Soudeur/euse
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SauvegarderLa soudeuse ou le soudeur assemble, par fusion ou par apport de métal, les différents éléments composant un chauffe-eau, un avion, un pont de plateforme, la tuyauterie d'un barrage dans le cadre d'un chantier de travaux publics... Précision et respect des règles de sécurité sont indispensables.
Qu'est-ce que le métier de soudeur/euse ?
Tu assembles et répares des structures métalliques en fusionnant des pièces d'acier, d'aluminium ou d'inox. Le soudeur n'est pas un simple bricoleur : c'est un artisan de la précision qui doit lire des plans techniques, maîtriser plusieurs procédés de fusion (TIG, MIG, à l'électrode) et garantir l'étanchéité et la résistance de chaque joint. Tes soudures peuvent supporter une pression de 300 bars dans un barrage, tenir la structure d'un pont roulant dans une usine, ou assembler les viroles d'un fuselage d'avion. Cette responsabilité explique pourquoi la qualité et le respect des normes ne tolèrent aucun écart.
Le secteur recrute régulièrement : chaudronnerie industrielle, construction navale, réparation automobile, secteur ferroviaire, énergie. Les salaires reflètent cette demande : 2 115 € net mensuels en début de carrière, 2 288 € en médiane et 2 470 € pour les plus expérimentés selon France Travail. Ces chiffres restent modestes comparés à des métiers de même niveau d'études, mais progressent avec la spécialisation (soudure des alliages légers, soudure sous-marine) et la responsabilité (chef de projet, inspecteur soudures).
C'est un métier physique : tu restes debout ou accroupi, tu manipules des équipements lourds, tu travailles dans des environnements bruyants avec des flux thermiques importants. Mais c'est aussi un métier qui te laisse une empreinte tangible : le pont que tu as aidé à construire, le bateau que tu as réparé, existent et fonctionnent grâce à tes mains et ton savoir-faire.
À quoi ressemble une journée de soudeur/euse ?
Tu arrives à 7h30 sur le chantier ou à l'atelier. Après un briefing de sécurité avec ton équipe, tu contrôles ton poste : rectitude des pièces à souder, préparation du bain de soudure, vérification du débit de gaz inerte (argon, hélium) et des consommables (fils, électrodes). Tu mets à jour ton carnet de suivi des soudures : chaque joint doit être tracé avec rigueur. Entre 8h et 12h, tu souds par passes successives selon le plan d'exécution. Avec une torche TIG ou MIG en main, tu dois maintenir l'angle, la vitesse et la distance d'électrode constants. Tu coordonnes avec le poseur de tôles, qui te positionne les éléments. Chaque 30 à 45 minutes, tu prends du recul pour laisser refroidir la pièce et vérifier l'absence de défauts (piqûres, manque de fusion, criques). À midi, pause. L'après-midi, tu enchaînes d'autres joints ou tu passes au meulage des cordons avec une meuleuse pour les finitions. À 16h30, tu nettoies ton poste, ranges tes outils, et transmets tes observations à ton responsable (pièces non-conformes, manque de consommables). Avant de partir, tu vérifies que ton équipement de protection (masque auto-assombrissant, gants cuir, tablier isolant) est en bon état pour demain.
Quelles compétences pour devenir soudeur/euse ?
Le métier de soudeur exige une combinaison de précision technique et de rigueur personnelle. Tu dois maîtriser plusieurs procédés de fusion tout en restant capable de déceler une anomalie invisible à l'œil nu : une crique cachée dans un cordón, une pénétration insuffisante. Tes erreurs ne sont pas sans conséquence ; elles peuvent compromettre la sécurité d'une structure.
Compétences techniques
- Maîtrise des procédés TIG, MIG, soudure à l'électrode et oxyacétylène
- Lecture et interprétation de plans techniques et normes (EN 287, EN 1090)
- Préparation des pièces et gestion du bain de soudure (température, gaz de protection)
- Utilisation de matériels de mesure (pied à coulisse, comparateur, duromètre)
- Meulage, finition et traitement thermique post-soudure
Compétences comportementales
- Rigueur et discipline : zéro tolérance sur les défauts de qualité
- Résistance physique et mentale : concentration sur des gestes répétitifs en environnement hostile
- Travail en équipe : coordination avec poseurs, manutentionnaires, contrôleurs
- Autonomie : tu dois diagnostiquer les problèmes d'ajustement et proposer des solutions
- Respect des protocoles de sécurité : port d'équipements, distances de sécurité, ventilation
Comment évoluer en tant que soudeur/euse ?
Après 3 ans de pratique, tu peux viser un poste de soudeur confirmé ou contrôleur soudures : tu valides le travail des juniors et tu décides des actions correctives. Certains soudeurs se spécialisent dans des secteurs à haute technicité (aéronautique, nucléaire, offshore) où les salaires et les responsabilités augmentent sensiblement.
À 10 ans d'expérience, tu peux devenir chef d'équipe soudure ou meister : tu organises les tâches, tu supervises la qualité, tu traites les non-conformités. Certains accèdent à des postes d'ingénieur procédé soudure, mais cela nécessite une formation complémentaire (BTS, voire une licence professionnelle).
À 15 ans, tu pourrais piloter un projet d'investissement en nouveaux équipements de soudure (robots collaboratifs, postes MIG semi-automatiques), ou te diriger vers l'inspection en tant qu'expert technique agréé. D'autres deviennent formateurs dans des écoles de soudure ou en centre de formation continue. Quelques soudeurs lancent leur propre petite activité de réparation et maintenance, notamment en zones rurales où le besoin existe.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour soudeur/euse ?
Tendances
Le secteur de la soudure connaît une transformation technique importante. [donnée non disponible sur la tension du marché et les projets BMO précis], mais les industriels rapportent une pénurie de soudeurs qualifiés : beaucoup de départs en retraite, trop peu de jeunes qui se forment. L'automatisation progresse (robots collaboratifs, postes MIG programmables), mais elle ne remplace pas le soudeur : elle le redéploie vers la supervision, la préparation et les soudures sur géométries complexes ou petites séries.
La transition écologique génère de nouveaux besoins : réparation de panneaux solaires, réindustrialisation des batteries, maintenance d'éoliennes. La soudure d'alliages légers (aluminium, titane) pour l'aéronautique et les véhicules électriques requiert des formations spécialisées, donc des salaires plus hauts. Les normes de qualité se durcissent (EN 1090 niveau 3, radiographies plus fréquentes), ce qui augmente la demande de soudeurs certifiés et capables de justifier leur savoir-faire par une qualification reconnue (CQP Soudeur Industriel).
Débouchés
Les soudeurs travaillent dans une quinzaine de secteurs en France. Construction mécanique et chaudronnerie dominent, suivies de l'automobile (carrosseries, châssis), la construction navale (Bretagne, Méditerranée), le ferroviaire (Île-de-France, Bourgogne), l'énergie (nucléaire, éolien, gaz). Les PME spécialisées en sous-traitance soudure recrutent régulièrement.
- Secteur public : chantiers de travaux publics, naval (DCN), nucléaire (EDF, Framatome)
- Secteur privé (80 % des emplois) : Vallourec, Constellium, Airbus, Renault, Michelin, Bosch, PME locales
- Indépendants / artisans (10 % estimé) : ateliers de réparation, petite chaudronnerie
- Régions principales : Région Hauts-de-France (Valenciennes, Dunkerque), Pays-de-la-Loire (Saint-Nazaire), Auvergne-Rhône-Alpes (Saint-Étienne, Lyon), Nouvelle-Aquitaine
Comment devenir soudeur/euse ?
Tu dois d'abord obtenir un CAP Chaudronnerie Industrielle ou Bac Pro Métallerie-Serrurerie, idéalement avec module soudure intégré. Nombreux lycées et CFA proposent ces formations. Ensuite, le CQP Soudeur Industriel (Certificat de Qualification Professionnelle) est très valorisé auprès des recruteurs : il atteste que tu maîtrises au moins 3 procédés et que tu peux lire des plans.
Cherche un stage ou un contrat d'apprentissage dès la seconde : demande à des PME locales de chaudronnerie, des carrosseries automobiles, des ateliers de réparation. En parallèle, familiarise-toi avec les normes de base (recherche AFNOR, en ligne) et les procédés TIG/MIG sur des tutoriels vidéo. Construis ton réseau auprès de tes formateurs et des professionnels que tu rencontres : la plupart des embauches passent par le bouche-à-oreille. Cible les entreprises qui misent sur la qualité et l'innovation (alliages légers, robotique) : tes perspectives de carrière y seront meilleures et les salaires progresseront plus vite.
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
H2913 — Soudeur / Soudeuse
Définition
Accès au métier
Soudeurs
Médian : 1 800 €
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes