Ouvrier/ère Forestier/ère

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Sylviculteurs ou bûcherons, les ouvriers forestiers réalisent au quotidien des travaux d'entretien et d'aménagement des massifs forestiers. Un métier de plein air pour tous les amoureux de nature.

Qu'est-ce que le métier de ouvrier/ère forestier/ère ?

L'ouvrier/ère forestier/ère exerce un métier technique et physique qui combine entretien du patrimoine forestier et travaux de récolte. Tu interviens directement sur les massifs : élagage, abattage, débardage (extraction des bois), dégagement des accès, création de coupe-feu ou travaux de régénération forestière. Contrairement au sylviculteur qui supervise, tu es sur le terrain avec tes outils — tronçonneuse, équipement de sécurité, parfois tracteur forestier — pour appliquer les plans d'exploitation.

Le secteur recrute régulièrement : le BMO recense 3 181 projets de recrutement par an en France. C'est un métier porté par la demande de bois (énergie, construction, papier) et par les enjeux de gestion durable des forêts face aux tempêtes et aux maladies. Les employeurs ? Gestionnaires publics (Office National des Forêts principalement), entreprises forestières privées, collectivités territoriales, coopératives. Tu travailles en toutes saisons, souvent en équipe réduite, dans des environnements variés : forêts de plaine, montagne, régions côtières.

L'ouvrier/ère forestier/ère doit maîtriser les normes de sécurité (port du casque, équipement anti-bruit, prévention des risques liés aux machines), identifier les essences d'arbres, comprendre les cycles forestiers. C'est un travail exigeant physiquement, qui demande autonomie et fiabilité : tu dois anticiper les aléas météo, rapporter les incidents, maintenir ton équipement en bon état.

À quoi ressemble une journée de ouvrier/ère forestier/ère ?

6 h 30 – Rendez-vous au chantier forestier en Nouvelle-Aquitaine ou en Grand Est. Tu vérifies l'état de ta tronçonneuse, tes équipements de protection individuelle (casque, gants, bottes de sécurité certifiées), et tu consultes le plan de coupe établi par ton chef d'équipe ou le gestionnaire forestier. Tâche brève : marquer les arbres à abattre selon le diagnostic effectué en amont.

8 h – 12 h 30 – Phase d'abattage et de façonnage. Tu actionnes la tronçonneuse pour abattre les arbres en respectant les techniques de sécurité et les lignes de coupe définies. Un collègue prépare les grumes (tronçons de bois) sur les zones de stockage ou dégage les branches à l'aide d'une déchiqueteuse portée sur tracteur forestier. Tu vérifies les cordes de halage et tu surveilles les zones de circulation autour du chantier.

12 h 30 – 13 h 30 – Pause repas sur site, souvent chez toi si le chantier est proche.

13 h 30 – 16 h 30 – Poursuite de l'abattage ou passage au débardage : tu pilotes le treuil forestier ou accompagnes le conducteur de débardeur qui extrait les bois vers les aires de stockage. Fin de journée : nettoyage de l'équipement, signalement des incidents ou observations à ton responsable d'équipe.

Quelles compétences pour devenir ouvrier/ère forestier/ère ?

L'ouvrier/ère forestier/ère combine des savoir-faire manuels précis avec une conscience aiguë des risques. Tu dois maîtriser la technique et respecter des protocoles stricts, tout en gardant l'esprit d'équipe et l'adaptabilité face à des conditions de terrain changeantes.

Compétences techniques

  • Maniement expert de la tronçonneuse et des outils forestiers
  • Diagnostic des arbres : identification des essences, évaluation de la stabilité et des risques de chute
  • Utilisation de tracteurs forestiers et treuils de débardage
  • Application des normes de sécurité et du port des équipements de protection
  • Lecture de cartes forestières et de plans de coupe

Compétences comportementales

  • Vigilance et réactivité face aux dangers (chutes d'arbres, déplacements imprévus du bois)
  • Travail en équipe et communication sur le terrain
  • Résistance physique et endurance en milieu extérieur
  • Rigueur administrative : rapport d'incidents, traçabilité des opérations
  • Sens des responsabilités envers la qualité du travail et la durabilité forestière

Comment évoluer en tant que ouvrier/ère forestier/ère ?

Après 3-5 ans d'expérience, tu peux accéder au rôle de chef d'équipe forestière : tu coordonnes 3 à 5 ouvriers, planifies les chantiers, valides la sécurité et rends compte aux gestionnaires. Cette évolution demande une formation complémentaire (type BTS Gestion Forestière ou DEJEPS).

À 10-15 ans, tu peux devenir agent technique forestier ou responsable d'exploitation : tu supervises plusieurs chantiers simultanés, tu pilotes les marchés d'exploitation et tu interagis directement avec les propriétaires forestiers ou l'ONF. Certains ouvriers deviennent formateurs en sécurité forestière, créant leurs propres structures de conseil en gestion forestière durable ou intégrant des équipes de travaux de restauration écologique (zone humides, cours d'eau).

L'insertion dans le secteur public (ONF notamment) offre une stabilité d'emploi après concours ; le secteur privé (sociétés forestières régionales) permet des évolutions plus rapides mais avec une flexibilité contractuelle variable. La mobilité géographique (Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté, Provence) reste un atout pour accélérer l'évolution.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour ouvrier/ère forestier/ère ?

Tendances

Le secteur de la foresterie française connaît des transformations liées aux tempêtes (Vosges 2023, Storm Ciaran), à l'augmentation des ravageurs (bostryche du mélèze) et à la transition énergétique. Le BMO recense 3 181 projets de recrutement annuels, mais avec des disparités régionales marquées : Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté concentrent 60 % des embauches.

Les pratiques évoluent : débardage assisté par GPS, drones pour évaluer l'état des massifs, systèmes de traçabilité numérique des bois (e-loggers). Ces outils réduisent les risques manuels mais exigent de nouvelles compétences en lecture de données. Les salaires, selon France Travail, restent serrés : 2 047 € net pour un débutant, 2 090 € net en médian, 2 160 € pour un expérimenté — des rémunérations limitées comparées aux métiers du bâtiment, mais compensées par une certaine stabilité dans le public et des perspectives d'évolution. La gestion durable des forêts attire aussi des financements européens, créant des postes en agroforesterie et restauration écologique.

Débouchés

Trois types d'employeurs dominent : l'Office National des Forêts (ONF), qui emploie environ 40 % des ouvriers forestiers français sous statut de fonctionnaire ou contractuel ; les sociétés forestières privées (Dussurgey, Bourgogne Bois, Investel) qui gèrent les forêts pour compte de propriétaires ; et les collectivités territoriales (communes, syndicats intercommunaux, parcs naturels) qui assurent l'entretien des forêts communales.

Le secteur public (ONF, collectivités) assure la stabilité ; le secteur privé offre des rémunérations variables mais parfois plus élevées selon les marchés du bois. Quelques ouvriers deviennent indépendants ou micro-entrepreneurs en tant qu'entrepreneurs forestiers prestataires, mais c'est une trajectoire minoritaire demandant un apport initial et une gestion commerciale.

Régions d'emploi concentré :

  • Nouvelle-Aquitaine (Landes, Gironde, Dordogne)
  • Auvergne-Rhône-Alpes (Savoie, Drôme, Ardèche)
  • Bourgogne-Franche-Comté (Doubs, Jura)
  • Occitanie (Tarn-et-Garonne, Ariège)

Comment devenir ouvrier/ère forestier/ère ?

Avant de t'engager, vérifie que tu supportes le travail physique intense, l'exposition aux éléments (pluie, froid) et les rythmes saisonniers. Si tu vises l'ONF, prépare-toi à passer les concours externes de catégorie C (bac obligatoire, épreuves écrites et physiques) ; si tu préfères le privé, un CAP Travaux Forestiers ou une Mention Complémentaire (MC) Gestion et Conduite de Chantiers Forestiers suffisent et ouvrent des portes plus rapidement.

Actions concrètes :

  • Suivre une formation CAP Travaux Forestiers (2 ans, disponible en Nouvelle-Aquitaine, Grand Est, Rhône-Alpes) ou un Bac Pro Gestion des Milieux Naturels et de la Faune
  • Obtenir les CACES tronçonneuse (niveau 1) et tracteur forestier (obligatoires en chantier)
  • Demander un stage d'observation auprès de l'ONF local ou d'entreprises forestières régionales
  • Consulter les offres d'emploi sur France Travail et LinkedIn avec le mot-clé "ouvrier forestier + ta région"
  • Rejoindre des associations professionnelles locales ou des forums de professionnels forestiers pour évaluer les conditions réelles et construire un réseau
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

A1205 — Sylviculteur / Sylvicultrice

Définition

Le sylviculteur supervise l'ensemble des travaux d'entretien et de reconstitution des forêts, assurant ainsi la gestion durable des forêts. Gère et surveille la croissance et la santé des arbres Contrôle les opérations de coupe et assure la régénération des espaces forestiers Supervise les travaux forestiers et coordonne les équipes sur le terrain Planifie et met en ½uvre des projets de reforestation et de conservation Réalise des études d'impact environnemental pour préserver la biodiversité Peut informer et sensibiliser un public aux pratiques forestières et aux techniques de sylviculture durable

Accès au métier

Cet emploi est accessible avec une formation de niveau Bac à Bac +3 dans le domaine de la gestion et conduite de travaux forestiers.
Salaire net mensuel
Débutant2 047
Moyen2 090
Expérimenté2 160
Tension du marché

Données non disponibles

Projets de recrutement
3 181

postes prévus (BMO 2025)

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes