Producteur/trice
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SauvegarderLa réalisation technique d'un film, d'une émission télé, d'un dessin animé... est possible grâce au producteur ou à la productrice. À la tête d'une société de production, à lui ou à elle de réunir toutes les ressources (financières, matérielles, techniques, humaines...) pour donner vie au projet et attirer les spectateurs et téléspectateurs.
Qu'est-ce que le métier de producteur/trice ?
En tant que producteur/trice, tu es le chef d'orchestre d'un projet audiovisuel : film, série, documentaire, émission télé, dessin animé. Tu ne réalises pas l'œuvre toi-même, mais tu réunis et coordonnes tout ce qu'il faut pour qu'elle existe : les financements, les équipes (réalisateur, directeur photo, monteur...), les équipements, les lieux de tournage, le calendrier de production. C'est un métier à la frontière entre l'art et la gestion d'entreprise.
Le producteur/trice commence souvent par identifier une idée ou un projet (un scénario, un concept d'émission) et doit le « vendre » — auprès de chaînes télé, de fonds de financement, de plateformes numériques — pour obtenir un budget. Une fois les fonds en place, tu gères le projet de A à Z : choix des prestataires, suivi des dépenses, respect des délais, résolution des imprévus. C'est un métier qu'on qualifie souvent de « couteau suisse » : tu dois avoir des notions de droit (contrats, droits d'auteur), de comptabilité, de gestion RH et d'esthétique artistique.
Le secteur recrute : le BMO recense 24 368 projets de recrutement par an pour ce métier. Les salaires, selon France Travail, sont : 2 942 € net/mois en début de carrière, 3 819 € net/mois en médiane, et jusqu'à 4 425 € net/mois avec l'expérience. Ces chiffres varient énormément selon le type de production (cinéma vs. télévision vs. numérique) et la taille de la structure.
À quoi ressemble une journée de producteur/trice ?
Une productrice/teur ne suit jamais deux jours identiques, mais voici une journée type en phase de production d'une série pour une plateforme comme Netflix ou OCS.
À 8h30, tu arrives au bureau avec tes mails : des messages des régisseurs sur place de tournage (problème d'éclairage à résoudre), des questions du monteur sur le planning de remise des rushes, une facture à approuver. Vers 9h, réunion avec le réalisateur et le directeur de production pour valider les choix techniques du jour de tournage. Tu consultes des outils comme FileMaker (suivi de production) et Excel (gestion budgétaire).
À 11h, appel avec la chaîne de télé ou le producteur délégué pour évoquer le respect du budget. À midi, tu reçois un appel d'un prestataire qui signale un dépassement de coûts : négociation rapide pour trouver un compromis.
L'après-midi est consacré aux contrats : signature d'un accord avec un comédien, vérification des clauses d'une facture auprès d'un truciste. À 17h, briefing rapide avec l'équipe administrative (comptabilité, casting). En fin d'après-midi, tu visites potentiellement un lieu de tournage pour valider un décor ou tu participes à une projection de rushes pour vérifier la qualité.
Quelles compétences pour devenir producteur/trice ?
Le métier de producteur/trice exige une combinaison rare : des compétences business très pointues et une sensibilité artistique réelle. Tu dois parler budget et délais, mais aussi comprendre les enjeux créatifs et défendre la vision du réalisateur.
Compétences techniques
- Maîtrise des outils de gestion de projet (FileMaker, Celtique, Movida) et du tableur Excel
- Connaissance des normes de production audiovisuelle et des standards techniques (formats, résolutions, couleurs)
- Compréhension des droits d'auteur, des contrats audiovisuels et des obligations légales (CNC, Hadopi)
- Lecture et analyse financière (budgets, devis, cash-flow)
Compétences comportementales
- Diplomatie : tu arbitres entre artistes passionnés et financeurs pragmatiques
- Gestion du stress et des crises (dépassements budgétaires, arrêts de tournage d'urgence)
- Capacité à négocier et convaincre (fonds publics, coproducteurs, prestataires)
- Leadership et coordination d'équipes humaines très diverses
Comment évoluer en tant que producteur/trice ?
Après 5 ans en tant que producteur/trice associé(e) ou producteur/trice de contenu pour des petits budgets, tu peux accéder à producteur/trice principal(e), piloter des budgets plus importants et superviser d'autres producteurs. Certains se spécialisent : producteur/trice de fiction vs. documentaire vs. animation, ce qui approfondit ton expertise dans une niche.
À 10 ans, tu peux devenir producteur/trice délégué(e) ou directeur/trice de production : tu co-supervises l'ensemble d'une structure de production (une boîte comme StudioCanal, Quad ou Côte Ouest Télévision) et tu contrôles plusieurs projets en parallèle. Certains lancent leur propre société de production à ce stade.
À 15 ans, les trajectoires divergent : directeur/trice général(e) d'une grosse maison de production, consultant/e auprès de chaînes ou de fonds (conseiller artistique et budgétaire), ou responsable de développement pour une plateforme de streaming. Quelques producteurs/trices très expérimentés deviennent producteurs/trices de prestige, avec une réputation reconnue et une capacité à lever des budgets considérables pour leurs projets.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour producteur/trice ?
Tendances
Le secteur de la production audiovisuelle se transforme sous l'effet des plateformes numériques. Les chaînes de télévision historiques (France 2, France 3, TF1) restent des donneurs d'ordre majeurs, mais Netflix, Amazon Prime Video et Disney+ concentrent une part croissante des investissements. Cette diversification des financeurs élargit le marché mais complexifie le métier : tu dois maîtriser les normes techniques de chaque plateforme (débits, formats, sous-titrage, accessibilité).
Le BMO anticipe 24 368 projets de recrutement annuels, ce qui confirme une activité soutenue. Cependant, cette demande se concentre surtout en Île-de-France (studios de Paris, Boulogne-Billancourt) et dans les grands pôles régionaux (Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur).
Les outils numériques changent la donne : montage en ligne, visionneuses collaboratives (Frame.io), suivi de budget intégré (Movida) permettent de gérer des productions décentralisées. L'IA générative (création d'effets visuels, colorisation) commence à impacter les métiers techniques, incitant les producteurs/trices à se former continuellement. Enfin, les attentes en matière d'inclusivité et de durabilité environnementale (tournages éco-responsables) deviennent des critères de financement.
Débouchés
Les producteurs/trices trouvent du travail dans trois environnements : les sociétés de production indépendantes, les structures audiovisuelles publiques ou privées, et comme indépendants.
- Sociétés de production privées (France Télévisions, TF1 Production, Endemol Shine France, StudioCanal, Quad, Côte Ouest Télévision, Mediawan)
- Chaînes de télévision (secteur public : France Télévisions ; secteur privé : TF1, Canal+, M6)
- Plateformes numériques (Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ pour les productions françaises)
- Entreprises de cinéma (Gaumont, Pathé, Les Films du Losange)
- Production de documentaires (pôle documentaire, producteurs indépendants spécialisés)
- Animation et VFX (Cartoon Saloon, Xilam, Mikros Image)
Les régions concentrant cette activité : Île-de-France (85 % des emplois), Rhône-Alpes (pôles de Lyon et de Saint-Étienne), Côte d'Azur (Nice, Sophia-Antipolis), Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux). Le secteur est hybride : environ 40 % de salariat en structures moyennes ou grandes, 40 % en PME/TPE de production, 20 % d'indépendants (producteurs créant leur propre structure).
Comment devenir producteur/trice ?
Pour devenir producteur/trice, tu dois construire un double profil : une culture artistique solide et des bases en gestion. Les formations courantes sont un BTS Audiovisuel option gestion de production (2 ans après le bac, très pertinent pour débuter), un Master en gestion de production audiovisuelle (bac+5, type Université Sorbonne Nouvelle ou EICAR), ou une école de commerce avec spécialisation cinéma/audiovisuel (HEC, ESSEC, ESCP ont des parcours ad hoc).
Cependant, le métier valorise aussi l'expérience brute. Commencer comme assistant de production (même sans diplôme spécialisé) te permet d'apprendre sur le terrain et de construire ton réseau — c'est souvent le vrai point d'entrée.
Actions concrètes :
- Cherche un stage de 2e ou 3e année en tant qu'assistant de production auprès de chaînes (France Télévisions recrute régulièrement) ou de sociétés de production (consulte les annonces sur des sites comme ProductionsCinema.com ou LesEchos-Emploi)
- Adhère à des associations professionnelles : Association Française des Producteurs de Cinéma et de Télévision (AFPCT), Groupement Syndical de la Production Audiovisuelle (GSPA)
- Suis une certification en gestion budgétaire audiovisuelle (organismes comme le CNC ou l'IDHEC proposent des modules courts)
- Constitue un portfolio : réalise un court-métrage en tant que producteur pour montrer que tu sais piloter un projet
- Va à des événements : Festival de Cannes (marché du film), Série Series (Paris), MipTV (Cannes) — tu y rencontres producteurs et diffuseurs
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
L1302 — Producteur / Productrice de film
Définition
Accès au métier
Professionnels des spectacles
Médian : 2 500 €
postes prévus (BMO 2025)
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes