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L'essentiel

  • 6 situations te mettent en règleUn emploi, un apprentissage, un service civique ou même juste un suivi en mission locale suffisent — le lycée n'est qu'une option parmi 6.
  • Aucune amende, mais une procédure insistanteSi tu ne réponds pas, ton dossier remonte jusqu'au conseil départemental. Autant prendre le rendez-vous : le premier n'engage à rien.
  • Jusqu'à 504 € brut dès 17 ansEn apprentissage, tu touches environ 504 € brut par mois en 1re année. En contrat d'engagement jeune, 224,68 € par mois.

Obligation de formation des 16-18 ans : arrêter l'école avant 18 ans, et après ?

Par Sophie Martin15 min de lecture

Tu as 16 ou 17 ans, tu as arrêté le lycée, et on t'a dit que « c'est obligatoire jusqu'à 18 ans ». C'est vrai, mais pas au sens où on l'entend d'habitude : l'obligation de formation des 16-18 ans ne t'oblige pas à retourner t'asseoir en classe. Elle oblige les institutions à ne pas te laisser sans solution, et six situations différentes permettent de la remplir. Voici lesquelles, ce qui se passe si plus personne n'a de tes nouvelles, et comment trouver les formations qui mènent au métier visé (nouvel onglet).

Obligation de formation des 16-18 ans : ce que dit exactement la loi

Deux obligations se succèdent, et on les confond presque toujours.

Jusqu'à 16 ans, c'est l'instruction obligatoire : tu dois être instruit, à l'école ou à la maison. À partir de 16 ans, elle s'arrête et l'obligation de formation prend le relais jusqu'à ta majorité. Elle a été créée par l'article 15 de la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance, qui l'inscrit à l'article L. 114-1 du code de l'éducation, et elle est entrée en vigueur à la rentrée de septembre 2020. Ses modalités sont fixées par le décret n° 2020-978 du 5 août 2020.

La nuance change tout. L'instruction obligatoire t'impose un contenu : être instruit. L'obligation de formation t'impose une situation : ne pas être « ni en études, ni en formation, ni en emploi ». Le lycée n'est qu'une façon parmi d'autres d'y répondre — et ce n'est pas forcément la meilleure pour toi.

Autre point que peu de gens relèvent : cette obligation pèse aussi sur les institutions. Missions locales, lycées, CFA et centres d'information et d'orientation sont tenus de te repérer et de te proposer quelque chose. Ce n'est pas une surveillance à sens unique, c'est un droit à une solution.

Les six situations qui remplissent l'obligation

Le décret du 5 août 2020 est précis. Ton obligation est remplie dès que tu es dans l'un de ces six cas :

  • tu poursuis ta scolarité dans un établissement d'enseignement public ou privé ;
  • tu es apprenti en contrat d'apprentissage ;
  • tu es stagiaire de la formation professionnelle ;
  • tu occupes un emploi, quel qu'en soit le contrat ;
  • tu effectues un service civique ;
  • tu bénéficies d'un dispositif d'accompagnement ou d'insertion sociale et professionnelle.

Retiens le quatrième : un emploi suffit. Un CDD, un temps partiel, un contrat saisonnier te mettent en règle. Ce n'est pas forcément ce qu'on te conseillera — un poste sans qualification à 17 ans mène rarement loin, comme on l'explique dans notre article sur les métiers accessibles sans diplôme (nouvel onglet) — mais légalement, tu n'es pas en infraction.

Retiens surtout le sixième : être simplement accompagné suffit aussi. Pousser la porte d'une mission locale et signer un parcours te met en règle, même si tu n'as encore ni formation ni emploi. C'est la porte la plus facile à ouvrir quand tout le reste paraît hors de portée.

Combien de jeunes sont concernés

Le ministère de l'Éducation nationale estime que 60 000 mineurs de 16 à 18 ans ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi, et qu'environ 80 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans aucune qualification.

Le mouvement de fond, lui, va dans le bon sens. La part des 18-24 ans « sortants précoces » — sans diplôme du second cycle du secondaire et sans formation suivie — est passée de 11,2 % en 2006 à 7,6 % en 2023. La France est désormais sous la moyenne de l'Union européenne (9,5 %) et sous la cible de 9 % que l'UE s'est fixée pour 2030.

Courbes comparant la part des jeunes de 18 à 24 ans sortis précocement du système scolaire en France et dans l'Union européenne entre 2006 et 2023
Courbes comparant la part des jeunes de 18 à 24 ans sortis précocement du système scolaire en France et dans l'Union européenne entre 2006 et 2023

Lecture : l'indicateur porte sur les 18-24 ans, pas sur les mineurs — il mesure le résultat du décrochage quelques années plus tard. Les données 2020 à 2023 sont provisoires et une rupture de série est intervenue en 2021.

Ce n'est pas une statistique de consolation. C'est l'information utile : le décrochage se répare, à grande échelle, et il existe une machinerie entière construite pour ça.

Ce qui se passe concrètement quand tu décroches

Le circuit est rodé, et il vaut mieux le connaître pour ne pas le subir.

1. Le repérage. Ton lycée, ton collège ou ton CFA transmet tes coordonnées dès que tu n'es plus inscrit dans un cycle de formation. Ces remontées alimentent les plateformes de suivi et d'appui aux décrocheurs (PSAD), qui existent dans chaque bassin.

2. La prise de contact. La PSAD désigne un acteur — souvent la mission locale, parfois le CIO — pour te joindre. Si tu ne réponds pas, tes représentants légaux sont contactés à leur tour.

3. L'entretien de situation. C'est le rendez-vous qui compte : on y fait le point sur ce qui s'est passé, ce que tu sais faire, ce qui bloque réellement. Rien n'y est décidé à ta place.

4. Le diagnostic approfondi. À l'issue de l'entretien, le conseiller te propose un diagnostic, complété au besoin d'un bilan de compétences, puis construit un parcours avec toi et ton représentant légal. Ce parcours peut combiner plusieurs solutions : une remise à niveau puis un apprentissage, un service civique puis un retour en formation.

Le contrôle du respect de l'obligation est confié aux missions locales — 425 structures et 6 800 lieux d'accueil, qui ont accompagné près de 1,1 million de jeunes en 2025, dont 450 095 accueillis pour la première fois. Tu n'es pas un cas isolé qu'on découvre.

Manquement à l'obligation : ce que tu risques vraiment

C'est la question que tout le monde se pose, et la réponse déçoit dans le bon sens : le texte ne prévoit ni amende, ni sanction pénale, ni suppression des allocations familiales.

Il y a manquement si, le contact ayant été établi, tu ne te présentes pas aux entretiens malgré plusieurs relances, si tu refuses toutes les solutions proposées, ou si tu ne viens pas, sans motif légitime, aux rendez-vous prévus dans ton parcours.

Ce qui se déclenche alors :

  • le directeur ou la directrice de la mission locale prend contact avec les acteurs qui t'accompagnent ;
  • tu es convoqué avec tes représentants légaux pour analyser les raisons du non-respect ;
  • des mesures sont cherchées pour débloquer la situation.

Si elle persiste, la mission locale saisit le président du conseil départemental et lui transmet ton dossier individuel de suivi, après en avoir informé tes parents. Le département peut alors mobiliser ses services d'insertion, de prévention spécialisée ou d'assistance éducative.

La procédure n'est donc pas punitive : elle est insistante. Le vrai risque à ne pas répondre, ce n'est pas une sanction, c'est que ton dossier finisse entre les mains de services qui décideront sans toi plutôt qu'avec toi.

Six voies pour repartir avant 18 ans

1. Revenir en formation initiale, et pas seulement en septembre

Le retour au lycée reste possible en cours d'année. L'Éducation nationale prévoit des parcours personnalisés de retour en formation initiale, des actions de remédiation qui préparent progressivement le retour en classe, et des structures de retour à l'école — les micro-lycées — conçues pour des élèves que le cadre classique a fait décrocher. On y travaille en petits groupes, avec un emploi du temps adapté.

Si le problème venait de la filière plutôt que de l'école, une réorientation vaut mieux qu'un retour à l'identique : notre guide de l'orientation après la 3e (nouvel onglet) détaille les trois voies et qui décide quoi. Pour un redémarrage en janvier, voir la rentrée décalée (nouvel onglet).

2. Entrer en apprentissage

C'est souvent la voie la plus efficace quand ce sont les cours théoriques qui ne passent plus : l'essentiel de la semaine en entreprise, le reste en CFA, un vrai contrat de travail et un salaire.

Le timing joue pour toi. Sur le premier semestre 2026, les entrées en apprentissage ont progressé de 9,2 % dans l'enseignement secondaire (CAP, bac pro) alors qu'elles reculaient de 16,2 % dans l'enseignement supérieur, d'après la Dares. Autrement dit, c'est exactement au niveau CAP et bac pro que les employeurs recrutent le plus facilement en ce moment.

Des métiers comme cuisinier (nouvel onglet) ou mécanicien et technicien moto (nouvel onglet) se préparent par un CAP en apprentissage ; d'autres, comme aide-soignant (nouvel onglet), passent par une formation accessible sans le bac. Tu peux explorer les offres d'alternance (nouvel onglet) pour voir ce qui se cherche près de chez toi, et notre guide trouver une alternance rapidement (nouvel onglet) donne la méthode de candidature.

Un point souvent ignoré : tu n'as pas besoin d'avoir signé pour commencer. L'article L6222-12-1 du code du travail te permet d'entrer en CFA sans employeur et te laisse trois mois pour trouver ton entreprise — c'est détaillé dans notre article sur la règle des 3 mois (nouvel onglet).

3. L'école de la 2e chance (E2C)

Les E2C accueillent des jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification professionnelle, sur la base de la motivation et non du dossier scolaire. Le parcours s'étale sur plusieurs mois, alterne remise à niveau (français, maths, numérique) et périodes en entreprise, et débouche sur une entrée en formation qualifiante ou en emploi.

Tu y as le statut de stagiaire de la formation professionnelle — ce qui remplit l'obligation de formation — et tu es rémunéré, à un montant fixé par la région et nettement plus faible avant 18 ans.

4. L'EPIDE, à partir de 17 ans

L'Établissement pour l'insertion dans l'emploi s'adresse aux 17-25 ans sans diplôme ou sans qualification. Le format est exigeant : internat en semaine, cadre inspiré du milieu militaire, remise à niveau scolaire, formation citoyenne et construction d'un projet professionnel. Tu signes un contrat de volontariat pour l'insertion de huit mois, renouvelable dans la limite de 24 mois, et tu perçois une allocation mensuelle supérieure à 500 €.

C'est un choix à faire les yeux ouverts. Le cadre convient très bien à certains profils et pas du tout à d'autres : visite un centre et parle à des volontaires avant de t'engager.

5. Le service civique

Ouvert dès 16 ans avec l'autorisation de tes représentants légaux, le service civique est une mission d'intérêt général de 6 à 12 mois, indemnisée, dans une association, une collectivité ou un établissement public. Il remplit explicitement l'obligation de formation : le décret le cite nommément.

Son intérêt réel à ton âge tient en trois choses : il remet un rythme, il remplit un CV autrement vide, et il fait souvent émerger un projet qu'aucun entretien d'orientation n'aurait trouvé. Conditions, missions et démarches sont détaillées dans notre guide du service civique (nouvel onglet).

Un détail qui piège : l'indemnité de service civique n'est pas cumulable avec l'allocation du contrat d'engagement jeune. Il faut choisir l'un ou l'autre.

6. Le contrat d'engagement jeune

Le contrat d'engagement jeune (CEJ) s'adresse aux 16-25 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études. Signé avec une mission locale ou France Travail, il prévoit 15 à 20 heures d'activité par semaine avec un référent unique : ateliers, immersions en entreprise, formations courtes, mises en situation professionnelle.

Depuis le 1er janvier 2025 et la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi, l'entrée dans ce type de parcours passe par un contrat d'engagement unique, commun à tous les demandeurs d'emploi, et l'inscription à France Travail est automatique. En pratique, pour un mineur, la mission locale reste l'interlocuteur.

L'ordre de grandeur, pour situer : en 2025, le réseau des missions locales a enregistré 200 642 entrées en CEJ et plus de 285 000 entrées en parcours contractualisé.

Combien tu touches pendant ces parcours

Aucune de ces voies ne te laisse à zéro, mais les montants varient beaucoup. Voici les ordres de grandeur avant 18 ans, à confirmer auprès de ta mission locale au moment de signer — ces barèmes sont revalorisés régulièrement.

DispositifCe que tu perçois avant 18 ans
Apprentissage27 % du SMIC en 1re année, soit environ 504 € brut par mois (SMIC à 1 867,02 € brut au 1er juin 2026)
Contrat d'engagement jeune224,68 € par mois (barème France Travail au 1er avril 2026)
EPIDEAllocation mensuelle supérieure à 500 €, hébergement et restauration compris
École de la 2e chanceRémunération de stagiaire de la formation professionnelle, fixée par la région
Service civiqueIndemnité mensuelle versée par l'État, non cumulable avec l'allocation du CEJ
Retour au lycéePas de rémunération, mais bourse de lycée selon les ressources familiales

À 18 ans, l'allocation du CEJ change d'échelle : jusqu'à 566,17 € par mois au 1er avril 2026 selon ta situation fiscale. Le barème complet de l'apprentissage, tranche d'âge par tranche d'âge, est dans notre article sur le salaire en alternance (nouvel onglet), et les conditions de la bourse de lycée (nouvel onglet) dans le guide dédié. Plusieurs coups de pouce se cumulent avec ces parcours : tu peux voir toutes les aides financières auxquelles tu as droit (nouvel onglet) avant de choisir.

Qui appeler, et dans quel ordre

Trois interlocuteurs, du plus simple au plus spécialisé.

  1. Le 0 800 122 500, numéro vert gratuit dédié aux 16-18 ans qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi. L'appel est routé vers un professionnel de ta région.
  2. La mission locale de ta commune. C'est elle qui porte le contrôle de l'obligation de formation, donc c'est elle qui a les solutions. Aucun dossier n'est exigé pour un premier rendez-vous.
  3. Le CIO (centre d'information et d'orientation) de ton secteur, si ton projet est plutôt un retour en formation scolaire.

La plateforme Nouvelles Chances, portée par l'Onisep, recense en complément les dispositifs de raccrochage près de chez toi.

Un mot pour les parents qui lisent par-dessus l'épaule : le levier le plus efficace n'est pas de convaincre, c'est de prendre le rendez-vous et de proposer d'y aller ensemble. Un jeune de 17 ans appelle rarement une mission locale de lui-même — pas par mauvaise volonté, mais parce qu'il ne sait pas ce qui l'attend derrière la porte.

À 18 ans, l'obligation s'arrête — pas les dispositifs

Le jour de tes 18 ans, l'obligation de formation prend fin. Rien d'autre ne s'arrête : l'E2C, l'EPIDE, le service civique et le CEJ restent ouverts jusqu'à 25 ans, et l'apprentissage jusqu'à 29 ans révolus — sans limite d'âge dans plusieurs cas, dont la reconnaissance de travailleur handicapé et le projet de création d'entreprise.

Ce qui change, c'est que plus personne ne viendra te chercher. C'est précisément pour ça qu'il vaut mieux enclencher quelque chose avant.

Si tu n'as aucune idée de la direction à prendre — la situation la plus fréquente, et la moins grave — commence par le début : découvrir les métiers faits pour ton profil (nouvel onglet), ou passer les tests d'orientation gratuits (nouvel onglet). C'est gratuit, sans publicité, et ça prend quelques minutes.

Par où commencer cette semaine

Trois actions, dans cet ordre, sans attendre d'avoir un projet clair :

  1. Appeler le 0 800 122 500 ou prendre rendez-vous en mission locale. Le premier entretien ne t'engage à rien et te remet en règle au regard de l'obligation de formation.
  2. Repérer deux ou trois métiers qui ne te font pas fuir. Pas le métier de ta vie : deux ou trois pistes suffisent à orienter la discussion avec un conseiller.
  3. Regarder ce qui se prépare en apprentissage près de chez toi, puisque c'est le segment où les entreprises recrutent le plus en ce moment.

Le pire scénario n'est pas de ne pas savoir quoi faire à 17 ans — presque personne ne sait. C'est de laisser passer les deux années pendant lesquelles tout un système est mobilisé pour t'accompagner, et de recommencer de zéro à 19 ans sans filet.


Sources officielles citées

Questions fréquentes

On répond à vos questions.

Peut-on arrêter l'école à 16 ans ?+

Oui, l'instruction obligatoire s'arrête à 16 ans. Mais une obligation de formation prend immédiatement le relais jusqu'à 18 ans : tu ne peux pas rester « ni en études, ni en formation, ni en emploi ». Quitter le lycée est donc possible, à condition de basculer vers autre chose — apprentissage, emploi, service civique, école de la 2e chance ou simplement un accompagnement par une mission locale.

Y a-t-il une amende si je ne respecte pas l'obligation de formation ?+

Non. Le décret du 5 août 2020 ne prévoit ni amende, ni sanction pénale, ni suppression des allocations familiales. En cas de manquement, la mission locale te convoque avec tes représentants légaux pour comprendre ce qui bloque et chercher une solution. Si la situation persiste, elle saisit le président du conseil départemental, qui peut mobiliser ses services d'insertion, de prévention spécialisée ou d'assistance éducative. La procédure est insistante, pas punitive.

Est-ce qu'un job suffit à remplir l'obligation de formation ?+

Oui. Occuper un emploi figure explicitement parmi les six situations listées par le décret, quel que soit le type de contrat : CDI, CDD, temps partiel, saisonnier. Légalement, tu es en règle. Sur le fond, c'est une autre question : un poste sans qualification à 17 ans offre rarement de perspective, et ces deux années sont justement celles où un dispositif d'accompagnement peut te construire un projet.

Qui contrôle l'obligation de formation des 16-18 ans ?+

Les missions locales, désignées par la loi. Elles s'appuient sur les plateformes de suivi et d'appui aux décrocheurs (PSAD), alimentées par les remontées des lycées, collèges et CFA dès qu'un jeune n'est plus inscrit dans un cycle de formation. Le réseau compte 425 missions locales et 6 800 lieux d'accueil, et a accompagné près de 1,1 million de jeunes en 2025.

Combien peut-on toucher à 17 ans quand on n'est plus scolarisé ?+

Ça dépend de la voie choisie. En apprentissage, tu perçois au minimum 27 % du SMIC en première année avant 18 ans, soit environ 504 € brut par mois sur la base du SMIC au 1er juin 2026. En contrat d'engagement jeune, l'allocation est de 224,68 € par mois entre 16 et 18 ans révolus (barème France Travail au 1er avril 2026). À l'EPIDE, l'allocation dépasse 500 € par mois, hébergement et restauration compris. Un retour au lycée n'est pas rémunéré, mais ouvre droit à la bourse de lycée selon les ressources.

Que se passe-t-il si je ne réponds pas à la mission locale ?+

Tes représentants légaux sont contactés à ta place. Si les tentatives restent infructueuses, la plateforme de suivi et d'appui aux décrocheurs en informe la mission locale, chargée du contrôle. Ne pas répondre ne fait pas disparaître le dossier : ça le fait simplement remonter, jusqu'au conseil départemental. Tu as tout intérêt à prendre le premier rendez-vous — il ne t'engage à rien et te remet en règle.

Peut-on commencer un apprentissage sans avoir trouvé d'entreprise ?+

Oui. L'article L6222-12-1 du code du travail te permet d'entrer en CFA sans employeur et te laisse trois mois pour signer ton contrat. Pendant cette période, tu as le statut de stagiaire de la formation professionnelle — ce qui remplit l'obligation de formation — et le CFA doit t'aider à trouver une entreprise. Sollicite son référent entreprises dès la première semaine, pas au deuxième mois.

L'obligation de formation existe-t-elle encore après 18 ans ?+

Non, elle prend fin le jour de tes 18 ans. Mais les dispositifs, eux, restent ouverts : école de la 2e chance, EPIDE, service civique et contrat d'engagement jeune sont accessibles jusqu'à 25 ans, l'apprentissage jusqu'à 29 ans révolus. Ce qui change, c'est que plus personne ne viendra te chercher : la démarche devient entièrement la tienne.

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Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

14 septembre 2026Mis à jour le 18 septembre 2026

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Mise à jour le 18 septembre 2026 — Source : Projet Ariane