Chargé / Chargée de Développement d'Activités Sportives
Elabore, coordonne et accompagne les projets de développement de la structure ou du réseau de structures sportives pour renforcer ou diversifier l'offre existante, augmenter le nombre de licenciés Construit et anime des partenariats, recherche des financements, assure la…
Le métier en détail
En tant que chargé de développement d'activités sportives, tu es responsable de l'expansion et de la diversification des offres proposées par une structure ou un réseau de clubs sportifs. Concrètement, tu imagines de nouveaux programmes (une section de badminton adaptée aux seniors, des stages de vacances, des compétitions locales), tu les construis administrativement et tu les mets en place sur le terrain. C'est toi qui détermines si un nouveau projet a du potentiel : analyse du public local, identification de la demande, évaluation de la faisabilité financière.
Un chargé de développement d'activités sportives passe une bonne part de son temps en négociation et partenariat : tu travailles avec les collectivités territoriales pour obtenir des subventions, tu contactes des sponsors (marques de matériel sportif, entreprises locales), tu tisses des liens avec d'autres associations ou clubs pour créer des synergies. C'est aussi toi qui assures la visibilité : création de dossiers de présentation, animation des réseaux sociaux, organisation d'événements de lancement.
Le secteur offre 7 034 projets de recrutement par an selon le BMO, signe que la demande existe pour ce profil. Les structures employeuses sont variées : fédérations sportives, clubs professionnels ou amateurs, collectivités locales, réseaux d'établissements du tourisme et loisirs. À côté du terrain, il y a aussi une dimension administrative et financière non négligeable : tu élabores des budgets, tu suis les dépenses, tu produis des rapports d'évaluation pour justifier l'impact des projets auprès des financeurs. C'est un métier qui demande à la fois du terrain, de la bureaucratie et de la créativité commerciale.
Une journée type
Tu arrives à 8h45 à ton bureau (ou parfois à celui du club / de la fédération selon où tu es basé). En fin de matinée, tu travailles sur un dossier de candidature pour un appel d'offres de la collectivité locale : tu affines le budget, tu mets à jour les statistiques de licenciés sur un tableur Excel ou Google Sheets. Tu échanges par mail avec la trésorière du club pour valider les chiffres. À midi, tu prends un rendez-vous avec une petite entreprise locale susceptible de sponsoriser votre prochain tournoi. C'est de la négociation directe : tu présentes l'audience que tu peux toucher, les contreparties que tu offres en retour (visibilité du logo, stand lors du tournoi). L'après-midi, tu supervises l'organisation d'une séance de recrutement pour une nouvelle activité : tu es sur place, tu circules entre les animateurs, tu vérifies que les inscriptions se font bien sur la plateforme Sportif+, tu prends des photos pour les réseaux sociaux. Avant de partir, tu envoies un mail récapitulatif à ton responsable avec les premiers chiffres de participation, et tu notes tes priorités pour demain : relancer deux écoles du secteur pour un partenariat éducatif.
Compétences clés
Le métier demande une combinaison d'aptitudes commerciales, administratives et relationnelles. Tu dois à la fois parler finance avec un directeur d'école, négocier avec un sponsor, et expliquer un règlement de compétition à un participant. Les outils numériques et la capacité à structurer un projet sont incontournables.
Compétences techniques
- Gestion budgétaire et comptabilité générale (logiciels comme Sage, FastREST, ou outils associatifs)
- Marketing et communication (réseaux sociaux, création de flyers, dossiers de présentation)
- Techniques de prospection et de partenariat (cold calling, négociation commerciale)
- Connaissance des dispositifs de financement public et privé (aides CAF, Jeunesse & Sports, sponsoring)
- Maîtrise des logiciels de gestion associative (Sportif+, Gesdep)
Compétences comportementales
- Autonomie et sens de l'initiative (tu dois identifier les opportunités, pas les attendre)
- Aisance relationnelle et réseau (tu dois créer de la confiance rapidement)
- Résilience face aux refus (beaucoup de démarches commerciales aboutissent à des « non »)
- Capacité à vulgariser et à convaincre (publics très variés)
- Rigueur administrative (les budgets et les dossiers doivent être impeccables)
Évolutions de carrière
Après 3-4 ans sur le terrain, tu peux accéder à un poste de responsable développement ou directeur adjoint dans un club ou une fédération plus grande. Certains chargés évoluent vers le management d'équipes, en supervisant d'autres chargés de développement.
À 7-10 ans, tu peux viser un poste de directeur général de club, directeur régional ou national d'une fédération (sous-entendu : tu assumes la direction générale, et le développement est un pan de tes responsabilités). D'autres bifurquent vers le secteur public : tu peux intégrer une direction des sports en collectivité, un conseil départemental ou une agence régionale des sports.
À 12-15 ans, les profils les plus expérimentés et ambitieux accèdent à des postes de direction générale en grandes structures (Ligue professionnelle, fédération nationale). D'autres choisissent de créer leur propre cabinet de conseil en développement sportif ou en ressources pour le secteur associatif. Certains se reconvertissent en formateur pour les écoles de management du sport.
Tendances marché
Le secteur du sport associatif et du tourisme sportif connaît des transformations importantes. D'abord, les sources de financement se diversifient : les collectivités réduisent leurs subventions, les structures doivent donc apprendre à combiner appels publics, mécénat entreprises, et revenus directs (ventes de stages, accès payants). Cela rend le métier de chargé de développement d'activités sportives plus commercial qu'avant.
Ensuite, la demande de pratiques inclusives et durables monte. Les clubs et fédérations doivent montrer qu'ils accueillent des publics en situation de handicap, des publics en précarité, et qu'ils réduisent leur impact environnemental. C'est une transformation majeure du cahier des charges : tu ne vends plus une activité, tu vends une mission d'inclusion.
Enfin, la numérisation des inscriptions et des communications progresse rapidement. Les structures qui maîtrisent les bases de données, les campagnes emailing et les analytics des réseaux sociaux ont un avantage concurrentiel. Avec 7 034 projets de recrutement annuels selon le BMO, le métier reste porteur, mais les profils attendus évoluent : moins purement commerciaux, plus « gestionnaires de projet multicanal » avec une sensibilité au numérique et à l'impact social.
Débouchés réels
Tu peux travailler pour une fédération sportive (football, handball, tennis, voile, athlétisme…), un club professionnel ou amateur (associatif), une collectivité locale (mairie, conseil départemental, Agence régionale du sport), ou des structures du tourisme sportif (complexes de vacances, villages de sports, clubs-hôtels).
Environnement d'emploi
- Fédérations et unions sportives (secteur à majorité public, mêlé d'associations)
- Clubs et associations sportives (secteur associatif)
- Collectivités territoriales et agences régionales du sport (secteur public)
- Opérateurs touristiques et de loisirs (secteur mixte public-privé)
- Cabinets de conseil en développement sportif (secteur privé, rare)
Géographiquement, les concentrations les plus fortes sont l'Île-de-France, les métropoles régionales (Lyon, Toulouse, Marseille), et les zones touristiques (Chamonix, Alpes, Côte d'Azur pour les sports nautiques ou montagne). Le rapport public/privé dépend fortement du contexte : un club ambitieux dans le tourisme peut être très commercialisé, tandis qu'une fédération reste ancrée dans l'associatif.
Conseils d'orientation
Si tu vises ce métier, la route passe d'abord par un solide Bac +2 ou Bac +3 en management du sport, gestion d'associations, ou commerce-marketing. Après, il faut que tu passes à l'action dès maintenant : commence à fréquenter le terrain.
Actions concrètes
- Stage : stage en club ou fédération (6 mois). Regarde les offres publiées par France Travail, par les universités partenaires de mentions « Management du sport », et contacte directement les clubs de ta région.
- Formation initiale utile : Licence Management des organisations du sport (Bac +3), Master Gestion du sport ou Business du sport (Bac +5). Des écoles comme ESSEC, INSEEC, ESG Sport proposent des filières ciblées.
- Certifications métier : la certification en gestion d'associations (CNAM) ou en management du sport (Institut du sport, FFSE) renforcent ton CV.
- Réseau : adhère à une association sportive dès maintenant, même comme bénévole. Va aux réunions de bureau, observe comment fonctionne le financement. Demande à rencontrer le responsable développement.
- Logiciels à maîtriser : apprends Excel à un bon niveau, familiarise-toi avec Canva (graphisme basique), découvre Sportif+ ou Gesdep.
- Recherche d'emploi : consulte régulièrement les sites de la FFSE, des collectivités locales, et des fédérations nationales. Contacte aussi les agences régionales du sport.
Le marché de l'emploi.
Chargé / Chargée de développement d'activités sportives
G1213
Elabore, coordonne et accompagne les projets de développement de la structure ou du réseau de structures sportives pour renforcer ou diversifier l'offre existante, augmenter le nombre de licenciés Construit et anime des partenariats, recherche des financements, assure la promotion de la structure ou de l'activité sportive Gère le volet administratif et financier des projets menés et de leur évaluation Peut avoir un niveau de responsabilité et d'autonomie d'un niveau cadre selon la taille de l'entreprise
Salaire net moyen
5 555 €
médiane annuelle · France Travail
Tension marché
—
-0.264223724701525 sur 5 · DARES
Recrutements
7 034
projets · BMO