Technicien/ne Électronicien/ne
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SauvegarderLe technicien électronicien répare, installe et fabrique des produits intégrant des composantes électroniques : appareils audio-vidéo, instruments de mesure, systèmes de navigation, etc. Assistant de l'ingénieur, il maîtrise de multiples compétences.
Qu'est-ce que le métier de technicien/ne électronicien/ne ?
Tu répares, installes et fabriques des appareils qui intègrent de l'électronique : autoradios, systèmes de navigation embarqués, instruments de mesure, équipements audio-vidéo. En tant que technicien électronicien, tu es l'interlocuteur privilégié de l'ingénieur : tu comprends les schémas, tu identifies les composants défaillants (condensateurs, microcontrôleurs, circuits intégrés) et tu interviens rapidement pour remettre en état.
Le quotidien d'un technicien électronicien combine travail en atelier et terrain. Tu utilises des outils de diagnostic (multimètres, oscilloscopes), tu soudères des composants sur des cartes de circuits imprimés (PCB), tu testes avec des bancs de mesure calibrés. Selon France Travail, le salaire débutant démarre à 2 848 € net/an, avec une médiane à 3 272 € net/an pour un profil confirmé.
Le marché recrute régulièrement : le BMO recense 3 113 projets de recrutement par an. Tu peux travailler dans l'automobile (équipementiers comme Valeo ou Bosch), l'aéronautique, l'électroménager, les télécoms ou la défense. Le métier exige une maîtrise à la fois pratique et théorique : tu dois comprendre l'électricité, l'électronique analogique et numérique, et tu dois savoir communiquer avec des équipes variées. C'est un poste de technicien/ne assistant de l'ingénieur, où tes compétences manuelles et analytiques sont de vraie valeur.
À quoi ressemble une journée de technicien/ne électronicien/ne ?
Tu arrives à 7h30 à l'atelier de maintenance d'un équipementier automobile en Rhône-Alpes. Tu consultes le carnet de travail : trois appareils de navigation GPS en panne à diagnostiquer, deux installations électroniques à tester après réparation, et un client qui doit récupérer son système de contrôle aujourd'hui. Tu commences par examiner le premier GPS : écran noir, alimentation faible. Tu branches l'oscilloscope et tu vérifies la tension de sortie du régulateur. En deux heures, tu identifies un condensateur défaillant, tu le dessouders à la station de dessoudage, tu installes un composant neuf et tu relances le test. C'est bon, l'appareil redémarre. Vers midi, tu documentes l'intervention dans le logiciel de suivi (type GMAO), tu commandes les pièces manquantes auprès du fournisseur. Tu discutes avec le contrôleur qualité : faut-il refaire les tests environnementaux sur les deux appareils complétés la veille ? L'après-midi, tu raccordes un système électronique selon les spécifications techniques du dossier projet. Tu vérifies chaque câblage, tu effectues les premières mises en tension, tu enregistres les mesures sur ta feuille de route. À 17h, tu ranges ton poste, tu mets à jour l'inventaire des pièces détachées. Demain : formation interne sur les nouveaux contrôleurs programmables.
Quelles compétences pour devenir technicien/ne électronicien/ne ?
Pour être efficace en tant que technicien électronicien, tu dois combiner une solide base technique avec des capacités relationnelles. Cela va bien au-delà de savoir manier un fer à souder : c'est aussi comprendre les schémas complexes, dialoguer avec l'ingénieur sur les dysfonctionnements, et transmettre clairement aux utilisateurs comment entretenir un appareil.
Compétences techniques
- Soudure CMS (composants de surface) et CMS classiques, maîtrise des stations de dessoudage
- Lecture et interprétation de schémas électroniques et diagrammes numériques
- Diagnostic à l'oscilloscope, multimètre, analyseur de spectre
- Installation et configuration des systèmes électroniques selon dossier technique
- Maintenance préventive et corrective d'appareils et équipements électroniques
Compétences comportementales
- Rigueur et précision : toute erreur peut immobiliser une chaîne de production
- Capacité à rendre compte clairement (rapports d'intervention, fiches suiveuses)
- Autonomie : identifier les pannes sans dépendre du support constant de l'ingénieur
- Écoute client : comprendre ce qui ne fonctionne pas avant d'intervenir
- Apprentissage continu : les technologies changent, les outils évoluent
Comment évoluer en tant que technicien/ne électronicien/ne ?
Après 2 à 3 ans en tant que technicien électronicien, tu peux accéder à des postes de responsable maintenance ou technicien spécialisé en systèmes embarqués ou en électronique de puissance. Certains collègues deviennent contrôleurs qualité ou responsables de bureau des méthodes, tant ils connaissent bien les processus de fabrication.
À 5 ans, si tu suis une formation complémentaire (bac+3 en génie électrique par exemple), tu deviens technicien supérieur ou tu accèdes à des rôles de gestionnaire de stock pièces et responsable approvisionnement (connaissance intime des composants et des fournisseurs).
À 10 ans, les trajectoires se diversifient : certains deviennent responsables techniques dans un atelier de réparation, d'autres chefs de projet en électronique industrielle chez Siemens ou Schneider Electric. D'autres encore choisissent la création d'une petite structure de dépannage ou l'expertise en diagnostic pour des clients variés. Le métier ouvre aussi l'accès à des postes en formation interne, où tu transmets tes savoirs à des nouveaux techniciens. À 15 ans, tu peux être expert technique reconnu d'une marque ou d'un domaine spécifique (ex : systèmes embarqués automobiles, électronique médicale).
Quelles sont les perspectives d'emploi pour technicien/ne électronicien/ne ?
Tendances
Le secteur de la maintenance électronique se transforme avec l'électrification et l'automatisation croissantes. Selon France Travail, le BMO recense 3 113 projets de recrutement annuels pour ce métier, signe d'une demande stable. Cependant, deux tendances redéfinissent le métier : d'abord, l'intégration croissante de microcontrôleurs et de firmware embarqué exige que tu maîtrises un minimum de programmation (C, Python) et les outils de diagnostic informatique, pas seulement électrique. Ensuite, l'automobile électrique pousse les équipementiers (Valeo, Continental, Bosch) à recruter des techniciens capables de diagnostiquer des batteries et des systèmes de puissance haute tension.
La digitalisation des ateliers (GMAO, traçabilité IoT des composants) impose aussi une aisance accrue avec les logiciels. Enfin, la pénurie de composants depuis 2020-2022 a renforcé le besoin de techniciens capables non seulement de réparer, mais de proposer des solutions de contournement ou des dépannages créatifs. Le profil demandé s'élargit : moins de pure mécanique, plus d'électronique intelligente et de capacités à analyser des données de capteurs.
Débouchés
Les employeurs de techniciens électroniciens se répartissent entre secteur privé (90 %) et quelques structures publiques (centres de recherche, organismes de défense). Tu trouves du travail chez les équipementiers automobiles (Valeo, Bosch, Renault groupes), les fabricants d'électroménager (Moulinex, Seb), les entreprises d'électronique industrielle (Schneider Electric, Siemens), les entreprises aéronautiques et aérospatiales (Thales, Airbus), et les prestataires de maintenance spécialisés.
Les régions les plus dynamiques sont l'Île-de-France (présence des sièges et de R&D), la région Rhône-Alpes (équipementiers et sous-traitance électronique), les Hauts-de-France (électronique industrielle) et la région Occitanie (aéronautique, Toulouse). Existent aussi des opportunités chez les PME de dépannage, les réparateurs indépendants, ou les entreprises de services numériques (ESN) qui montent des équipes de support technique matériel.
Secteurs et types d'employeurs
- Équipementiers automobile et sous-traitants (Valea, Bosch, Denso)
- Électronique de consommation et électroménager
- Défense et aéronautique (Thales, Safran, Airbus)
- Électronique industrielle et automatismes (Schneider, Siemens, Legrand)
- Entreprises de maintenance et dépannage spécialisées
Comment devenir technicien/ne électronicien/ne ?
Pour réussir dans ce métier, construis ton profil dès le lycée ou en début d'études sup. Le chemin classique passe par un bac technologique (STI2D spécialité Électronique et Informatique Industrielle) ou un bac pro en électrotechnique, puis une poursuite vers un BTS Électrotechnique ou BTS Systèmes Numériques, option électronique et communication. Si tu visas des postes plus techniques, un BUT Génie Électrique ou un DEUST en électronique industrielle te donnera plus de profondeur.
Les certifications utiles : habilitation électrique (obligatoire en chantier haute tension), certification de soudure CMS (demandée par beaucoup d'ateliers), et des certifications constructeur (Siemens, Bosch) qui te différencient. Cherche des stages en atelier dès la 2nde ou 1ère : fabrics de pièces, services de maintenance, petites sociétés de dépannage électronique près de chez toi.
Actions concrètes
- Prépare un BTS ou BUT spécialisé avec des travaux pratiques significatifs en diagnostic et soudure
- Obtiens une habilitation électrique B1V, B2V avant ton embauche
- Effectue un stage long en atelier de maintenance, chez un équipementier ou en PME de dépannage
- Rejoins des forums ou communautés techniques en électronique (clubs de makers, associations d'électroniciens)
- Pratique la soudure à titre personnel : monte tes propres projets pour consolider ta dextérité
- Cible les entreprises qui proposent des contrats d'apprentissage (bac+2 en alternance)
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
I1305 — Technicien / Technicienne installation et maintenance électronique
Définition
Accès au métier
Données non disponibles
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes