Ingénieur/e Forestier/ère
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SauvegarderAvec près de 25 millions d'hectares, la forêt française a besoin de professionnels. Les ingénieurs forestiers en font partie. Ils gèrent les projets d'aménagement et d'exploitation de cet immense territoire, tout en respectant l'environnement.
Qu'est-ce que le métier de ingénieur/e forestier/ère ?
En tant qu'ingénieur/e forestier/ère, tu pilotes des projets d'aménagement et d'exploitation sur des territoires boisés, tout en préservant l'équilibre écologique. Avec près de 25 millions d'hectares à gérer, la France a besoin de ces professionnels pour concilier production de bois, biodiversité et accueil du public.
Concrètement, tu travailles sur des missions très variées : étudier la composition d'une forêt, planifier les coupes de bois, restaurer des zones dégradées, ou accompagner des propriétaires forestiers dans leurs investissements. Tu suis aussi l'impact des changements climatiques sur les essences d'arbres (chêne, sapin, pin) et tu peux proposer des adaptations : diversification des plantations, amélioration de la résilience.
L'ingénieur/e forestier/ère navigue entre terrain et bureaux. Sur le terrain, tu mesures, observes, prélèves des données. Au bureau, tu analyses, modélises, rédiges des plans de gestion. Tu collabores avec des agents techniques, des propriétaires, des collectivités, des entreprises de bois-énergie, parfois des chercheurs.
Selon France Travail, un/e ingénieur/e forestier/ère débute à 3 164 € net par mois, avec un salaire médian de 3 918 € net/mois en cours de carrière et 4 306 € net/mois en fin de parcours. Le secteur recrute régulièrement : le BMO recense 915 projets de recrutement par an. Tu peux travailler pour l'État (ONF), des collectivités, des bureaux d'études, des entreprises privées de gestion forestière, ou en tant que consultant indépendant.
À quoi ressemble une journée de ingénieur/e forestier/ère ?
7h30 — Tu arrives au siège régional de l'ONF (ou du bureau d'études où tu travailles) avec ton carnet de terrain et ton ordinateur portable. Tu consultes les mails de la nuit : un propriétaire forestier te pose des questions sur un défrichement, un collègue partage les résultats d'une analyse SIG (Système d'Information Géographique) pour une zone que tu dois auditer. 9h — Réunion avec le chef de projet et les techniciens. Vous évoquez le calendrier des coupes sur trois parcelles, les risques de ravageurs détectés en automne (scolytes), et le planning des plantations de printemps. Tu utilises des cartes numériques et des données météorologiques pour ajuster le timing. 11h — Direction le terrain. Tu accompagnes un technicien dans une parcelle de 40 hectares. Vous prélevez des carottes de bois (âge, santé), vous relevez les espèces présentes, vous photographiez les dégâts du dernier orage. Tu utilises un GPS pour cartographier, un clinomètre pour mesurer les hauteurs d'arbres. 14h — Retour au bureau. Tu traites les données collectées avec ArcGIS ou QGIS, tu mets à jour le plan de gestion pluriannuel. Tu ébauches un rapport pour le propriétaire qui sollicite des aides pour sa forêt. 16h — Appel avec un éco-organisme qui finance des travaux de restauration. Tu défends un dossier pour reboisement après tempête. Fin de journée : tu rédiges des mémos, tu consultes les appels d'offres pour de nouveaux chantiers.
Quelles compétences pour devenir ingénieur/e forestier/ère ?
L'ingénieur/e forestier/ère combine savoirs scientifiques solides et sens pragmatique du terrain. Tu dois maîtriser des outils techniques pointus, mais aussi comprendre les enjeux économiques, légaux et environnementaux d'une gestion forestière moderne. À cela s'ajoutent des qualités humaines indispensables pour convaincre des propriétaires ou animer des réunions avec des partenaires variés.
Compétences techniques
- Maîtrise des logiciels SIG (ArcGIS, QGIS) et des bases de données forestières
- Dendrométrie et écologie forestière (identification d'essences, estimation de volumes, calculs de rendement)
- Connaissance de la réglementation environnementale (Natura 2000, code forestier, certifications PEFC/FSC)
- Techniques de télédétection et drone pour l'inventaire
- Outils de modélisation climatique et évaluation de la vulnérabilité des forêts
Compétences comportementales
- Capacité à négocier avec des publics hétérogènes (propriétaires, élus, entreprises, environnementalistes)
- Rigueur méthodologique et gestion de projet en environnement complexe
- Autonomie sur le terrain et en analyse
- Pédagogie pour transmettre des concepts techniques à des non-spécialistes
- Résilience face aux aléas climatiques et aux remises en cause des plans de gestion
Comment évoluer en tant que ingénieur/e forestier/ère ?
À 5 ans d'expérience, tu deviens responsable d'un secteur géographique ou d'une thématique (restauration écologique, bois-énergie, forêts urbaines). Tu supervises des techniciens, tu pilotes des budgets plus importants, tu peux participer à l'expertise auprès des collectivités. Tes revenus progressent régulièrement.
À 10 ans, tu aspires à des postes de chef de projet senior, responsable d'agence dans une structure régionale, ou responsable technique dans un bureau d'études spécialisé. Certains deviennent inspecteurs forestiers (fonction publique), d'autres s'orientent vers le conseil en stratégie forestière ou la gestion d'actifs forestiers pour des investisseurs.
À 15 ans, tu peux viser des fonctions managériales (directeur technique, directeur d'agence), accéder à des comités de direction, ou te spécialiser davantage (chercheur en écologie forestière, expert international climat/forêts). Certains ingénieur/e forestier/ère créent leur propre cabinet de conseil ou travaillent pour des ONG de conservation. Les salaires s'alignent alors sur des grilles cadres confirmés, bien au-delà des chiffres de débutant.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e forestier/ère ?
Tendances
Le secteur forestier subit une transformation majeure liée aux crises climatiques et à la transition énergétique. Le BMO recense 915 projets de recrutement annuels, une demande stable mais qui évolue en nature : le métier d'ingénieur/e forestier/ère intègre de plus en plus les enjeux d'adaptation climatique (essence résistantes à la sécheresse, prévention des incendies), la certitude de gestion durable, et les services écosystémiques (captation carbone, biodiversité, eau).
Les outils de suivi évoluent rapidement : drone multispectral, intelligence artificielle pour détecter les ravageurs, big data forestière. Tu dois progressivement te familiariser avec ces technologies pour rester compétitif. Parallèlement, la demande de certification (PEFC, FSC) et de traçabilité du bois devient incontournable auprès des acheteurs publics et privés. Le télétravail partiel s'installe, mais le terrain reste central et non négociable. Les salaires restent contenus (selon France Travail : 3 164 € à 4 306 € net/mois selon l'ancienneté), ce qui reflète une profession plutôt stable mais non en forte expansion salariale.
Débouchés
Tes employeurs potentiels couvrent le secteur public et privé. Le principal recruteur reste l'Office National des Forêts (ONF), mais aussi les services forestiers des collectivités (conseils départementaux, régionaux, communautés de communes). Le secteur privé embauche dans les bureaux d'études spécialisés (Géodésis, Egis, Envirotech), les sociétés de gestion forestière (groupe Arnould, Forestry Experts), les coopératives forestières, et les entreprises de travaux forestiers.
- Secteur public : ONF, État, collectivités territoriales, agences de l'eau, parcs nationaux
- Secteur privé : bureaux d'études-conseils, sociétés de gestion forestière, groupes agroalimentaires et bois-matériau
- Indépendant : consultant forestier pour propriétaires privés, accompagnement à la certification
- Régions fortes : Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est, Pays de la Loire
- Part estimée : ~50 % public (ONF et collectivités), ~45 % privé, ~5 % indépendants
Comment devenir ingénieur/e forestier/ère ?
Avant de t'engager dans un cursus de 5 ans, tu dois confirmer que tu apprécies réellement le terrain forestier, l'analyse scientifique, et les négociations avec des partenaires aux intérêts divergents. Lis des rapports du Haut Conseil de la Forêt, regarde des vidéos de chantiers forestiers, discute avec des agents de l'ONF pour tester ta vocation.
Actions concrètes à mener :
- Vise les écoles habilitées Bac+5 : AgroParisTech (cursus foresterie), Bordeaux Sciences Agro, ENSAIA (Nancy), VetAgroSup Lyon — identifie celle qui te plaît géographiquement
- Dès le lycée, renforce ton profil en SVT, maths, physique-chimie ; cherche des stages en collectivités ou ONF pour voir le terrain
- Obtiens des certifications en géomatique (QGIS gratuit) et initie-toi à R ou Python pour l'analyse de données
- Adhère à des associations forestières ou des réseaux étudiant (Afaf, Forêts en Avant) pour tisser ton réseau et suivre l'actualité
- Pendant tes études, multiplie les stages (hiver : terrain; été : études en bureau d'études)
- Cherche des stages à l'ONF, en collectivité, ou dans des cabinets de conseil forestier reconnus ; les postes en CDI se pourvoyent beaucoup via le réseau local et les stages
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
A1303 — Ingénieur / Ingénieure d'études et de recherche agricoles
Définition
Accès au métier
Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture
Médian : 2 500 €
postes prévus (BMO 2025)
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes