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Agriculture, élevage et viticulture · A1439

Eleveur / Eleveuse d'Équidés

L'Éleveur / Éleveuse d'équidés, assure les soins nécessaires à la conduite de l'élevage en fonction des objectifs de production et dans le respect du bien-être animal.

Section 01

Le métier en détail

Tu envisages de devenir éleveur ou éleveuse d'équidés ? C'est un métier qui combine passion pour les chevaux et vraie responsabilité entrepreneuriale. Concrètement, tu dois gérer une petite entreprise agricole : sélectionner les animaux reproducteurs selon tes objectifs (chevaux de trait pour le travail agricole, pur-sangs pour la compétition, chevaux de loisir), organiser leur nutrition, surveiller leur santé au quotidien, entretenir les pâturages et les écuries, et bien sûr vendre tes chevaux.

L'éleveur ou éleveuse d'équidés travaille dans des régions françaises historiquement fortes : la Normandie (Orne, Calvados), les Hauts-de-France, la Bretagne et le centre-ouest restent des bassinsd'emploi importants. Le métier s'exerce en exploitation individuelle ou au sein de petites structures associatives, rarement en salariat pur. Tu dois respecter des normes bien-être animal, gérer les administratif (déclarations de naissances auprès des haras nationaux, traçabilité sanitaire), et commercialiser ton cheptel auprès d'acheteurs (cavaliers, écoles d'équitation, entreprises de transport, collectionneurs).

Certains éleveurs complètent leur revenu en produisant du matériel (aliments, litière) ou en accueillant des pensionnaires à l'écurie. C'est un métier physique, exposé aux aléas météorologiques et aux variations du marché équin. Pas de données salariales précises disponibles : le revenu dépend entièrement de la taille du troupeau et de la qualité génétique des chevaux élevés.

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Une journée type

Une journée d'éleveur d'équidés commence bien avant 7h du matin : tu dois d'abord distribuer le foin, l'aliment et l'eau aux équidés, contrôler leur état général (signes de boiterie, blessure, parasites visibles). Tu utilises un cahier d'élevage ou un logiciel simple comme Equidia pour noter les observations de santé et les dates de vaccination.

Entre 9h et 12h, tu accomplir les tâches d'entretien : nettoyage des box ou loges, tondeuse ou faux pour l'herbe des pâturages, réparation des clôtures, maintenance des mangeoires. Si tu as des juments reproductrices en cycle, tu dois noter les comportements de chaleurs. Vers 11h, appel peut-être du vétérinaire pour un suivi sanitaire ou une visite d'acheteur intéressé.

L'après-midi, tu dedies du temps à la gestion administrative (factures fournisseurs, demandes d'autorisation auprès des haras, suivi bancaire), à la consultation des petites annonces en ligne pour repérer les prix du marché, ou à la participation à des salons équestres (salon du cheval de Paris, foires agricoles régionales). En fin d'après-midi, nouveau tour de pâturage : complément d'aliment, contrôle des abreuvoirs, préparation des chevaux pour la nuit.

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Compétences clés

Le métier d'éleveur ou éleveuse d'équidés demande un savant dosage de savoir-faire animal, technique et commercial. Tu dois connaître l'éthologie équine (comportement, hiérarchie dans le troupeau), mais aussi l'administration, la comptabilité de base et les techniques de vente.

Compétences techniques

  • Sélection génétique et connaissance des registres généalogiques (haras-online, registres des races)
  • Gestion sanitaire : identification des maladies courantes, suivi vaccinal, vermifugation
  • Nutrition équine et composition des rations alimentaires adaptées à chaque cheval
  • Entretien des installations (clôtures, écuries, points d'eau)
  • Manipulation et dressage basic des chevaux (prise de température, entretien des pieds, étrille)

Compétences comportementales

  • Rigueur et régularité (les chevaux ne prennent pas congé le week-end)
  • Résilience face aux aléas (maladie, baisse des prix de vente, intempéries)
  • Capacité à négocier et à convaincre les acheteurs
  • Gestion du stress et calme face aux animaux
  • Sens des responsabilités légales et éthiques
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Évolutions de carrière

Après 5 ans d'expérience en tant qu'éleveur d'équidés, tu peux agrandir ton cheptel ou te spécialiser : orienter ton élevage vers une seule race (pur-sang arabe, percheron, fjord) pour gagner en crédibilité auprès des collectionneurs. Certains éleveurs créent un pôle complémentaire : pension d'équidés, centre d'entraînement ou école d'équitation attenante.

À 10 ans, tu peux envisager le statut de gérant ou responsable technique d'un centre équestre ou d'une écurie de plus grande taille, si tu veux salarier. D'autres restent indépendants mais en structurant mieux : adhésion à une association d'éleveurs régionaux, participation active à des salons pour gagner en visibilité, vente aux enchères publiques (comme à Fontainebleau).

À 15 ans, tu peux accéder à des postes de consultant en élevage équin, formateur auprès d'autres éleveurs ou écoles agricoles, ou encore à un rôle d'expert auprès de collectionneurs fortunés. Certains créent une structure collective (groupement agricole d'exploitation en commun) ou se reconvertissent en responsable de haras privé. Le passage par un diplôme complémentaire en gestion agricole (niveau Bac+2) accélère cette progression.

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Tendances marché

Le marché équin français reste stable mais fragmenté. Les données chiffrées manquent : ni salaires sectorisés, ni projets de recrutement BMO disponibles pour ce métier spécifique auprès de France Travail. Le secteur combine donc marché privé (éleveurs indépendants) et secteur public (haras nationaux).

Trois transformations marquent le secteur. D'abord, la traçabilité numérique s'impose : les registres généalogiques (Equidia, registres des races) deviennent obligatoires et demandent une maîtrise basique de l'informatique. Ensuite, le bien-être animal : les normes de confinement se renforcent, les inspections sanitaires se multiplient, exigeant des installations plus modernes. Enfin, le marché du loisir gagne sur celui du travail agricole : moins de chevaux de trait, plus de chevaux de compétition ou de tourisme équestre.

Ce changement oblige les éleveurs d'équidés à raisonner davantage en termes de qualité génétique et de marketing qu'en volumes. Les petites structures peinent à survivre sans spécialisation claire. Les régions équestres (Normandie, Loire) voient se concentrer les éleveurs professionnels, tandis que les zones rurales accueillent surtout des élevages de loisir.

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Débouchés réels

Les débouchés pour un éleveur ou éleveuse d'équidés se situent principalement en tant qu'indépendant, mais aussi en salariat dans les structures équestres. Trois profils dominent.

  • Éleveur indépendant (60 % estimé) : exploitation personnelle, vente directe aux cavaliers, écoles d'équitation ou acheteurs professionnels
  • Salariat dans les haras publics ou privés (20 %) : responsable technique, conducteur d'élevage auprès des haras nationaux ou structures de prestige
  • Activités complémentaires salariées (20 %) : gérant d'écurie, responsable technique de centre équestre, formateur en techniques d'élevage

Régions concentrant ce métier : Normandie (Orne, Calvados — capitale française du pur-sang), Hauts-de-France, Loire-Atlantique et Pays de la Loire, Aquitaine (Pau). Les haras nationaux emploient aussi en Île-de-France (Fontainebleau). Secteur quasi exclusivement privé ou agricole ; le public limité aux haras d'État.

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Conseils d'orientation

Si tu veux tester ce métier sérieusement, tu dois d'abord acquérir une solide formation agricole et une vraie connexion au terrain. C'est un métier où la crédibilité et le réseau valent autant que le diplôme.

Actions à mettre en place :

  • Formation minimale : vise un Bac professionnel ou techno en productions animales, suivi d'un BTSA (Bac+2) en productions équines ou élevage (BTSA PA, option équins). Plusieurs établissements l'offrent : MFR, lycées agricoles de Normandie (Saint-Lô, Coutances) ou du centre-ouest
  • Certificat utile : certificat de transport d'animaux vivants (attestation requise pour vendre)
  • Stage terrain : recherche des stages dans des élevages régionaux ou haras privés dès le lycée (Normandie en priorité). Consulte les offres sur le portail de l'ANEFA (Agence nationale de l'emploi agricole)
  • Réseau : adhère à une association d'éleveurs locale ou région, participe aux salons équestres (Salon du Cheval de Paris, foires agricoles), noue des contacts avec vétérinaires et éleveurs confirmés
  • Premier emploi : vise d'abord un poste de conducteur d'élevage salarié (2-3 ans) pour apprendre sans risque financier, avant de monter ta propre exploitation
Données marché

Le marché de l'emploi.

Code ROME

Eleveur / Eleveuse d'équidés

A1439

L'Éleveur / Éleveuse d'équidés, assure les soins nécessaires à la conduite de l'élevage en fonction des objectifs de production et dans le respect du bien-être animal. Sélectionne et élève des équidés pour la reproduction, le travail agricole, le transport ou la compétition sportive Gère les pâturages et les installations équestres Commercialise les chevaux et négocie les contrats de vente Peut fabriquer et vendre des produits issus de l'élevage Peut organiser et participer aux événements équestres et compétitions Peut encadrer une équipe et gérer une activité

Salaire net moyen

médiane annuelle · France Travail

Tension marché

Donnée non disponible

Recrutements

projets · BMO

Opportunités

Offres d'emploi récentes.

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