Ingénieur/e en Fonderie

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L'ingénieur en fonderie est le spécialiste des procédés de fabrication des pièces métalliques composant la plupart des objets du quotidien (pièces automobiles, vélos, canalisations...).

Qu'est-ce que le métier de ingénieur/e en fonderie ?

En tant qu'ingénieur en fonderie, tu es responsable de l'optimisation complète des procédés de transformation du métal en pièces fonctionnelles. Tu interviens à tous les stades : conception du moule, sélection des alliages, gestion de la température de coulée, contrôle de la solidification, et traitement thermique post-fusion. L'ingénieur en fonderie doit résoudre des problèmes concrets : comment éviter les retassures (cavités internes) ? Comment minimiser les rebuts ? Comment produire plus vite sans sacrifier la qualité ?

Tu travailles dans des environnements très variés : pièces automobiles pour Renault ou Stellantis, composants ferroviaires pour Alstom, tuyauterie pour Vallourec, ou même pièces pour l'aéronautique. Selon France Travail, le secteur recrute 1 544 projets par an, ce qui traduit une demande stable et durable. Les entreprises de fonderie sont disséminées dans l'Hexagone, mais des pôles importants existent en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Nord-Pas-de-Calais et autour de Lyon.

Le salaire débutant s'élève à 4 200 € net/an selon France Travail, avec une progression vers 5 760 € net/an en salaire médian. L'expérience te permet d'atteindre 6 248 € net/an et des responsabilités managériales. C'est un métier où tu vois immédiatement l'impact de tes décisions : une modification du moule change la qualité des 10 000 pièces produites cette semaine.

À quoi ressemble une journée de ingénieur/e en fonderie ?

Matin (8h-12h) : Tu arrives au bureau avec ton équipe production. Réunion de 30 minutes : revue de la veille (nombre de rebuts, non-conformités détectées). Ensuite, tu consultes les résultats des analyses thermiques réalisées sur la dernière coulée, directement sur le logiciel de suivi MES (Manufacturing Execution System). Tu dois ajuster les paramètres de température du four ou modifier la géométrie du moule pour gagner 2% de rendement. Tu échanges avec le responsable qualité sur les défauts apparus, puis tu valides un devis pour un nouveau moule en CAO avec AutoCAD.

Midi-13h30 : Déjeuner rapide à la cantine de l'usine.

Après-midi (13h30-17h) : Visite de l'atelier de fonderie : tu observes directement la coulée, vérifies que les paramètres respectent tes consignes. Tu discutes avec les ouvriers fondeurs pour identifier les micro-problèmes. De retour au bureau, tu prépares un rapport d'amélioration continue pour réduire le temps de cycle. Appel téléphonique avec un client automobile qui pose question sur les tolérance dimensionnelles d'une nouvelle pièce. Tu termines en relevant les données de production pour l'extraire vers le système ERP.

Quelles compétences pour devenir ingénieur/e en fonderie ?

En tant qu'ingénieur en fonderie, tu dois maîtriser à la fois la thermodynamique des métaux et la gestion opérationnelle. Les compétences demandées combinent la rigueur scientifique et l'adaptabilité face aux aléas de la production.

Compétences techniques

  • Thermique et mécanique des fluides (solidification, transferts thermiques)
  • Maîtrise des logiciels CAO/DAO et simulation numérique (AutoCAD, Solidworks, FlexPDE)
  • Connaissance des alliages métalliques et leurs traitements thermiques
  • Notions de qualité et traçabilité (normes ISO 8501, ISO 286)
  • Mécanique appliquée et calcul de structures

Compétences comportementales

  • Sens du terrain et capacité à communiquer avec les ouvriers fondeurs
  • Rigueur dans la documentation et la traçabilité
  • Résolution rapide de problèmes sous contrainte de délai de production
  • Travail en équipe multidisciplinaire (qualité, maintenance, bureau d'études)
  • Autonomie et prise d'initiative face aux dérèglements

Comment évoluer en tant que ingénieur/e en fonderie ?

Après 3-5 ans en tant qu'ingénieur en fonderie, tu peux devenir responsable d'unité de production : tu supervises alors l'ensemble des flux de fonderie (moules, coulée, démoulage, contrôle). C'est le code ROME H2502, qui nécessite d'ajouter une vraie dimension managériale à tes compétences techniques.

À 10 ans d'expérience, tu peux viser des postes de responsable technique ou chef de projet innovation : piloter l'intégration de nouvelles technologies (impression 3D de moules, casting numériques, robotisation). Certains prennent la direction d'une usine entière.

À plus long terme (15 ans), des ingénieurs en fonderie deviennent directeur industriel ou passent au consulting auprès des PME du secteur pour optimiser leurs procédés. D'autres créent leur propre entreprise de prestation en fonderie spécialisée. La formation initiale solide te permet aussi de basculer vers d'autres secteurs métallurgiques (forgeage, traitement thermique).

Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e en fonderie ?

Tendances

Le secteur de la fonderie connaît une transformation progressive mais claire. Les 1 544 projets de recrutement annuels selon le BMO révèlent une demande durable, mais concentrée auprès d'entreprises qui modernisent leurs procédés. Les nouvelles technologies gagnent du terrain : simulation numérique 3D des moules avant fabrication, imagerie thermique pour anticiper les défauts, débuts de robotisation dans le démoulage.

Parallèlement, les normes environnementales (réduction des émissions CO₂, recyclage de l'alliage) redessinent les compétences attendues. Les entreprises cherchent des ingénieurs capables de proposer des alternatives durables : moules céramiques réutilisables au lieu de sable, réduction des appels thermiques, amélioration du taux de conformité pour moins de rebuts. L'allègement des véhicules (transition électrique) modifie aussi les cahiers des charges : pièces plus légères, alliages nouveaux (alliages d'aluminium haute performance), tolérances plus strictes. C'est un secteur où ton impact environnemental peut être direct et mesurable.

Débouchés

L'ingénieur en fonderie trouve des débouchés dans des entreprises très différentes, mais toutes partageant un besoin de fiabilité et de qualité en production de pièces métalliques. Le secteur est équilibré entre PME spécialisées et grands groupes industriels avec fonderies intégrées.

Secteurs employeurs

  • Automobile : Renault, Stellantis, leurs sous-traitants (Bocar, Gühring, Tipco)
  • Ferroviaire et transport : Alstom, Bombardier, Wabtec
  • Énergie : Vallourec (tuyauterie), GE Power (turbines)
  • Équipement industriel : ABB, Siemens (pièces moulées)
  • Pièces pour l'aéronautique : Safran, Airbus (via sous-traitants fondeurs)

Régions concentrant l'activité

  • Bourgogne-Franche-Comté (Nièvre, Côte-d'Or)
  • Nord-Pas-de-Calais
  • Région lyonnaise et Rhône-Alpes
  • Pays de la Loire

Répartition secteur : environ 70% privé, 25% grandes usines semi-intégrées, 5% indépendant/PME prestataires.

Comment devenir ingénieur/e en fonderie ?

Pour construire un profil solide d'ingénieur en fonderie, tu dois combiner formation généraliste en mécanique et spécialisation précoce en fonderie. Les recruteurs recherchent des candidats ayant du concret : stage en usine de fonderie, pas juste théorie.

Formations et certifications à viser

  • Diplôme d'ingénieur spécialisé en mécanique ou génie des matériaux (école généraliste + approfondissement fonderie)
  • Master professionnel « Mécanique et procédés » ou équivalent
  • Certification sur les logiciels de simulation (FlexPDE, Magmasoft pour la coulée)
  • Certification chaîne de qualité : ISO 9001, ISO 8501

Comment construire ton réseau et ton expérience

  • Stage de 6 mois minimum en bureau d'études ou atelier de fonderie (à partir de Bac+2/3)
  • Intègre un club ou association d'ingénieurs fondeurs (réseau rare mais très utile)
  • Cherche des stages chez les grand groupes automobiles (Renault Tech Campus, Stellantis) qui accueillent des jeunes talents
  • Contacte directement des PME fondeurs en région Bourgogne ou Nord : elles manquent de techniciens et prennent plus facilement des juniors
  • Apprends l'anglais technique : 80% des normes et logiciels spécialisés sont en anglais
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

H2502 — Responsable d'unité de production industrielle

Définition

Organise, optimise et supervise des moyens et des procédés de fabrication, dans un objectif de production de biens ou de produits, selon des impératifs de sécurité, environnement, qualité, coûts, délais, quantité. Peut encadrer une équipe ou un service et en gérer le budget. Peut encadrer d'autres services connexes à la production (maintenance, qualité, ...).

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master professionnel, diplôme d'ingénieur, ...) dans les secteurs techniques (mécanique, électronique, chimie, ....), complété par une expérience professionnelle en production. Il est également accessible à partir d'un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT) complété par une expérience professionnelle dans le secteur. La pratique de l'anglais est requise. La maîtrise de l'outil informatique (progiciels de gestion de données) peut être requise.
Salaire net mensuel
Débutant4 200
Moyen5 760
Expérimenté6 248
Tension du marché
Équilibré

Ingénieurs et cadres de fabrication et de la production

Médian : 3 366

Projets de recrutement
1 544

postes prévus (BMO 2025)

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes