Généalogiste

Droit et justicelibéral

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Qu'il soit généalogiste familial ou successoral, ce professionnel spécialiste des archives est missionné pour retrouver un héritier, un document ancien, un lien familial, etc. Ses recherches peuvent l'amener à voyager, y compris à l'étranger.

Qu'est-ce que le métier de généalogiste ?

Généalogiste, c'est le métier de celui qui retrouve les traces du passé familial. Tu vas consulter des archives (actes de naissance, mariage, décès), parcourir des registres paroissiaux, scanner des documents cadastraux, interroger des bases de données numérisées. Tes clients t'appellent pour trois raisons principales : reconstituer leur arbre généalogique par curiosité personnelle, établir une succession bloquée faute d'héritiers identifiés, ou prouver un lien familial (héritage international, naturalisation, etc.). Le généalogiste exerce principalement en libéral, en tant que travailleur indépendant. Tu montes ton propre cabinet, tu te constitues une clientèle, tu fixes tes tarifs. Certains généalogistes travaillent aussi dans des cabinets d'avocats spécialisés en droit successoral, ou dans des notariats. Le métier t'oblige à voyager : tu vas aux Archives départementales (en Loire-Atlantique, en Provence, en Alsace selon tes recherches), tu franchis les frontières pour des généalogies franco-italiennes, franco-allemandes ou franco-espagnoles. Ton travail mélange enquête minutieuse et compétences administratives. Tu dois décrypter l'écriture cursive des registres du XVIIIe siècle, connaître les péripéties administratives françaises (changements de noms, fusions communales, numérotations de lots), maîtriser la diplomatique (science des documents anciens). Le généalogiste produit un rapport détaillé, un arbre généalogique complet, parfois un mémoire familial richement illustré. C'est un mélange de détective et de consultant en histoire.

À quoi ressemble une journée de généalogiste ?

Ta journée commence par consulter tes demandes en ligne ou tes mails de clients. Tu planifies tes recherches : qui veux-tu rencontrer aux Archives cette semaine ? Quelles bases numérisées consulter (Filae, Ancestry, le site des Archives de France) ? Vers 9h, tu peux être en déplacement aux Archives départementales locales ou régionales, en salle de lecture, à manipuler des microfilms ou à scanner des pages. Tu prends des notes, tu discutes avec l'archiviste qui te conseille sur les fonds moins connus. En fin de matinée, tu reviens à ton bureau ou tu restes sur place avec ton ordinateur portable pour comparer tes découvertes avec les bases numériques déjà consultées. Vers 13h, une pause déjeuner, puis l'après-midi tu dédies du temps à la rédaction : tu mets en forme tes arbres généalogiques sur des logiciels comme Heredis ou Gramps, tu classes les documents, tu rédiges ton mémoire généalogique. En fin de journée, tu appelles ou envoies un mail à un client pour signaler tes premiers résultats, ou tu contactes un notaire qui t'a confié une succession à démêler. Deux fois par mois, tu consacres du temps à l'administratif : facturation, gestion comptable, mise à jour de ton site ou de ta présence en ligne.

Quelles compétences pour devenir généalogiste ?

En tant que généalogiste, tu vas conjuguer rigueur archivistique et capacité relationnelle. Tu dois à la fois détester les approximations et savoir écouter tes clients pour bien comprendre leurs attentes réelles au-delà de leur demande initiale.

Compétences techniques

  • Maîtrise des archives (archives départementales, registres paroissiaux, cadastre, état civil)
  • Expertise en diplomatique (lecture et analyse des documents anciens)
  • Utilisation des logiciels généalogiques (Heredis, Gramps, GeneanetPlus)
  • Consultation des bases de données numériques (Filae, Ancestry, FamilySearch)
  • Maîtrise des outils administratifs et comptables (micro-entreprise, facturation)

Compétences comportementales

  • Patience et rigueur (vérifier cent fois la même information)
  • Capacité d'enquête et goût pour la résolution de problèmes
  • Communication claire avec les clients (restitution compréhensible)
  • Autonomie et organisation personnelle (travail en indépendant)
  • Adaptabilité (voyages fréquents, imprévus archivistiques)

Comment évoluer en tant que généalogiste ?

Après 5 ans comme généalogiste libéral, tu consolides ta clientèle, tu développes une spécialisation (généalogie successorale pour les notaires, généalogie franco-belge, généalogie juive). Certains généalogistes passent des contrats réguliers avec un cabinet notarial ou un cabinet d'avocats, ce qui stabilise leurs revenus. À 10 ans, tu peux diriger un petit cabinet avec d'autres généalogistes salariés. Tu délègues les recherches courantes, tu te concentres sur les dossiers complexes. Tu deviens expert auprès des tribunaux pour les successions sans héritiers déclarés. À 15 ans, tu valides ton expérience par une certification ou une spécialisation universitaire (diplôme universitaire en généalogie et histoire des familles, par exemple). Tu publies peut-être un ouvrage de synthèse, tu interviens dans des formations continues pour d'autres généalogistes. Certains débouchent sur des postes de responsable d'archives ou de documentaliste spécialisé, ou tu deviens formateur auprès des futurs généalogistes.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour généalogiste ?

Tendances

Le secteur de la généalogie connaît une transformation numérique majeure. Les Archives départementales numérisent massivement leurs fonds : la Gironde, les Hauts-de-Seine, le Rhône ont d'ores et déjà mis en ligne une part importante de leurs registres. Cela rend tes recherches plus rapides, mais aussi plus accessibles aux amateurs. Tu dois te différencier par l'expertise et la capacité à traiter les dossiers complexes que les bases gratuites ne résolvent pas. [Données salariales : non disponibles], [score de tension : non disponible], [projets de recrutement BMO : non disponibles]. Faute de chiffres précis sur le marché du travail, l'ONISEP ne publie pas de tendances sectorielles détaillées pour ce métier très fragmenté entre libéraux et salariés ponctuels. La demande augmente auprès des cabinets notariaux (successions de plus en plus complexes, héritiers introuvables) et de certaines institutions qui font appel à des généalogistes pour des projets ponctuels (recherches de victimes de crimes de guerre, constitutions de dossiers culturels). Les outils collaboratifs en ligne (Geneanet, wikitree) restructurent aussi le marché, créant de nouvelles opportunités (modération, conseil d'utilisation, formation aux amateurs).

Débouchés

Ton marché principal reste l'indépendance : tu es généalogiste libéral, tu te clientélises, tu construis ta réputation. Mais des débouchés salariés existent aussi, plus stables financièrement au départ.

  • Secteur public : Archives départementales (chercheur, responsable de fonds), services d'état civil, secrétariats de mairies
  • Secteur privé : Cabinets notariaux (recherche successorale), cabinets d'avocats (droit de la famille, international), sociétés de généalogie commerciales, éditeurs généalogiques
  • Indépendants : Généalogiste libéral, spécialisé ou généraliste, prestataire de recherche pour des clients particuliers ou des notaires
  • Régions dynamiques : Île-de-France (forte demande), Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, régions frontalières (généalogie transfrontalière)

Comment devenir généalogiste ?

Pour débuter, tu n'as pas besoin d'un diplôme spécifique imposé. Mais solider ton profil par une formation reconnue te fait gagner en crédibilité auprès des clients et des notaires. Une licence ou un master en histoire, droit ou archivistique donne des bases. Des diplômes universitaires (DU généalogie et histoire des familles, proposés par l'Université de Strasbourg ou l'Université de Nantes) te spécialisent directement.

  • Formations spécialisées : DU généalogie et histoire des familles (Strasbourg, Nantes), formations courtes de l'Université de Bourgogne en généalogie appliquée
  • Certifications utiles : Certification d'utilisation des logiciels Heredis et Gramps, adhésion à un syndicat professionnel (Chambre Syndicale des Généalogistes, FFGG) pour marquer ta légitimité
  • Stages : Demande un stage aux Archives départementales (toutes régions), aux cabinets notariaux ayant une activité successorale, ou auprès d'un généalogiste libéral déjà installé
  • Réseau : Intègre des associations généalogiques locales (délégations régionales de la Fédération Française de Généalogie), assiste à des salons généalogiques (Paris, Lyon, Toulouse), crée un site professionnel avec portfolio de recherches réussies
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes