Ingénieur/e Biomédical/e

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L'ingénieur biomédical est un spécialiste des matériels et des équipements de haute technologie destinés au secteur hospitalier, aux établissements de soins et aux professionnels de la santé. Il supervise une équipe de techniciens biomédicaux.

Qu'est-ce que le métier de ingénieur/e biomédical/e ?

L'ingénieur/e biomédical/e conçoit, développe et améliore les équipements médicaux qui équipent les hôpitaux, les cliniques et les laboratoires : respirateurs, imagerie médicale, moniteurs de patient, appareils de dialyse, ou systèmes de gestion des données hospitalières. Tu es l'interlocuteur clé entre les besoins des professionnels de santé et les solutions technologiques. Ton rôle combine ingénierie pure (électronique, mécanique, logiciel) et compréhension du contexte médical.

Concrètement, tu peux être affecté à la recherche et développement (concevoir une nouvelle génération d'équipements), à l'amélioration continue d'appareils existants, ou à l'industrialisation d'un prototype. Tu supervises souvent une équipe de techniciens biomédicaux qui testent les prototypes ou gèrent la maintenance en structure hospitalière.

Le marché de l'emploi pour ce profil montre une stabilité certaine. Selon France Travail, le salaire débutant est de 3 907 € net/mois, le salaire médian atteint 5 062 € net/mois, et un professionnel expérimenté peut prétendre à 5 846 € net/mois. Ces chiffres reflètent la valeur ajoutée de la double compétence : tu dois maîtriser l'ingénierie industrielle et les contraintes réglementaires strictes du secteur médical (normes CE, ISO 13485, pharmacovigilance).

C'est un métier fait pour toi si tu aimes résoudre des problèmes complexes à l'intersection de la technique et de l'impact social : tes innovations sauvent des vies.

À quoi ressemble une journée de ingénieur/e biomédical/e ?

Tu arrives au bureau vers 8h, sièges à la fois chez un fabricant d'équipements (Philips Healthcare, GE Healthcare, Stryker, Zimmer Biomet) ou dans un département d'ingénierie d'un hôpital universitaire.

Le matin, tu consultes les tickets d'anomalies remontés par le terrain via la plateforme de suivi (type Jira ou Monday.com), et tu priorise les bugs critiques. À 9h, réunion d'équipe : tes techniciens te présentent les résultats des tests de fatigue réalisés sur un nouveau prototype de pompe à perfusion. Vous révisez ensemble le cahier des charges fonctionnel.

Après le déjeuner, tu passes 2h sur la simulation numérique d'un système de filtration sanguin avec ANSYS ou COMSOL. Tu dois valider que le débit répond aux normes avant la production industrielle. Appel avec le responsable qualité : la certification ISO 13485 progresse, mais il manque un dossier de traçabilité.

En fin d'après-midi, tu rédiges un compte-rendu technique pour la direction R&D et tu consultes les normes électromagnétiques (EN 60601) mises à jour. À 17h30, échange rapide par visio avec un hôpital client : ils testent en interne et signalent une question d'ergonomie sur l'interface de commande.

Quelles compétences pour devenir ingénieur/e biomédical/e ?

L'ingénieur/e biomédical/e navigue entre exigences techniques rigoureuses et réalité clinique. Il te faut une solide fondation scientifique doublée d'une aptitude à communiquer avec des populations très différentes : médecins, infirmiers, cadres hospitaliers, fournisseurs externes.

Compétences techniques :

  • Maîtrise des logiciels CAO (SolidWorks, Creo) et simulation (ANSYS, COMSOL)
  • Électronique, traitement du signal, automatisme, ou programmation embarquée (C/C++, Python)
  • Connaissance des normes médicales (ISO 13485, CE, pharmacovigilance)
  • Analyse de cycle de vie produit (design for manufacturability, testabilité)
  • Instrumentation et validation expérimentale

Compétences comportementales :

  • Rigueur et documentation minutieuse (traçabilité réglementaire non-négociable)
  • Esprit d'équipe pluridisciplinaire (travail avec qualité, production, affaires réglementaires)
  • Adaptabilité : tu passes du code au dessin mécanique au dialogue client
  • Écoute clinique : comprendre le besoin réel du terrain médical, pas juste le cahier des charges

Comment évoluer en tant que ingénieur/e biomédical/e ?

À 5 ans, tu seras probablement ingénieur/e senior R&D ou responsable de projet biomédicaux, pilotant 2-3 projets d'innovation en parallèle. Tu présentes tes travaux à des congrès (EUROMÉDICA, FRANCE HEALTHCARE).

À 10 ans, deux trajectoires s'offrent à toi. Le management technique : tu deviens chef de département R&D, supervisant 15-20 ingénieurs. Ou la spécialisation : tu peux viser un poste d'ingénieur expert en imagerie médicale, ou responsable affaires réglementaires (tu pilotes les certifications mondiales).

À 15 ans, si l'ambition te tente, tu accèdes à directeur/rice de l'innovation biomédicale (grandes entreprises : Philips, Siemens Healthineers) ou tu crées ta startup pour développer une solution médicale disruptive. Certains collègues pivotent aussi vers le consulting en dispositifs médicaux (cabinet type McKinsey Healthcare).

Tout dépend de tes intérêts : rester au cœur de la conception technique, ou basculer vers le leadership et la stratégie d'entreprise.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour ingénieur/e biomédical/e ?

Tendances

Le marché des dispositifs médicaux s'oriente massivement vers la connectivité et l'IA médicale. Les appareils isolés cèdent la place à des écosystèmes intégrés : monitoring à distance, analyse prédictive des pannes, interopérabilité avec les dossiers patients électroniques. Des start-ups comme Cardiawave (ultrasons thérapeutiques) ou Quartzbio accélèrent l'innovation en France.

Cependant, les données du BMO ne sont pas disponibles pour préciser les projets de recrutement. France Travail confirme une demande stable aux trois niveaux : débutant (3 907 € net/mois), médian (5 062 € net/mois), expérimenté (5 846 € net/mois).

Les régions Île-de-France, Rhône-Alpes et PACA concentrent l'emploi biomédicaux (proximité des pôles hospitalo-universitaires et clusters de PME). La réglementation se durcit (règlement UE 2017/745 pour les dispositifs médicaux), créant une demande en ingénieurs capables de naviguer la conformité. Les télétravail hybride devient norme, sauf pour les phases de prototypage et test en laboratoire où la présence est requise.

Débouchés

Tu peux exercer en tant que salarié (rôle le plus courant), en freelance ou en tant qu'entrepreneur, bien que la complexité réglementaire favorise l'intégration dans des structures établies.

  • Secteur privé industriel (60 % environ) : Philips Healthcare, GE Healthcare, Stryker, Zimmer Biomet, Siemens Healthineers, Johnson & Johnson (secteur medical devices), Baxter, Fresenius.
  • Secteur public et hospitalier (30 %) : hôpitaux universitaires (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, CHU de Lyon, CHU de Toulouse), instituts de recherche (INSERM), agences sanitaires.
  • Petites entreprises et PME innovantes (10 %) : startups medtech, ETI régionales spécialisées en électromédical.
  • Principales régions : Île-de-France (premiers pôles), Rhône-Alpes (PME medtech), PACA (Côte d'Azur – clusters innovation).

Comment devenir ingénieur/e biomédical/e ?

Pour te positionner en tant qu'ingénieur/e biomédical/e, tu dois construire une double légitimité : techniquement solide et sensibilisé au contexte médical. C'est cette combinaison qui te rend recruteur.

  • Formation de base : privilégie un Master d'ingénieur en biomédicales (Université de Strasbourg, Ensam, Centrale Lille, INSA, Supélec) ou un Master spécialisé (master pro Génie biomédical). Sinon, un BTS/DUT électronique ou mécanique + expérience 2-3 ans : c'est possible mais plus lent.
  • Stages clés : effectue au moins un stage en R&D device médical (6 mois en L3 ou M1), un autre en service après-vente hospitalier ou en bureau d'études d'un hôpital.
  • Certifications : décroche une certification ISO 13485 une fois en poste (ta première année). En parallèle, apprends les normes EN 60601 (sécurité électrique).
  • Réseau : adhère au Club Innovation Santé, suis les colloques EUROMÉDICA, et connecte-toi avec des ingénieurs biomédicaux sur LinkedIn (beaucoup acceptent les appels pour parler métier).
  • Langues : l'anglais est exigé (documenation, normes internationales). Commence maintenant si ce n'est pas fait.
  • Outils à maîtriser dès le stage : SolidWorks ou Creo, un logiciel de simulation (ANSYS), et sois à l'aise avec l'électronique embarquée (Arduino, microcontrôleurs).
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

H1206 — Ingénieur / Ingénieure R&D en industrie

Définition

Conçoit et finalise de nouveaux produits ou de nouvelles technologies. Fait évoluer ceux déjà existants, dans un objectif de développement commercial et d'innovation en milieu industriel. Définit des moyens, méthodes et techniques de valorisation et de mise en oeuvre des résultats de recherche. Peut superviser et coordonner un projet, une équipe, un service ou un département.

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master Professionnel, diplôme d'ingénieur, ...) dans un secteur technique (mécanique, électronique, ...) ou scientifique (physique, chimie, ...). Il est également accessible à partir d'un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT) dans les mêmes secteurs, complété par une expérience professionnelle. La pratique de l'anglais est exigée.
Salaire net mensuel
Débutant3 907
Moyen5 062
Expérimenté5 846
Tension du marché
Tension modérée

Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie)

Médian : 3 333

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes