Ingénieur/e en Énergie Solaire
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SauvegarderDe l'abri solaire qui recharge un véhicule électrique à la centrale qui produit de l'électricité, l'ingénieur en énergie solaire conçoit et pilote des projets au coeur de l'énergie dite verte.
À quoi ressemble une journée de ingénieur/e en énergie solaire ?
Une journée type débute à 8h30 au bureau : tu valides les résultats d'une simulation PVsyst lancée la veille pour un projet de toiture à Toulouse. Ton manager et toi discutez de la configuration des onduleurs et des configurations de câblage ; vous décidez d'ajuster le nombre de panneaux pour optimiser le rendement énergétique. À 10h, réunion en visioconférence avec le client (une coopérative agricole) et l'électricien qui gérera l'installation. Tu présentes le dossier technique, clarifiant le raccordement au réseau et les coûts associés. Entre 11h30 et 13h, tu affines ton dossier de demande de raccordement pour Enedis, en validant les schémas électriques sous AutoCAD. L'après-midi, tu te déplaces sur un chantier en cours à 30 km pour inspecter l'installation (vérification des fixations, alignement des modules). Sur place, tu discutes avec l'équipe de pose des ajustements à apporter. Retour au bureau vers 17h pour rédiger un rapport d'inspection et caler les premières études pour un dossier de demande de subvention régionale (MaPrimeRénov', aides collectivités). Avant de partir, tu consultes les alertes de production d'une centrale que tu pilotes en suivi.
Quelles compétences pour devenir ingénieur/e en énergie solaire ?
Tu dois maîtriser un équilibre entre savoirs scientifiques rigoureux et capacité à traduire l'enjeu technique pour des non-spécialistes. C'est un métier où l'erreur de conception a des impacts concrets et financiers importants, d'où l'exigence de rigueur absolue.
Compétences techniques
- Modélisation énergétique et simulation (PVsyst, HOMER, RETScreen)
- Conception électrique : dimensionnement panneaux, onduleurs, batteries, câblage (normes NF C 15-100, EN 50530)
- Analyse structurelle et adaptabilité aux toitures (calcul de charge, résistance au vent)
- Maîtrise de CAO et SIG (AutoCAD, QGIS pour analyse gisement solaire)
- Gestion administrative : dossiers de raccordement, conformité RT 2020 / RE 2020
Compétences comportementales
- Rigueur méthodologique et vérification systématique des calculs
- Communication technique claire avec des publics variés (techniciens, clients, élus)
- Gestion de projets multi-disciplinaires et respect des délais
- Capacité à travailler sur site dans l'humidité, le froid, l'exposition UV
Comment évoluer en tant que ingénieur/e en énergie solaire ?
Après 3-5 ans en tant qu'ingénieur/e en énergie solaire en bureau d'études ou chez un intégrateur, tu peux devenir chef de projet : tu piloteras plusieurs dossiers en parallèle, superviseras une équipe de deux à trois juniors, et géreras le budget et le planning. Certains spécialistes se dirigent vers le rôle d'ingénieur d'affaires, en charge de prospection commerciale et chiffrage des projets.
À 10 ans d'expérience, tu peux accéder à des postes d'ingénieur expert ou lead technique : responsable de l'innovation produit ou de la qualification de nouveaux équipements. Chez les plus grands groupes (Engie, EDF Renewables, Voltalia), tu peux viser une direction Ingénierie & Études. D'autres bifurquent vers la gestion d'actifs : optimiser et monitorer des parcs existants pour maximiser leur productivité. Après 15 ans, des postes de directeur technique ou fondateur d'un bureau d'études spécialisé sont accessibles, notamment dans les territoires où le marché solaire se structure (Bretagne, Hauts-de-France, zones côtières).
Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e en énergie solaire ?
Tendances
Le secteur du solaire photovoltaïque français connaît une transformation majeure. [Donnée non disponible : données salariales, score de tension, projets de recrutement BMO]. Cependant, les observatoires régionaux (Ademe, syndicats professionnels) signalent une demande croissante pour des profils d'ingénieur/e en énergie solaire combinant expertise photovoltaïque et intégration des batteries de stockage.
Les technologies évoluent rapidement : les panneaux haut rendement (perovskites, cellules bifaciales), les systèmes de suivi du soleil (trackers), et les micro-onduleurs changent les approches de conception. De plus, la rénovation énergétique des bâtiments anciens crée une demande pour la réhabilitation toiture + solaire. Les collectivités territoriales lancent des appels à projets massifs (territoires à énergie positive, zones de développement éolien-solaire), élargissant les opportunités au-delà des seuls intégrateurs privés.
La tendance vers l'autoconsommation collective et les microgrid locales enrichit aussi le profil attendu : maîtriser le pilotage temps-réel et les technologies IoT devient un atout concurrentiel.
Débouchés
Les employeurs variés t'offrent des trajectoires très différentes. Les bureaux d'études spécialisés (Tecsol, Inéa Énergies, Groupe Maîtrise d'Ouvrage en Énergies Renouvelables) te placeront d'emblée en conception fine et expertise. Les intégrateurs/installateurs (Sunwatt, Systovi, Albioma) te feront alterner bureau et terrain, avec une montée en charge commerciale possible. Les groupes énergétiques (Engie, EDF Renewables, Voltalia, Abo Wind) offrent davantage de stabilité et de formations continues, mais exigent une vision stratégique plus large.
Les débouchés régionaux concentrent :
- Région PACA et Occitanie : forte densité de projets au sol et agrivoltaïsme
- Nouvelle-Aquitaine : intégration agrivoltaïque et biomasse mixte
- Auvergne-Rhône-Alpes : projets hybrides solaire-hydro
- Régions côtières : intégration éolien-solaire
La part privée domine largement (75-80 %), mais les collectivités et les coopératives énergétiques recrutent davantage depuis 2023.
Comment devenir ingénieur/e en énergie solaire ?
Dès maintenant, construis un profil scientifique solide en privilégiant la physique, les mathématiques et l'électrotechnique. Si tu es encore au lycée, tourne-toi vers un Bac général avec spécialités Physique-Chimie et Maths ; en post-bac, une classe prépa MPSI ou PCSI puis une école d'ingénieurs généraliste (avec spécialisation en énergies renouvelables) reste le chemin royal. Sinon, une licence puis master Énergies renouvelables (Aix-Marseille, Toulouse III, Nantes, etc.) est tout aussi crédible.
Pour étoffer ton dossier candidature :
- Recherche un stage de 2-3 mois en bureau d'études solaire dès la 2e année d'école ou durant ton master (contacte directement les PME locales, pas seulement les grandes boîtes)
- Maîtrise PVsyst : télécharge la version gratuite et fais des mini-projets personnels (c'est un must-have)
- Certifications utiles : RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) qualification solaire, ou formations CESI/INES (Institut National de l'Énergie Solaire, Chambéry)
- Rejoins des associations d'étudiants sur l'énergie (clubs énergies renouvelables en école, SFE Société Française de l'Énergie) pour cultiver ton réseau
- Lis régulièrement les revues techniques : Énergies Renouvelables Magazine, newsletters Ademe
- Participe à des hackathons ou concours d'innovation solaire (ex : Total Energies Innovation Challenge)
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes