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Agriculture, élevage et viticulture · A1303

Chargé/e d'Études Naturalistes

Inventorier, protéger et valoriser les espèces animales et végétales, telles sont les missions de la chargée ou du chargé d'études naturalistes. Ces professionnels interviennent sur un espace naturel protégé ou en amont d'un projet d'urbanisme.

Section 01

Le métier en détail

En tant que chargé d'études naturalistes, tu seras responsable d'inventorier et de protéger la biodiversité sur le terrain. Ton rôle : réaliser des diagnostics écologiques détaillés, identifier les espèces animales et végétales présentes, évaluer l'état de santé des écosystèmes, et proposer des mesures de conservation. Tu travailles soit au sein d'espaces naturels protégés (parcs régionaux, réserves), soit en phase préalable à des projets d'urbanisme ou d'aménagement, pour vérifier l'impact sur l'environnement.

Concrètement, tu passes du temps sur le terrain à observer, collecter des données, photographier, poser des pièges photographiques, relever des indices de présence d'animaux. De retour au bureau, tu analyzes ces données avec des logiciels SIG (Système d'Information Géographique) comme QGIS ou ArcGIS, tu rédiges des rapports détaillés et tu présentes tes conclusions à des maîtres d'ouvrage ou à des collectivités.

Le secteur recrute régulièrement : le BMO recense 915 projets de recrutement par an en France, signe d'une demande stable. Attention toutefois : les salaires restent modestes au départ. Selon France Travail, un chargé d'études naturalistes débute à 3 164 € net/an, le salaire médian s'établit à 3 918 € net/an, et après expérience tu peux atteindre 4 306 € net/an. C'est un métier où la passion compte, mais les conditions doivent être durables.

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Une journée type

Comme chargé d'études naturalistes, ta journée alterne terrain et bureau.

Le matin, tu peux être sur le terrain : tu arrives tôt sur un site (par exemple une zone humide en Nouvelle-Aquitaine ou un plateau calcaire en Bourgogne) avec ton GPS, ton appareil photo, tes fiches de relevé papier et tes jumelles. Tu marches le long de transects définis, tu écoutes les oiseaux à l'aube, tu cherches des traces au sol, tu prends des coordonnées précises. Tu dialogues peut-être avec un agent de l'Office français de la biodiversité (OFB) ou un bénévole naturaliste.

L'après-midi, tu retournes au bureau de ton bureau d'études (comme Biotope, Ecosphere ou une petite structure locale) ou de la collectivité qui t'emploie. Tu télécharges tes données GPS dans QGIS, tu analyses les photos, tu mets à jour une base de données d'observation en ligne. Tu rédiges un compte rendu, tu recherches des ressources documentaires pour identifier précisément une espèce. Tu peux aussi participer à une réunion avec un responsable de projet d'aménagement pour expliquer les enjeux écologiques du site.

Fin de journée : tu valides tes données, tu prépares ta prochaine sortie terrain, tu consultes la météo pour prévoir les conditions de ta visite demain.

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Compétences clés

Pour exercer ce métier, tu dois combiner des savoirs scientifiques solides avec une capacité à communiquer tes résultats et à t'adapter aux terrains difficiles. Il n'existe pas une seule façon d'être bon : certains excèlent en identification d'espèces, d'autres en gestion de projet ou en rédaction de rapports.

Compétences techniques

  • Identification des espèces (flore, faune, champignons, insectes) et utilisation de guides, clés de détermination, applications comme Pl@ntNet
  • Maîtrise des outils SIG (QGIS, ArcGIS) et des GPS de terrain
  • Analyses statistiques basiques et utilisation de logiciels (R, Excel)
  • Rédaction scientifique et constitution de rapports d'expertise

Compétences comportementales

  • Patience et rigueur : l'observation naturaliste exige précision et attention aux détails
  • Autonomie sur le terrain dans des conditions parfois difficiles
  • Communication claire avec des publics non-naturalistes (élus, entreprises, riverains)
  • Capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire (architectes, ingénieurs, écologues)
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Évolutions de carrière

Après 3-5 ans comme chargé d'études naturalistes, tu peux te spécialiser : devenir expert en ornithologie, en mammalogie, en entomologie, ou te réorienter vers la gestion d'espaces protégés comme chargé de gestion au sein d'une réserve ou d'un parc régional.

À 10 ans, tu peux accéder à des postes de responsable d'études naturalistes ou coordonnateur de projets dans un bureau d'études (augmentation de 25 à 35 % du salaire), supervisez d'autres chargés d'études et représentez l'équipe face aux clients. Certains bifurquent vers la direction d'un petit bureau d'études ou d'une association de protection de la nature.

À 15 ans, tu peux devenir directeur technique d'une structure de conseil en environnement, ingénieur écologique avec responsabilités stratégiques, ou occuper un poste de cadre à l'OFB ou au sein d'une région pour piloter les politiques de biodiversité. La mobilité vers l'enseignement supérieur (maître de conférences en écologie) reste possible si tu poursuisais par une thèse.

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Tendances marché

Le métier de chargé d'études naturalistes bénéficie d'une demande structurelle : le BMO enregistre 915 projets de recrutement par an, confirmant une stabilité relative malgré des tensions budgétaires récurrentes dans le secteur public. Cependant, les salaires stagnent légèrement. Selon France Travail, le salaire débutant reste à 3 164 € net/an, une rémunération qui contraste avec la charge de travail et le niveau de qualification requis (Bac +5).

Trois transformations redessinent ce secteur : d'abord, l'urgence climatique impose des évaluations de biodiversité plus rapides et plus systématiques avant tout projet, élargissant les débouchés. Ensuite, la numérisation des relevés naturalistes progresse (applications de crowdsourcing comme iNaturalist, drones pour les relevés aériens, capteurs autonomes) : le métier exige désormais une meilleure maîtrise des outils informatiques. Enfin, la transition écologique des territoires crée de nouveaux profils hybrides mêlant sciences naturelles et ingénierie verte, notamment autour de la restauration écologique et de la nature en ville.

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Débouchés réels

Les chargés d'études naturalistes trouvent des débouchés variés mais inégalement répartis géographiquement. Le secteur public (collectivités régionales, Agences de l'eau, OFB) absorbe environ 40 % des offres, avec des concentrations fortes en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Bretagne et en Nouvelle-Aquitaine — régions riches en zones protégées et en tourisme vert. Le secteur privé (bureaux d'études environnementales, cabinets de conseil) recrute 50 %, notamment autour des grandes métropoles (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie) où les projets d'aménagement sont denses. Les associations de protection de la nature et les fondations environnementales captent les 10 % restants.

Voici les principaux employeurs réels :

  • Bureaux d'études : Biotope, Ecosphere, Verdi, Egis-eau
  • Collectivités : communautés de communes, régions, départements
  • Agences publiques : Office français de la biodiversité, Agences de l'eau
  • Associations : WWF France, Ligue pour la Protection des Oiseaux, Réserves naturelles de France
  • Entreprises : EDF (gestion des espaces naturels), Colas (diagnostic avant travaux)
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Conseils d'orientation

Pour accéder à ce métier, tu dois absolument valider un Bac +5 en écologie, biologie de la conservation, ou domaines connexes (géographie, agronomie). Mais le diplôme seul ne suffit pas : les employeurs privilégient les candidats avec expérience de terrain et réseau naturaliste solide.

Voici les actions concrètes à mener dès maintenant :

  • Formation initiale : après un Bac +2 en biologie ou environnement, vise une licence (Bac +3) en Écologie ou Sciences de l'environnement (Université de Montpellier, Université Paul Sabatier à Toulouse, ou Université de Rennes), puis un master Écologie, Biodiversité, Évolution ou Gestion et Conservation de la Biodiversité (Bac +5).
  • Stages de terrain : dès le lycée, propose-toi comme bénévole auprès du Muséum national d'Histoire naturelle, de réserves naturelles locales, ou lors de chantiers nature organisés par des associations.
  • Certifications utiles : formation en identification botanique (CNPF, Tela Botanica), ornithologique (LPO), cartographie SIG (cours en ligne OpenGeoDATA ou formations Esri).
  • Réseau : rejoins des groupes sur le terrain (sociétés naturalistes locales, groupes de naturalistes amateurs), assiste à des séminaires DIREN, consulte les offres sur les sites Sylvatrop, Emplois-Environnement.fr et LinkedIn spécialisé.
  • Stage d'été : cherche un stage dans un petit bureau d'études ou une collectivité dès ta deuxième année de master — c'est là que se nouent les contacts décisifs pour ton embauche.
Données marché

Le marché de l'emploi.

Code ROME

Ingénieur / Ingénieure d'études et de recherche agricoles

A1303

L'Ingénieur d'études et de recherche agricoles façonne l'avenir de l'agriculture par des innovations et des recherches avancées. Conçoit et développe des projets de recherche pour améliorer les pratiques agricoles Analyse les données environnementales pour optimiser les rendements et la durabilité des exploitations Collabore avec des équipes multidisciplinaires pour intégrer les avancées technologiques dans l'agriculture Participe à la rédaction de publications scientifiques et à la communication des résultats de recherche Guide les agriculteurs et les entreprises agricoles dans l'adoption de nouvelles technologies et pratiques Évalue l'impact environnemental des pratiques agricoles et propose des solutions durables

Salaire net moyen

3 918 €

médiane annuelle · France Travail

Tension marché

0.0635181997130461 sur 5 · DARES

Recrutements

915

projets · BMO

Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026
Opportunités

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