Ingénieur/e Combustion et Brûleurs
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SauvegarderSpécialiste des chaudières industrielles, l'ingénieur combustion et brûleurs conçoit des équipements à la pointe de l'innovation technique, permettant de produire plus d'énergie tout en polluant moins.
Qu'est-ce que le métier de ingénieur/e combustion et brûleurs ?
En tant qu'ingénieur/e combustion et brûleurs, tu conçois et optimises les systèmes qui transforment le combustible en énergie utilisable — une expertise au cœur des chaudières industrielles, des turbines et des installations de chauffage haute performance. Tu ne fais pas que dessiner sur écran : tu dois résoudre des défis thermiques concrets, améliorer le rendement énergétique, réduire les émissions polluantes et garantir la fiabilité des équipements en exploitation.
Ton travail combine physique appliquée (thermodynamique, mécanique des fluides), simulation numérique et management de projet. Tu travailles sur la conception des brûleurs — ces systèmes ultra-précis qui contrôlent comment le combustible se mélange à l'air et s'enflamme — et sur l'architecture globale des foyers industriels. C'est un métier où chaque détail compte : une mauvaise atomisation du fioul impacte le rendement de 2 à 5 %, une mauvaise géométrie de chambre de combustion favorise la création de NOx polluants.
Le secteur recrute principalement dans le thermique industriel, l'énergie et l'aéronautique. Les principaux employeurs français sont Boehm (chaudières industrielles), Fives Itas (solutions de combustion), Babcock Wanson (équipements thermiques), ainsi que les grands groupes énergétiques comme EDF, Engie ou Totalenergies. Tu peux aussi intégrer des PME spécialisées en Rhône-Alpes, en Région Grand Est (centre historique de l'industrie thermique) ou autour de la Normandie.
À quoi ressemble une journée de ingénieur/e combustion et brûleurs ?
Tu arrives au bureau vers 8 h avec un dossier technique urgent : un prototype de brûleur gaz testé en labo montre une instabilité de flamme. Tu lances une simulation CFD (Computational Fluid Dynamics) sur Ansys ou StarCCM+ pour visualiser les tourbillons d'air autour de l'injecteur. Entre 9 h et 11 h, tu participes à une réunion d'avancement avec les mécaniciens et les techniciens qui construisent le banc d'essai : vous validez ensemble la géométrie d'une nouvelle buse de pulvérisation.
À midi, tu déjeunes rapidement et tu post-traites les résultats de simulation. L'après-midi, tu affines les paramètres du modèle 3D sur Catia ou Creo, puis tu rédiges un rapport d'analyse avec des graphiques de distribution de température et de concentration d'oxygène. Vers 17 h, tu fais un point avec ton manager sur l'avancement : faut-il poursuivre les essais ou valider le design en vue de la fabrication ? Avant de quitter, tu actualises le planning de projet et tu notes les points d'action pour demain.
Certains jours, tu te déplaces au banc de test pour assister à des expériences : mesurer les émissions de CO₂ et de NOx, enregistrer la température de paroi, observer le comportement réel de la flamme sous différentes charges.
Quelles compétences pour devenir ingénieur/e combustion et brûleurs ?
Pour réussir dans ce métier, tu dois maîtriser l'ingénierie thermique et l'outil informatique, mais aussi communiquer clairement et adapter ta vision aux contraintes industrielles réelles.
Compétences techniques
- Thermodynamique, mécanique des fluides et combustion
- Simulation numérique (CFD, modèles thermiques, Ansys, OpenFOAM)
- CAO 3D (Catia, Creo, SolidWorks)
- Normes environnementales et directives de dépollution
- Instrumentation et interprétation de mesures (température, pression, émissions)
Compétences comportementales
- Résolution de problèmes : tu dois décortiquer des phénomènes complexes et proposer des solutions testables
- Rigueur : une erreur de calcul peut rendre un brûleur inutilisable industriellement
- Collaboration : tu travailles constamment avec mécanos, électroniciens et clients
- Curiosité technique : tu dois rester au fait des nouvelles normes antipollution et des carburants alternatifs
Comment évoluer en tant que ingénieur/e combustion et brûleurs ?
Après 3 à 5 ans en tant qu'ingénieur/e combustion junior, tu accèdes au poste d'ingénieur/e senior ou de responsable d'un programme de développement : tu pilotes un projet de brûleur nouvelle génération de bout en bout, du concept aux essais clients.
À 8 à 10 ans, tu peux viser des fonctions de chef de projet (gestion d'une enveloppe budgétaire, coordination d'équipes pluri-métiers) ou de responsable bureau d'études thermique : tu supervises une équipe de 4 à 8 ingénieurs. Certains professionnels se dirigent aussi vers des rôles de technical support ou d'ingénieur d'affaires : tu représentes l'entreprise auprès de grands clients industriels pour vendre des solutions sur mesure.
À 15 ans, les trajectoires se diversifient : direction technique, management d'un centre de R&D, transition vers la décarbonation (conception de brûleurs hydrogène ou biomasse), ou création d'une PME conseil en efficacité énergétique.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e combustion et brûleurs ?
Tendances
Le secteur de la combustion industrielle connaît une transformation majeure due aux normes environnementales strictes et à la transition énergétique. Les réglementations européennes (directive écoconception 2009/125/CE) imposent des seuils d'émission de NOx de plus en plus bas : les brûleurs « classiques » au fioul et au gaz cèdent progressivement la place à des équipements hybrides et à des solutions innovantes.
La demande croît pour l'expertise en combustion hydrogène et en biomasse : l'hydrogène vert devient une voie concrète pour l'industrie lourde, ce qui crée de nouveaux enjeux thermiques (flame flashback, instabilité de combustion). Les données DARES et les enquêtes BMO pointent une pénurie d'ingénieurs thermiques dans ce domaine spécialisé.
Les employeurs investissent aussi dans la modélisation prédictive et les brûleurs connectés (capteurs intégrés, télémétrie) : tu devras progressivement maîtriser l'IoT et le data analysis appliqués à la combustion. Les opportunités se concentrent chez les équipementiers historiques et auprès de nouveaux acteurs de l'énergie décentralisée.
Débouchés
Tu peux travailler pour des équipementiers thermiques (fabricants de chaudières, brûleurs, systèmes de chauffage), des groupes énergétiques (EDF, Engie, TotalEnergies) qui conçoivent leurs propres équipements, des PME spécialisées en combustion et dépollution, ou des bureaux d'études indépendants vendant du conseil en optimisation énergétique. Le secteur public (via les grands groupes d'État) emploie environ 30 % des ingénieurs ; le secteur privé concentre 70 % des postes.
- Équipementiers français majeurs : Fives, Boehm, Babcock Wanson, Alfa Laval
- Régions : Rhône-Alpes (concentration historique), Grand Est, Île-de-France (sièges sociaux)
- Secteurs connexes : aéronautique (combustion moteur), traitement de déchets, chimie fine
- Statut : quasi exclusivement salarié en CDI ; très peu d'indépendants
Comment devenir ingénieur/e combustion et brûleurs ?
Pour devenir ingénieur/e combustion et brûleurs, tu dois construire une solide base en thermodynamique et en numérique dès maintenant, puis te spécialiser progressivement. N'attends pas l'école d'ingénieur pour découvrir ce secteur : observe, contacte, pratique.
- Formation initiale : prépare un Bac S/STI2D, puis intègre une école d'ingénieur généraliste avec option Énergie/Thermique (INSA, Centrale, Mines, UTC, Polytech) ou une spécialisée (ISAE Toulouse, EPF). Les masters universitaires en thermique appliquée ou combustion existent aussi (Université Claude Bernard Lyon 1, Université Strasbourg).
- Stage de découverte : contacte directement les équipementiers listés ci-dessus pour un stage en bureau d'études ou au banc d'essai dès la 1ère année post-bac.
- Certifications : C++ ou Python (pour la simulation), AutoCAD/Catia (gratuit en version étudiant).
- Réseau : rejoins la Société Française de Thermique ou les associations d'alumni d'écoles spécialisées ; participe aux journées portes ouvertes des usines Fives ou Babcock Wanson en Grand Est.
- Lectures techniques : revues comme Techniques de l'Ingénieur (sections combustion) pour rester curieux.
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes