Conseiller / Conseillère en Création d'Entreprise
Le Conseiller en création d'entreprise guide et soutient les entrepreneurs dans la concrétisation de leurs projets. Accompagne les porteurs de projet dans l'élaboration de leur plan d'action Conseille sur les aspects juridiques, fiscaux et sociaux de la création d'entreprise…
Le métier en détail
Tu es conseiller ou conseillère en création d'entreprise ? Tu accompagnes des porteurs de projet du stade du rêve jusqu'à la vraie mise en place opérationnelle. Ton rôle : transformer une idée en business viable. Tu reçois des entrepreneurs—souvent stressés—qui ont une envie mais pas toujours la clarté sur comment structurer leur projet. Tu les aides à bâtir un plan d'action solide : analyse de marché, positionnement, modèle économique. Tu décryptes aussi les aspects qu'ils redoutent : fiscalité, statuts juridiques (micro-entrepreneur, SARL, EIRL...), obligations sociales. C'est du conseil vraiment opérationnel, pas juste théorique.
Au-delà de ça, tu activetonréseau local de partenaires—banquiers, experts-comptables, chambres de commerce—pour aider tes clients à accéder aux financements publics (subventions régionales, prêts d'honneur, aides de Bpifrance). Tu animes aussi des formations et ateliers pour les créateurs d'entreprise, parfois en petit groupe, parfois en ligne.
Tu dois connaître les réglementations qui bougent constamment, suivre les tendances de création dans ton secteur (fintech, services aux seniors, green business...) et rester en contact avec les entreprises que tu as aidées pour évaluer si le projet tient la route ou s'il faut pivoter. C'est un métier de relation, d'écoute active et de pragmatisme. Tu es à mi-chemin entre le consultant et le coach entrepreneurial.
Une journée type
Ta journée commence souvent par des appels avec des porteurs de projet en phase de diagnostic. À 9 h 30, tu accueilles une créatrice qui veut lancer une plateforme de e-commerce : tu lui poses les bonnes questions sur sa cible, sa concurrence, ses marges prévisionnelles. Tu prends des notes structurées dans un CRM (souvent Salesforce ou même un simple Google Sheets adapté selon la structure). Vers 11 h, tu prépares une demande de subvention régionale pour un autre client—rédaction du dossier, justificatifs à collecter. Parallèlement, tu consultes les outils réglementaires (le site de l'INPI pour les formalités de création, celui de l'Urssaf pour les cotisations sociales) pour vérifier les dernières mises à jour. En fin de matinée, réunion avec un expert-comptable partenaire : tu lui soumets le cas d'un franchisé potentiel et vous alignez sur le statut juridique le plus adapté. L'après-midi, tu animes un atelier dans les locaux de ta structure (chambre de commerce, incubateur ou organisme consulaire) : « Financer sa création en 2024 ». Une dizaine de personnes y assiste. Tu explicites les différentes sources de financement, puis tu répondais aux questions spécifiques. En fin de journée, tu rédiges des comptes rendus d'entretien, tu actualises ton fichier de suivi des créations (qui a vraiment lancé ? qui abandonne ? quels ajustements ont marché ?).
Compétences clés
Tu dois maîtriser plusieurs domaines à la fois : c'est exigeant mais c'est ce qui rend le poste attractif. Le conseiller ou conseillère en création d'entreprise doit être un touche-à-tout capable de parler financement, droit, marketing et psychologie entrepreneuriale le même jour.
Compétences techniques :
- Connaissance en gestion d'entreprise, modèles économiques et tableaux financiers prévisionnels
- Maîtrise du cadre juridique et fiscal (statuts, cotisations, obligations déclaratives)
- Évaluation de marché et analyse concurrentielle
- Connaissance des dispositifs de financement publics (subventions, prêts d'honneur, garanties)
- Utilisation d'outils bureautiques et CRM simples
Compétences comportementales :
- Écoute active et capacité à poser les bonnes questions
- Pédagogie pour rendre accessible un savoir technique
- Réseau relationnel solide et aisance à activer des partenariats
- Adaptabilité face à des projets et des personnalités variées
- Rigueur et suivi dans la gestion des dossiers
Évolutions de carrière
Après 2-3 ans en tant que conseiller/conseillère, tu peux accéder à des postes de responsable de l'accompagnement entrepreneurial : c'est-à-dire piloter une petite équipe de conseillers au sein d'une chambre de commerce, d'un incubateur ou d'une Boutique de gestion. Tu gardes du terrain mais tu ajoutes du management et de la stratégie structurelle.
À 5-7 ans, tu peux viser un poste de directeur ou directrice d'incubateur ou de responsable développement économique local (collectivité territoriale, région). L'accent se déplace alors : moins de suivi de cas individuels, plus de politique publique de création, pilotage de budgets, partenariats stratégiques.
À 10-15 ans, certains conseillers s'orientent vers le conseil en innovation et stratégie auprès de PME déjà structurées, ou deviennent formateurs spécialisés en entrepreneuriat pour des écoles de commerce / universités. D'autres créent leur propre cabinet de conseil indépendant, mélangeant accompagnement entrepreneurial et audit de viabilité.
Quelques-uns se lancent eux-mêmes en tant que coachs entrepreneuriaux ou fondent un incubateur privé. C'est un avantage du métier : il t'ouvre les portes vers plein de trajectoires.
Tendances marché
Le secteur de l'accompagnement à la création d'entreprise reste solide, mais il se transforme. [Donnée non disponible sur les projets de recrutement BMO]. Cependant, tu remarqueras que la demande monte en secteurs précis : transition écologique, ESS (économie sociale et solidaire), services à la personne, startups tech. Les structures d'accompagnement (incubateurs, accélérateurs, Boutiques de gestion) se multiplient dans les régions secondaires, pas juste à Paris.
Parallèlement, le métier de conseiller en création d'entreprise se digitalise. Les entretiens se font de plus en plus en visio, les outils de simulation financière deviennent plus accessibles (logiciels en ligne au lieu de tableurs Excel fermés). Certains conseillers combinent maintenant accompagnement individuel et contenus pédagogiques en ligne : podcasts, webinaires, mini-formations asynchrones.
Il faut aussi compter sur une montée des questions de transition professionnelle : les salariés licenciés ou qui quittent volontairement l'emploi salarié arrivent avec des attentes différentes. Moins de jeunes créateurs « from scratch », plus de repreneurs et de reconvertis. Cela change la nature du conseil : moins de création ex nihilo, plus de business plans sur des projets déjà mûrs.
Débouchés réels
Tu trouveras des postes dans plusieurs types de structures. D'abord, le secteur public et parapublic : chambres de commerce et d'industrie, chambres de métiers et de l'artisanat, agences régionales d'aide à la création (Adasea, organismes d'accompagnement financés par les régions).
Ensuite, les structures privées d'accompagnement : incubateurs, accélérateurs (type La Ruche, Numa à Paris ou l'écosystème local selon ta région), Boutiques de gestion, cabinets de conseil RH/management qui ont des branches entrepreneuriat.
Il y a aussi l'accompagnement territorial : collectivités locales, agences de développement économique départementales ou régionales. Enfin, une partie minoritaire exerce en indépendant : consultant/coach entrepreneurial à titre privé, souvent après avoir accumulé de l'expérience en structure.
Les régions les plus dynamiques pour ce métier restent Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, mais chaque région cherche à renforcer son écosystème entrepreneurial. La part entre public, privé et indépendant est à peu près équilibrée, avec un léger penchant pour le secteur public et parapublic (CCI, CMA, organismes consulaires).
Conseils d'orientation
Pour entrer dans ce métier, il faut d'abord solidifier tes connaissances en gestion et entrepreneuriat. Le niveau minimum est Bac + 3 (licence en économie, gestion, entrepreneuriat). Mais une maîtrise ou un master en entrepreneuriat, gestion de projet ou développement économique t'ouvrira plus de portes, surtout pour des postes d'encadrement rapides.
Dès maintenant, voici ce que tu peux faire :
- Cherche un stage dans une CCI, une chambre de métiers ou un incubateur local : tu y découvriras le métier réel et tu comprendras quel type de structure te plaît.
- **Prépare une certification en tant que conseiller créateur d'entreprise : Bpifrance et plusieurs régions proposent des formations intensives.
- Construit ton réseau auprès d'entrepreneurs : rejoins des associations (ADIE, France Entrepreneur), suis des conférences sur la création locale, échange avec des mentors.
- Apprends les outils : Excel/Google Sheets pour les business plans, bases du droit des sociétés, législation de l'URSSAF.
- Lis régulièrement : newsletters Bpifrance, rapports de l'INSEE sur la création d'entreprise, magazines entrepreneuriat.
Enfin, n'oublie pas que ce métier valorise vraiment l'autonomie, la curiosité permanente et ta capacité à rester à jour sur les réglementations qui changent. Les meilleures conseillers/ères en création d'entreprise sont celles qui apprennent constamment.
Le marché de l'emploi.
Conseiller / Conseillère en création d'entreprise
K1804
Le Conseiller en création d'entreprise guide et soutient les entrepreneurs dans la concrétisation de leurs projets. Accompagne les porteurs de projet dans l'élaboration de leur plan d'action Conseille sur les aspects juridiques, fiscaux et sociaux de la création d'entreprise pour proposer des solutions adaptées Assiste dans la recherche de financements, subventions en activant un réseau de partenaires locaux et entrepreneurs Propose des formations et ateliers pour les créateurs d'entreprise Connait les textes et réglementations qui régissent la création d'entreprise Analyse les tendances du marché de la création et en informe les porteurs de projet Suit l'évolution des entreprises créées et propose des ajustements si nécessaire
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