Bac Pro · NIVEAU 4
Technicien conseil vente en alimentation (produits alimentaires et boissons)
Baccalauréat professionnel
Le diplôme en bref
La certification présentée prend en compte les nouveaux enjeux, analysés à partir d'études nationales et de rencontres avec les professionels du secteur, qui impactent les métiers visés. Elle a pour objet d'assurer l’adéquation du diplôme avec les besoins des professionnels. Les principales évolutions retenues pour ce baccalauréat professionnel sont : • le changement du profil et le comportement du consommateur qui va s'orienter vers une alimentation plus naturelle, de plus en plus diversifiée et va être plus stratège dans la recherche du rapport qualité-prix ; • le changement des attentes sociétales et les nouvelles formes de commerce, avec un choix de consommation de proximité, le développement des petites structures et de points de vente collectifs comme de nouvelles formes de commerce digitalisés ; • les nouvelles normes environnementales : alimentation plus durable avec la demande de davantage de transparence sur l’origine, la composition, l’apport nutritionnel ainsi que les conditions de production des produits qu’ils achètent, lutte contre le gaspillage avec le développement du bio, gestion de déchets par le développement de réflexions sur les emballages (retour de la consigne, développement du vrac, emballages comestibles ou biodégradables). Les emplois relèvent à la fois de la fonction vente et de la fonction conseil auprès d’une clientèle de particuliers selon la stratégie commerciale de l’enseigne en respectant la réglementation du commerce et les règles d’hygiène et de sécurité. Le vendeur en alimentation et en vins et spiritueux valorise son expertise produit dans la vente. Il est le premier contact de la clientèle et porte l'image de marque de l'entreprise dans laquelle il travaille. Son excellente connaissance des produits lui permet de conseiller ses clients en fonction de leurs besoins. Il apporte soin et créativité à la présentation des produits sur les étals et dans les vitrines. Le commerce alimentaire, historiquement en France, cœur de métier de la grande distribution a vu se constituer de grands groupes congloméraux qui associent parfois plusieurs formes d’organisations commerciales. Les commerces alimentaires de proximité résistent sur des secteurs très spécialisés mais qui souffrent d’un manque d’intérêt. En fonction des contextes locaux et des stratégies des différents groupes, une enseigne peut être portée exclusivement par des points de vente régis par une forme d’organisation commerciale ou au contraire associer des points de vente de nature juridique différente. Cette structure composite de l’appareil commercial aboutit à un tissu d’entreprises atomisé dans lequel les TPE (très petites entreprises) dominent. La vente directe s’est elle aussi professionnalisée au cours des dernières années. Traditionnellement important dans le domaine des vins et spiritueux (vente au caveau), il s’est généralisé et développé dans d’autres secteurs. Tout producteur peut disposer d'un atelier lui permettant de transformer ses produits pour les commercialiser ensuite par différentes voies. La vente des produits, transformés ou non, peut être faite sur place (à la ferme), sur le marché local, sur les foires et salons, en vente itinérante, vente par correspondance, vente organisée à l'avance (paniers), et également dans les points de vente collectifs. Ceux-ci sont des structures particulières où les producteurs se relaient à la commercialisation, et recueillent directement le produit de leur vente. Les produits peuvent également être consommés sur place dans les gîtes, fermes-auberges et tables d'hôtes. Les marchés de plein vent se sont adaptés aux évolutions sociétales, avec des organisations originales telles que les marchés fermiers ou de producteurs. L’emploi dans le secteur commercial continue de progresser et représente en 2019 3 144 milliers d’emplois avec une prévision pour 2020 de 3 161 milliers. Cette augmentation concerne en particulier le commerce alimentaire généraliste avec une progression moyenne annuelle de + 47 500 emplois entre 2008 et 2017. Parmi les 91481 établissements du secteur recensés, plus de 80% sont des TPE. Ces établissements emploient plus d’un million de salariés dont 60% de femmes, près de 80% d’employés ouvriers, 85% de CDI, 68% de temps plein et 20 % de vendeurs alimentaires. Dans le secteur des ventes hors magasin, les créations d’emplois restent dynamiques et ont la particularité d’être équilibrées entre emploi salarié et entrepreneurs indépendants. Selon l'observatoire du secteur alimentaire, en 2017, le secteur des industries alimentaires, les coopératives agricoles et l'alimentation de détail recouvrent 153 000 emplois pour la commercialisation et 5 500 recrutements de commerciaux. Le métier de commercial est un métier en tension (65%). Alors que la digitalisation a permis d’optimiser le fonctionnement de la chaîne logistique d’approvisionnement, les nouvelles exigences du consommateur en termes de qualité et de services associés assurent le développement de l’emploi commercial. Les commerces sont des partenaires des territoires : en maintenant leur présence dans les centres-villes, ils animent les cœurs de ville et maintiennent le lien social. Dans les territoires ruraux, de nouvelles organisations associant commerces et services de proximité se développent, portées par les structures territoriales. Pour les cavistes, l’extension du réseau des enseignes existantes va se poursuivre et s’accélérer. Pour les indépendants, le succès passe de plus en plus par une offre complémentaire de services : bar à vin, petite restauration, épicerie fine, caves virtuelles… En développant des modèles d’autogestion, en s’approvisionnant directement chez les producteurs, un nouveau type de magasins est né pour proposer aux clients des produits au prix le plus juste et de qualité. Ces évolutions entrainent une nécessité d’adaptation de l’activité du titulaire de l’emploi Au niveau de son activité, le titulaire de l’emploi doit intégrer la dimension éthique et de développement durable, la multiplicité des canaux de distribution, la réglementation notamment de la protection du consommateur. Il doit collaborer avec une multiplicité d’acteurs de l’organisation, le service commercial, le service comptable et les fournisseurs.
Activités visées
Le titulaire du Baccalauréat Professionnel Technicien conseil vente en alimentation (produits alimentaires et boissons) intervient dans des grandes enseignes comme dans des commerces de proximité. Il peut également exercé le métier de caviste. A l'issue de sa formation, il est capable de réaliser les activités suivantes : - Réception des produits alimentaires et des vins et spiritueux - Gestion des rayons - Mise en vente des produits alimentaires frais et périssables - Vente et conseil du client sur les différents espaces de vente - Mise en place d’opérations promotionnelles - Entretien de l’espace de vente - Suivi client
Devenir des élèves
Promo cumul 2023-2024 · Source InserJeunes (DEPP)
Métiers accessibles
Marché de l'alternance
Frais de scolarité
Pris en charge par l'État.
Pris en charge par l'OPCO de l'entreprise.
Le profil type
Entreprenant
Leadership, vente, persuasion
Réaliste
Manuel, pratique, technique
Social
Aide, enseignement, relations