commencer maintenant, même si tu n'es qu'en seconde ou première. C'est un parcours long, mais il existe des points d'entrée concrets à chaque étape de ta scolarité.

Actions immédiates :

  • Cherche des stages de terrain dès le lycée : muséums, réserves naturelles, parcs animaliers reconnus (Parc de la Tête d'Or à Lyon, réserves du Domaine de Solesmes)
  • Excelle en SVT, physique-chimie et mathématiques : ce sont tes fondations pour entrer en classe prépa (BCPST) ou en licence sciences
  • Rejoins un club naturaliste ou une association environnementale locale (LPO, Société française de zoologie) pour pratiquer l'observation
  • Lis des articles zoologiques accessibles et suis des chaines YouTube de vulgarisation scientifique (Muséum national d'histoire naturelle)
  • Apprends l'anglais sérieusement : tous les meilleurs articles zoologiques sont en anglais
  • En licence, choisis des modules en écologie, zoologie comparative, systématique animale
  • Candidate dès ta L3 pour un Master Recherche en biologie animale, écologie comportementale ou conservation (universités de Montpellier, Lyon, Toulouse, Rennes)
  • Contacte des directeurs de labo pour proposer ton aide bénévole lors de sorties terrain
  • Dès ton Master, publie tes premiers résultats : les articles et mémoires comptent pour accéder à un doctorat
  • Prépare un projet doctoral ambitieux qui t'intéresse vraiment : tu y passeras 3–4 ans
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

8 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

K2402 — Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique

Définition

Supervise et réalise des travaux de recherche et d'étude scientifique permettant d'explorer, d'approfondir et d'étendre la connaissance selon les règles éthiques. Valorise et diffuse les résultats auprès de la communauté scientifique, d'institutionnels ou d'entreprises. Peut collaborer avec des équipes de recherche privées ou publiques dans le cadre de transfert de technologies ou de projets de recherche et développement. Peut superviser et coordonner un projet, une équipe, un service, un laboratoire ou un département de recherche.

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master Recherche, Diplôme d'ingénieur, ...) complété par un Doctorat dans un secteur scientifique (physique, chimie, médecine, géologie, ...). La publication de travaux (articles, ouvrages, thèses, mémoires, ...) contribue à la reconnaissance des compétences professionnelles. La pratique d'une langue étrangère, en particulier l'anglais, est requise.
Salaire net mensuel
Débutant2 135
Moyen3 486
Expérimenté4 418
Tension du marché
Équilibré

Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur)

Médian : 2 263

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes