Ingénieur/e en Automatisme

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L'ingénieur en automatismes est le maître d'oeuvre de l'automatisation des usines, des entrepôts, des centres de tri, etc. Il conçoit et met en place des systèmes automatisés complexes : robots, véhicules à guidage automatique, machine à commande numérique.

Qu'est-ce que le métier de ingénieur/e en automatisme ?

Tu conçois et mets en place les systèmes qui font tourner les usines et les entrepôts sans intervention humaine. En tant qu'ingénieur/e en automatisme, tu es responsable de la conception complète : tu définis les spécifications techniques, tu codes les automates programmables (API), tu intègres des robots collaboratifs ou des véhicules à guidage automatique (AGV), et tu assures que tout communique correctement. C'est un métier d'orchestration technologique.

Ton champ d'action est vaste. Tu peux travailler sur une chaîne de montage automobile chez Renault ou Stellantis, piloter l'automatisation d'un centre de tri postal, ou encore optimiser un entrepôt Amazon. L'ingénieur/e en automatisme doit maîtriser à la fois la mécanique, l'électronique et l'informatique industrielle — c'est un profil polyvalent.

Le marché t'offre des perspectives solides : selon France Travail, le salaire débutant est de 3 907 € net/mois, le salaire médian se situe à 5 062 € net/mois, et un ingénieur expérimenté touche environ 5 846 € net/mois. Ces chiffres reflètent la demande réelle des entreprises pour ce profil.

Au quotidien, tu n'es jamais assis sur une seule technologie. Ton travail mêle simulation (logiciels CAO et de modélisation), programmation d'automates (Siemens S7, Schneider Electric TIA Portal), tests sur site et résolution de problèmes en temps réel. C'est un métier mixte : bureau et terrain, conception et mise en œuvre, travail individuel et collaboration étroite avec des électriciens, des mécaniciens et des clients.

À quoi ressemble une journée de ingénieur/e en automatisme ?

Ta journée débute à 8h à ton bureau ou sur site. Le matin, tu consultes tes e-mails et tu assistes à une réunion avec l'équipe projet : retour sur les essais de la veille, ajustements des spécifications avec le client. Tu ouvres alors TIA Portal (la suite Siemens) pour affiner la programmation d'un automate destiné à commander une ligne de convoyage. Vers 10h30, tu passes à la simulation 3D pour vérifier que les mouvements du robot respectent les zones de sécurité. À midi, tu échanges en visioconférence avec un fournisseur de capteurs afin de valider l'intégration matérielle. L'après-midi, tu descends au hall de test pour déboguer une séquence qui ne communique pas correctement entre deux postes. Tu utilises un oscilloscope et tu vérifies les connexions réseau avec un testeur Ethernet. Tu croises l'électricien qui installe les câbles et vous synchronisez vos interventions. Vers 16h, tu documentes tes modifications dans un outil collaboratif (SharePoint ou GitLab), tu rédiges un compte-rendu technique pour la cliente et tu prépares la démo de demain. À 17h30, tu quittes en ayant déjà réfléchi à la prochaine étape : intégrer un contrôleur vision pour inspecter les pièces automatiquement.

Quelles compétences pour devenir ingénieur/e en automatisme ?

Ingénieur/e en automatisme, tu dois manier des compétences très variées, à cheval entre la conception théorique et la mise en œuvre pratique sur le terrain.

Compétences techniques

  • Programmation d'automates industriels (API Siemens, Schneider, Allen-Bradley)
  • Modélisation 3D et simulation (CAO, RoboDK, Visual Components)
  • Électrotechnique et schémas électriques (lecture de plans, mise aux normes)
  • Réseaux industriels (Ethernet, Profibus, Modbus)
  • Diagnostique et debogage sur site

Compétences comportementales

  • Rigueur et attention aux détails (la sécurité n'admet pas d'erreur)
  • Capacité à collaborer avec des profils variés (mécaniciens, électriciens, clients)
  • Adaptabilité face à des imprévus (défaut matériel, modification urgente)
  • Communication technique claire, à l'oral et à l'écrit
  • Gestion de projet et respect des délais

Comment évoluer en tant que ingénieur/e en automatisme ?

Tes premières années (0-3 ans), tu renforces tes compétences en automatisation : tu dois maîtriser plusieurs environnements de programmation et accumuler des expériences sur différents types de systèmes (robots, convoyeurs, AGV). À 5 ans d'expérience, tu peux accéder à un poste de chef de projet automatisme : tu pilotes l'intégration technique d'un contrat client, tu encadres un ou deux techniciens et tu arbitres les décisions techniques.

Vers 10 ans, tu peux viser des responsabilités d'ingénieur senior ou de responsable d'une cellule R&D automatisme au sein d'une grosse entreprise (Bosch Rexroth, Siemens, Schneider Electric). Tu concentres moins de temps sur le code et davantage sur la stratégie technologique, l'innovation et l'accompagnement d'une équipe de 5-10 personnes.

À 15 ans d'expérience, tu peux devenir directeur technique dans une PME d'intégrateurs en automatisme, ou rejoindre l'équipe de direction d'une grande industrie si tu as validé les compétences en management. Certains choisissent l'indépendance et créent leur micro-entreprise de conseil ou d'audit en automatisation.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e en automatisme ?

Tendances

Le secteur de l'automatisme industriel connaît une accélération. Les données des projets de recrutement (BMO) ne sont pas disponibles, mais les appels de France Travail montent régulièrement. Deux phénomènes poussent la demande : la pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans les usines et l'obligation pour les entreprises de se moderniser pour rester compétitives. L'intelligence artificielle et la vision industrielle transforment ton métier : tu intègres désormais des caméras capables de reconnaître automatiquement les défauts ou les types de pièces. La cybersécurité des systèmes automatisés devient aussi un enjeu critique — les usines doivent protéger leurs automates contre les intrusions. Enfin, la robotique collaborative (cobots) change la nature des tâches : tu dois concevoir pour que robot et humain travaillent côte à côte en toute sécurité, ce qui exige une réflexion différente. Le télétravail ne domine pas ce métier puisque tu passe du temps sur site, mais les PME d'intégration recrutent davantage et offrent souvent plus de flexibilité qu'un grand groupe.

Débouchés

L'ingénieur/e en automatisme a accès à un marché diversifié. Les secteurs principaux sont l'automobile et ses équipementiers (Renault, Valeo, Bosch, Léoni), la logistique (Amazon, Colis Privé, DHL), l'agroalimentaire (Lactalis, Bonduelle), la chimie et la pharmacie, et l'électrotechnique.

Tu peux travailler pour :

  • Intégrateurs système : Schneider Electric, Siemens, Bosch Rexroth, ABB, Rockwell Automation
  • PME spécialisées : nombreux intégrateurs régionaux de 20 à 100 personnes (Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Île-de-France très attractifs)
  • Grandes entreprises manufacturières : comme ingénieur interne en amélioration continue
  • Secteur public : SNCF, La Poste, collectivités (moins fréquent)

La part privée domine largement. Une part croissante de postes s'ouvre aussi au consulting en efficacité industrielle ou à l'audit automatisme auprès de PMI en transformation.

Comment devenir ingénieur/e en automatisme ?

Pour entrer dans ce métier, tu dois construire un profil technique solide dès le bac. Une formation Bac+3 (licence) ou Bac+5 (master, école d'ingénieur) est nécessaire, avec des spécialités en automatique, électronique ou informatique industrielle.

Voici tes étapes concrètes :

  • En formations : privilégie un diplôme d'école d'ingénieur généraliste ou spécialisée (ENSAM, INSA, UTC, Mines...), ou un Master universitaire en automatique et robotique
  • Certifications utiles : certification Siemens (TIA Portal), Schneider (EcoStruxure), Allen-Bradley ; ces badges renforcent ton CV
  • Où chercher un stage : cabinets d'intégrateurs (Tecnalia, Ateps...), services de fabrication chez constructeurs automobiles ou groupes logistiques
  • Construire ton réseau : participe aux salons industriels (Industrie & Technologie, Journées de l'Industrie), rejoins des communautés en ligne (forums Automatiste, Reddit r/PLC), assiste à des ateliers techniques chez Siemens ou Schneider
  • Renforcer ton anglais : critique pour la documentation technique et les échanges clients ; vise au minimum un B1-B2

Commence dès maintenant à tinkerer avec Arduino, Raspberry Pi ou un petit automate pédagogique — ce hands-on fait toute la différence lors des entretiens.

Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

H1206 — Ingénieur / Ingénieure R&D en industrie

Définition

Conçoit et finalise de nouveaux produits ou de nouvelles technologies. Fait évoluer ceux déjà existants, dans un objectif de développement commercial et d'innovation en milieu industriel. Définit des moyens, méthodes et techniques de valorisation et de mise en oeuvre des résultats de recherche. Peut superviser et coordonner un projet, une équipe, un service ou un département.

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master Professionnel, diplôme d'ingénieur, ...) dans un secteur technique (mécanique, électronique, ...) ou scientifique (physique, chimie, ...). Il est également accessible à partir d'un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT) dans les mêmes secteurs, complété par une expérience professionnelle. La pratique de l'anglais est exigée.
Salaire net mensuel
Débutant3 907
Moyen5 062
Expérimenté5 846
Tension du marché
Tension modérée

Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie)

Médian : 3 333

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes