Miroitier/ère

Bâtiment et travaux publics (BTP)salariéF1607

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L'architecture moderne est synonyme de façades en verre. Dans beaucoup de constructions, le miroitier devient donc incontournable. Le métier fait appel à la fois aux techniques de la miroiterie et à celles du bâtiment.

Qu'est-ce que le métier de miroitier/ère ?

Tu poses et répares des vitrages, des miroirs et des éléments en verre sur des bâtiments neufs ou existants. Le miroitier ou la miroitière travaille sur des chantiers de toutes tailles : des façades entièrement vitrées de buildings parisiens aux simples baies vitrées de maisons individuelles en Provence. Tu es le spécialiste qui transforme les plans de l'architecte en vraies installations. Cela signifie prendre des mesures précises, découper le verre ou l'aluminium, assembler les cadres, et fixer l'ensemble selon les normes de sécurité et d'étanchéité.

C'est un métier hybride : tu dois maîtriser les techniques du verre (découpe, trempe, feuilletage) et celles du bâtiment (pose, scellement, isolation). Tu utilises des outils traditionnels (coupe-verre, tournevis) et numériques (logiciels de traçage, machines à commande numérique dans les ateliers). Contrairement au menuisier aluminium qui fabrique en atelier, le miroitier passe beaucoup de temps en hauteur sur des façades, avec des équipements de sécurité.

Le secteur du BTP demande constamment des miroitiers qualifiés. Selon France Travail, un miroitier débutant perçoit 2 185 € net/an, un professionnel médian 2 363 € net/an, et celui qui a de l'expérience peut atteindre 2 483 € net/an. Ces salaires s'ajoutent souvent à des primes de chantier et des indemnités. Les perspectives s'ouvrent surtout dans les grandes agglomérations (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur) où se concentrent les chantiers importants.

À quoi ressemble une journée de miroitier/ère ?

Ton jour commence tôt : rendez-vous sur le chantier à 7h30, souvent sur un building en construction dans le centre-ville ou en périphérie. Après le point de sécurité quotidien avec l'équipe BTP, tu vérifies l'état des protections en hauteur et tu enfiles ton harnais. De 8h à 12h, tu mesures les baies vitrées prévues à l'étage 8 d'un immeuble de bureaux, tu relèves les cotes et tu les notes sur ta tablette ou ton carnet. Tes mesures doivent être précises au millimètre : l'usine en atelier attend tes données pour fabriquer les châssis en aluminium. L'après-midi, tu reviens à l'atelier de l'entreprise. Avec ton collègue, tu vérifiesles vitrages livrés le matin (épaisseur, teinte, certifications), tu prépares les joints d'étanchéité (silicone, mastic), et tu découpes les baguettes d'aluminium sur une scieuse à lames. Vers 16h30, tu nettoies tes outils, tu remets à jour ton planning et tu communiques au chef de chantier les prochaines dates de pose. Deux à trois fois par semaine, tu reviens au chantier pour poser les éléments et vérifier qu'ils sont bien scellés.

Quelles compétences pour devenir miroitier/ère ?

Le métier de miroitier demande une vraie dualité : comprendre la fabrication du verre et maîtriser les techniques de pose en hauteur. Tu dois être méticuleux (les défauts de pose se voient immédiatement) et capable de travailler en équipe dans un environnement bruyant et potentiellement dangereux.

Compétences techniques :

  • Découpe et traçage du verre (manuelle et sur machine numérique)
  • Pose de vitrages et scellement avec mastic/silicone
  • Lecture de plans et relevé de cotes
  • Assemblage de châssis aluminium
  • Connaissance des normes thermiques et acoustiques (RT2020, etc.)

Compétences comportementales :

  • Rigueur et minutie (tolérance zéro sur l'étanchéité)
  • Résistance au travail en hauteur et adaptabilité météo
  • Respect des protocoles de sécurité (harnais, EPI)
  • Autonomie dans l'organisation du chantier

Comment évoluer en tant que miroitier/ère ?

Après 3 à 5 ans de pratique en tant que miroitier salarié, tu peux accéder à des postes de compagnon spécialisé : l'entreprise te confie des chantiers plus complexes (façades de prestige, projets avec normes strictes) ou des apprentis à former. Certains miroitiers choisissent de passer le Brevet de Maîtrise pour devenir formateurs en CFA ou responsables d'équipe.

À 10 ans d'expérience, tu peux viser des fonctions d'encadrement : chef d'équipe sur des chantiers majeurs (centres commerciaux, hôtels de luxe), ou responsable d'atelier dans une grande entreprise de miroiterie (groupe Kawneer, Schüco, Reynaers). Tu peux aussi envisager la création de ton propre artisanat de miroitier : le secteur offre régulièrement des opportunités en maintenance de bâtiments tertiaires.

À 15 ans, certains miroitiers deviennent maîtres artisans avec leur propre structure commerciale, travaillant sur des appels d'offres publics et privés, ou s'orientent vers la vente et le conseil technique chez des distributeurs de matériaux (Sablco, Jansen, etc.).

Quelles sont les perspectives d'emploi pour miroitier/ère ?

Tendances

Le secteur du verre dans la construction évolue rapidement. La demande pour des miroitiers compétents reste stable, mais les technologies changent : tu dois maîtriser des outils numériques (logiciels de traçage CAO, machines CNC) plutôt que de travailler uniquement à la main. Les verres spécialisés se développent (verres isolants thermiques renforcés, verres anti-intrusion, verre traité anti-UV pour climat chaud), ce qui exige une formation continue.

[donnée non disponible : score de tension et projets de recrutement BMO]. Cependant, l'Île-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes affichent une activité constante de recrutement dans le BTP. L'enjeu climatique favorise aussi les restructurations de bâtiments anciens (remplacement de simple vitrage par double vitrage), une niche utile pour les miroitiers indépendants. Les normes de performance énergétique (RE2020) obligent les constructeurs à de meilleures étanchéités, augmentant la valeur-ajoutée du travail de miroiterie.

Débouchés

Tu peux travailler pour plusieurs types d'employeurs. Les PME et PMI de miroiterie recrutent régulièrement : entreprises spécialisées dans les façades vitrées, ateliers locaux. Les grandes entreprises du BTP (Bouygues, Eiffage, Vinci) cherchent aussi des miroitiers pour leurs chantiers importants. Le secteur du bâtiment tertiaire (bureaux, hôtels, commerces) génère beaucoup de travaux. Enfin, tu peux devenir indépendant et travailler directement avec des architectes ou des maîtres d'œuvre.

Types d'employeurs et secteurs :

  • Entreprises de miroiterie artisanale ou PME (50 % du marché)
  • Grandes entreprises de BTP et groupes du second-œuvre
  • Façadiers et poseurs spécialisés
  • Bâtiment tertiaire (bureaux, commerce), résidentiel haut-de-gamme
  • Maintenance et rénovation de bâtiments existants
  • À titre indépendant (micro-entreprise ou SARL)

Régions concentrant l'activité : Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes (Rhône), PACA (notamment Aix et Marseille), Hauts-de-France.

Comment devenir miroitier/ère ?

Pour devenir miroitier, tu n'as pas besoin de bac général. Des formations courtes et spécialisées t'ouvrent directement l'accès au métier. Ton projet doit être clair : veux-tu rester artisan indépendant, ou progresser en tant que salarié vers des responsabilités d'encadrement ?

Actions à engager maintenant :

  • Prépare un CAP Miroiterie-Vitrerie (2 ans en apprentissage, idéal dès la 3e)
  • Ou vise un Bac Pro Ouvrages du Bâtiment : Aluminium, Verre et Matériaux de Synthèse (3 ans, passerelle plus large)
  • Contacte des entreprises locales (Côté Bâtiment, artisans miroitiers régionaux) pour un stage d'une à deux semaines : tu verras immédiatement si le travail en hauteur te plaît
  • Inscris-toi auprès de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat de ta région pour des infos sur les aides à l'apprentissage et à l'installation
  • Prépare-toi à suivre une formation Autorisation de Travail en Hauteur dès l'entrée en entreprise (obligatoire)
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

F1607 — Menuisier / Menuisière aluminium

Définition

Fabrique les éléments en aluminium d'équipement de l'habitat, selon les règles de l'art: fenêtres, portes, vérandas, baies vitrées, façades vitrées, garde-corps, cloisons, pergolas, portails, claustras ... Réalise des ouvrages en appliquant les règles et normes en vigueur, de la prise de cotes jusqu'à la fabrication. Selon la taille de l'entreprise, peut poser des menuiseries. Travaille sur machine-outil traditionnelle et/ou sur machine numérique, avec des matériaux recyclables Contribue à l'optimisation des performances énergétiques de l'ouvrage bâtiment et au confort des occupants par la qualité de finition des réalisations.

Accès au métier

Une formation de base en menuiserie ou dans le bâtiment est conseillée. Les habilitations pour l'utilisation de pont roulant et portique, ou la conduite de chariots élévateurs sont optionnelles.
Salaire net mensuel
Débutant2 185
Moyen2 363
Expérimenté2 483
Tension du marché

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Projets de recrutement

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes