Ingénieur/e Électronicien/ne des Systèmes de la Sécurité Aérienne (iessa)

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L'ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne (Iessa) installe, contrôle, assure la maintenance et développe les équipements aéronautiques liés à la sécurité aérienne. Ses responsabilités : la sécurité des passagers et celle des équipages.

Qu'est-ce que le métier de ingénieur/e électronicien/ne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) ?

Tu as probablement vu un avion décollant sans vraiment te demander comment il savait éviter les autres appareils en vol ou comment il se posait avec précision par mauvaise visibilité. Derrière ces prouesses, il y a des ingénieurs/es électronicien/nes des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) : ce sont eux qui conçoivent, installent, testent et entretiennent les équipements électroniques qui garantissent la sécurité du transport aérien.

Concrètement, tu interviens sur des systèmes critiques : radars de bord, systèmes de navigation, équipements de détection des obstacles, systèmes d'atterrissage automatique ou encore les dispositifs de prévention de collisions. Tu dois installer ces équipements sur des aéronefs, les tester en conditions réelles ou en laboratoire, diagnostiquer les pannes et proposer des améliorations. Les responsabilités sont énormes : une défaillance peut mettre en danger des centaines de vies.

Tu travailles en environnement très réglementé, avec des normes strictes fixées par l'aviation civile et l'EASA (Agence européenne de la sécurité aérienne). Cela signifie que chaque intervention suit un protocole précis documenté, validé et certifié.

Le marché offre 1 347 projets de recrutement par an selon le BMO, et les salaires récompensent cette responsabilité : tu peux compter sur 3 741 € net mensuels en débutant (source : France Travail), avec une progression vers 4 747 € net en tant qu'ingénieur/e confirmé/e et 5 164 € net avec l'expérience (source : France Travail).

À quoi ressemble une journée de ingénieur/e électronicien/ne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) ?

Ta journée en tant qu'ingénieur/e électronicien/ne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) varie selon que tu es en maintenance, en installation ou en support technique.

Le matin, tu consultes ton planning d'interventions avec l'équipe maintenance chez un fabricant aéronautique comme Thales, Airbus ou pour une structure comme la DGAC (Direction générale de l'aviation civile). Tu revois les schémas électroniques et les procédures de test d'un système de navigation mis à jour. Pendant 2-3 heures, tu es sur le terrain : tu installes ou remplaces des composants électroniques dans le poste de pilotage, tu vérifies les connectiques, tu effectues des mesures à l'oscilloscope ou l'analyseur de réseau pour valider l'installation.

À midi, tu débriefes avec les techniciens qui t'assistent et tu remplis les dossiers techniques de conformité qui documentent chaque intervention. L'après-midi, tu analyses les données de test, tu génères des rapports techniques, tu échanges avec d'autres ingénieurs sur des problèmes rencontrés. Tu peux aussi participer à des réunions de certification ou de recette client. Avant 18 heures, tu mets à jour la base de données des équipements et des historiques de maintenance.

Quelles compétences pour devenir ingénieur/e électronicien/ne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) ?

Pour exercer ce métier, tu dois maîtriser l'électronique aéronautique et avoir une grande rigueur, car une erreur peut coûter des vies. Ce métier demande une combinaison unique de savoirs techniques très pointus et de qualités humaines d'organisation et de responsabilité.

Compétences techniques

  • Électronique aéronautique et systèmes embarqués (architectures de sécurité, redondance)
  • Normes aéronautiques (DO-178C, DO-254, EASA CS-23, DO-160G)
  • Diagnostic et troubleshooting sur équipements complexes (oscilloscope, analyseur logique, testeur d'avionique)
  • Programmation (C, Ada, VHDL) pour la validation de systèmes numériques
  • Conformité et certification aéronautique

Compétences comportementales

  • Responsabilité et souci du détail (zéro tolérance à l'erreur)
  • Communication technique claire avec les pilotes, mécaniciens et clients
  • Travail en équipe multidisciplinaire
  • Adaptabilité face aux évolutions technologiques rapides
  • Gestion du stress en contexte critique

Comment évoluer en tant que ingénieur/e électronicien/ne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) ?

Après 5 ans d'expérience comme ingénieur/e IESSA, tu peux specialiser sur un type de système (navigation, détection, atterrissage) ou accéder à un poste d'ingénieur/e d'essais supervisant les campagnes de test. Certains collègues deviennent ingénieur/e support client chez les fabricants, en charge de l'assistance technique auprès des compagnies aériennes.

À 10 ans, si tu as montré des qualités de leadership, tu peux évoluer vers un poste de chef de projet aéronautique, coordonnant la conception et la mise en œuvre de nouveaux systèmes de sécurité. D'autres s'orientent vers l'audit et la certification, travaillant pour l'EASA ou des organismes de certification tiers, validant la conformité des équipements.

Vers 15 ans d'expérience, tu peux accéder à des fonctions de responsable technique ou ingénieur/e senior R&D au sein de grands groupes aéronautiques comme Thales Group ou Safran, en charge de l'innovation dans les systèmes de sécurité. Certains deviennent consultant/e indépendant/e pour les constructeurs ou les autorités de certification.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e électronicien/ne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) ?

Tendances

Le secteur de l'aéronautique recrute : le BMO recense 1 347 projets de recrutement annuels pour ce domaine en France. Cette demande est stable, malgré la volatilité du trafic aérien, car la maintenance et la certification des systèmes de sécurité restent non-négociables.

Les transformations principales : d'abord, la numérisation des systèmes embarqués. Les avions modernes intègrent davantage de capteurs connectés et d'algorithmes critiques, ce qui demande une expertise croissante en cybersécurité aéronautique et en logiciels temps réel. Deuxièmement, la transition écologique pousse à développer de nouveaux systèmes pour l'aviation électrique et hydrogène, avec des défis inédits en matière de gestion thermique et de redondance électrique.

Enfin, la raréfaction des experts reconnaissait depuis des années crée une pénurie de talents, surtout ingénieurs seniors, ce qui soutient les perspectives de carrière et de mobilité. Les salaires évoluent : tu commences à 3 741 € net mensuels (source : France Travail), mais dans les PME spécialisées ou en tant qu'expert très demandé, les rémunérations dépassent rapidement ce plafond.

Débouchés

Les débouchés sont concentrés dans le secteur aéronautique français, qui jouit d'une excellence reconnue mondialement. Plusieurs types d'employeurs te recrutent : les grands groupes industriels (Thales Group, Safran, Airbus), les PME spécialisées en avionique (Atos, Lisi Aerospace), les compagnies aériennes (Air France, Air Corsica) et les organismes publics (DGAC, Agence de la sécurité de la navigation aérienne DSNA).

  • Toulouse et sa région : Airbus Helicopters, Thales Alenia Space, écosystème aéronautique majeur
  • Orly et Île-de-France : sièges sociaux et R&D de Thales, proximité des aéroports parisiens
  • Bordeaux et région Nouvelle-Aquitaine : usines Airbus et bases de maintenance
  • Marseille : centres d'essais et de certification aéronautiques
  • Distribution : 70 % secteur public/parapublic (fonction publique, sociétés d'État comme Air France), 30 % secteur privé et sous-traitants

Comment devenir ingénieur/e électronicien/ne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) ?

Pour te préparer à ce métier, tu dois d'abord valider une formation solide en électronique et automatismes, puis te spécialiser progressivement en aéronautique. L'objectif est d'accumuler à la fois les savoirs techniques et une certification reconnue par l'aviation civile.

Voici les étapes concrètes :

  • Formations initiales : Bac+2 minimum (BTS Électrotechnique ou Systèmes numériques), idéalement poursuivre vers un Master ou diplôme d'ingénieur en aéronautique (ISAE, EPF, Toulouse INP) ou en électronique des systèmes critiques
  • Certifications utiles : EASA Part-66 (licence de technicien aéronautique), formation spécifique aux normes DO-178/DO-254
  • Stages et apprentissage : dès le lycée ou la prépa, cherche des stages en PME d'avionique ou chez les fabricants listés ci-dessus (Thales, Safran, Airbus recrute beaucoup d'alternants)
  • Réseau : rejoins des associations comme Aerospace Valley (à Toulouse) ou le Groupement des Entreprises Aéronautiques du Limousin, assiste à des salons (Aérospace Expo, forums emploi aéronautique)
  • Pratique : cherche des postes de technicien/ne de maintenance aéronautique en début de carrière pour acquérir une expérience terrain avant de passer ingénieur/e
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

I1102 — Ingénieur / Ingénieure de maintenance industrielle

Définition

Organiser et superviser les activités et les interventions de maintenance d'un ou plusieurs services, dans un objectif de fiabilisation des moyens et outils de production selon les normes de sécurité, hygiène et environnement et les impératifs de productivité et de qualité. Peut diriger un service à spécialités hétérogènes en terme de maintenance (mécanique, électricité, électronique, automatisme, hydraulique, pneumatique, ...).

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master recherche ou professionnel, diplôme d'ingénieur, ...) en maintenance industrielle ou dans un secteur technique (mécanique, chimie, ...). Il est également accessible avec un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT) complété par une expérience professionnelle en maintenance industrielle ou en production. Des habilitations (électriques, radioprotection, ...) peuvent être requises. La pratique de l'anglais peut être requise.
Salaire net mensuel
Débutant3 741
Moyen4 747
Expérimenté5 164
Tension du marché

Données non disponibles

Projets de recrutement
1 347

postes prévus (BMO 2025)

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes