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Agriculture, élevage et viticulture · A1303

Halieute

L'halieute protège les espèces de poissons menacées de surpêche. Son expertise permet d'évaluer les stocks et de réglementer les méthodes de capture. Il s'intéresse aussi à l'élevage aquacole et contribue à préserver l'environnement marin.

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Une journée type

Mardi matin, 7h : tu arrives au port de Lorient (grand centre de recherche marine français) avec ton équipe. Vous préparez le déploiement des filets de chalutage scientifique pour collecter des données biologiques. Trois heures en mer, à documenter les captures, à peser les individus, à noter les espèces rencontrées. Tout se fait sur le terrain avec précision : tu utilises une feuille de relevés standardisée, une balance portable et un GPS pour géolocaliser les points de prélèvement. Vers 11h30, retour au laboratoire. Après le déjeuner rapide, tu commences le traitement des données capturées. Connecté à ton ordinateur, tu rentres les informations dans des bases de données compatibles avec le logiciel R ou un système SIG (système d'information géographique) pour modéliser les stocks. Vers 14h, tu assistes à une réunion par vidéoconférence avec d'autres halieutes de l'Ifremer pour harmoniser les protocoles de recherche sur la gestion des espèces d'eau douce. Fin d'après-midi, tu rédiges un court rapport d'analyse destiné aux collectivités territoriales pour justifier les nouvelles mesures de capture. À 17h30, tu discutes avec un collègue aquaculteur des résultats d'une expérience sur la réduction des parasites en élevage. Pas deux jours identiques.

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Compétences clés

Ton travail d'halieute exige une solide base scientifique et des capacités à naviguer entre données complexes et décisions pratiques. Tu dois maîtriser les outils statistiques et biologiques, mais aussi savoir te faire comprendre par des non-spécialistes.

Compétences techniques :

  • Biologie marine, ichtyologie (étude des poissons) et écologie aquatique
  • Modélisation statistique et analyse de données (R, Python, logiciels SIG)
  • Protocoles de prélèvement et d'analyse en laboratoire
  • Lecture et interprétation de données océanographiques et hydrologiques
  • Rédaction scientifique et technique

Compétences comportementales :

  • Rigueur méthodologique (données sans erreur = recommandations fiables)
  • Communication : restituer tes résultats à des publics divers (chercheurs, pêcheurs, élus)
  • Travail d'équipe pluridisciplinaire (biologistes, écologues, économistes)
  • Capacité à argumenter des décisions impopulaires (limitations de pêche, par exemple)
  • Curiosité pour l'innovation en aquaculture et gestion durable
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Évolutions de carrière

Tes premières années (0–3 ans) : tu débutes souvent comme technicien halieute ou chercheur postdoctorant, en contrat à durée déterminée auprès d'instituts comme l'Ifremer ou les agences de l'eau. Tu accumules de l'expérience terrain et une première légitimité scientifique.

À 5 ans, tu vises un CDI d'ingénieur halieute ou chercheur en hydrobiologie. Tu gagnes en autonomie : tu pilotes tes propres projets, tu diriges des collectes de données, tu publies davantage.

À 10–15 ans, deux chemins : le chemin recherche pure te mène vers un poste de chercheur senior ou chef de projet R&D à l'Ifremer ou au Muséum national d'histoire naturelle. Le chemin expertise/conseil te fait basculer vers le rôle de consultant en gestion des ressources halieutiques au sein de cabinets d'études environnementales, ou de directeur technique dans une grande entreprise d'aquaculture (type Aquanord ou Groupe Mariscos).

Au-delà : tu peux diriger une unité de recherche, piloter des politiques publiques au niveau régional ou européen, ou accéder à des postes de management stratégique en organisations internationales (FAO, commissions de gestion halieutique).

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Tendances marché

Le secteur de l'halieutique vit des transformations majeures liées aux enjeux climatiques et à la raréfaction des ressources. Le BMO recense 915 projets de recrutement annuels en France, un chiffre stable mais exigeant pour des profils qualifiés. Les salaires français restent corrects : 3 918 € nets en médiane selon France Travail, comparables aux autres fonctions publiques scientifiques.

Trois tendances façonnent le métier. D'abord, l'aquaculture durable croît rapidement : les entreprises cherchent des halieutes pour réduire l'empreinte écologique de l'élevage (antibiotiques, pollution génétique, empreinte carbone). Ensuite, la digitalisation des données marines s'accélère : drones sous-marins, capteurs autonomes, modèles prédictifs IA permettent de suivre les poissons en temps réel sans être sur l'eau en permanence. Enfin, la réglementation européenne se durcit (politique commune de la pêche, directive cadre stratégie marine) : les halieutes deviennent des experts incontournables pour justifier chaque décision auprès de Bruxelles.

Les régions côtières (Bretagne, Normandie, PACA, Nouvelle-Aquitaine) concentrent les postes. Les instituts publics restent les principaux employeurs, mais des cabinets de conseil privé spécialisés dans l'environnement marin émergent.

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Débouchés réels

En tant qu'halieute, tu as plusieurs portes d'entrée selon tes ambitions et ton attrait pour la recherche ou le terrain opérationnel.

Secteurs et types d'employeurs :

  • Instituts publics de recherche : Ifremer (principal recruteur), Muséum national d'histoire naturelle, universités côtières
  • Administrations : agences de l'eau, directions de l'environnement régionales, préfectures maritimes
  • Entreprises privées d'aquaculture : Groupe Mariscos, Aquanord, Phocéa, structures locales de pisciculture
  • Cabinets conseil en environnement marin et littoral
  • Organisations internationales : FAO, commissions régionales de pêche (CIEM)
  • ONG environnementales : WWF France, Greenpeace, associations de défense des ressources marines

Répartition géographique : Bretagne (Lorient, Brest, Rennes), Normandie (Dieppe, Cherbourg), façade méditerranéenne (Sète, Marseille), estuaires français (Loire, Gironde).

Part public/privé : environ 70 % public (Ifremer, administration) / 30 % privé (aquaculture, conseil).

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Conseils d'orientation

Pour devenir halieute, tu dois d'abord valider un cursus de haut niveau en sciences marines ou en agronomie spécialisée. Pas de raccourci : ce métier demande une expertise scientifique solide et reconnue.

Parcours de formation recommandé :

  • Bac scientifique (SVT, physique-chimie) ou technologique en biologie-écologie
  • Licence professionnelle en « Aquaculture et gestion des ressources marines » ou Licence généraliste en biologie marine
  • Master spécialisé : M2 « Écologie aquatique et gestion des ressources halieutiques », « Aquaculture » ou filière agronomique orientée ressources marines (AgroParisTech, INRAE, universités côtières comme La Rochelle ou Brest)
  • Stage pendant ton master auprès d'une équipe halieute : essentiellement chez l'Ifremer, dans les agences de l'eau ou laboratoires d'universités côtières

Actions concrètes à mettre en place maintenant :

  • Cherche des stages court terme (été, semestre) dans un centre Ifremer ou un laboratoire marin universitaire pour tester le terrain
  • Renforce ton anglais : publications et colloques internationaux sont essentiels dans ce domaine
  • Construis ton réseau en assistant à des journées techniques organisées par les commissions de pêche, des associations marines ou des congrès de société hydrologiques
  • Maîtrise rapidement les outils : R, Python, SIG (QGIS gratuit), bases de données SQL
  • Consulte les offres d'emploi via France Travail et les sites des institutions publiques pour identifier les vrais besoins du marché
Données marché

Le marché de l'emploi.

Code ROME

Ingénieur / Ingénieure d'études et de recherche agricoles

A1303

L'Ingénieur d'études et de recherche agricoles façonne l'avenir de l'agriculture par des innovations et des recherches avancées. Conçoit et développe des projets de recherche pour améliorer les pratiques agricoles Analyse les données environnementales pour optimiser les rendements et la durabilité des exploitations Collabore avec des équipes multidisciplinaires pour intégrer les avancées technologiques dans l'agriculture Participe à la rédaction de publications scientifiques et à la communication des résultats de recherche Guide les agriculteurs et les entreprises agricoles dans l'adoption de nouvelles technologies et pratiques Évalue l'impact environnemental des pratiques agricoles et propose des solutions durables

Salaire net moyen

3 918 €

médiane annuelle · France Travail

Tension marché

0.0635181997130461 sur 5 · DARES

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projets · BMO

Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

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7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026
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