Cadreur/euse

AudiovisuelsalariéL1505

Connectez-vous pour sauvegarder ce métier dans vos favoris et accéder au chat IA.

Sauvegarder

Un panoramique réussi, un mouvement de travelling impeccable... c'est l'oeuvre du cadreur ou de la cadreuse qui assure la prise de vues. Un métier très convoité pour travailler sur un plateau de cinéma, mais plus accessible sur un plateau de télévision ou dans le cadre de reportages.

Qu'est-ce que le métier de cadreur/euse ?

Tu envisages le métier de cadreur/euse ? C'est un rôle technique et créatif où tu maîtrises la caméra pour capturer des images destinées au cinéma, à la télévision ou aux reportages. Le cadreur/euse ne décide pas de la story ou de la mise en scène — c'est le rôle du réalisateur — mais tu es responsable de la qualité de l'image, du cadrage et des mouvements de caméra. Tu travailles sous la supervision d'un chef opérateur ou d'un réalisateur, en collaboration étroite avec l'équipe technique.

Le contexte est important : ce métier attire beaucoup de candidats pour les productions cinéma prestigieuses, mais tu accéderas plus facilement à l'emploi via la télévision ou les reportages. Les chaînes comme France 3, TF1 ou les sociétés de production audiovisuelle recrutent régulièrement. Le BMO recense 24 368 projets de recrutement par an dans le domaine de l'audiovisuel au sens large, mais le marché reste compétitif.

Les salaires débutent autour de 2 942 € net/an selon France Travail. Avec l'expérience, un cadreur/euse médian touche 3 819 € net/an, et les profils expérimentés atteignent 4 425 € net/an. La rémunération dépend fortement du type de contrat : salariat régulier, missions intermittentes, ou statut d'indépendant.

Pour accéder au métier, tu dois justifier d'une formation reconnue en cinéma et audiovisuel (niveau Bac à Bac +3). Une habilitation drone professionnel peut renforcer ton profil dès le départ.

À quoi ressemble une journée de cadreur/euse ?

Journée type d'un cadreur/euse employé par une chaîne régionale ou une société de production :

Matin (9h–12h30) : Tu arrives sur le plateau ou sur le lieu de tournage. Première réunion avec le réalisateur, le chef opérateur et l'équipe pour affiner les angles de vue et les mouvements de caméra prévus. Tu vérifies et installes ton matériel : caméra RED, Canon EOS R5C, trépieds motorisés, objectifs, câbles. Tu testes les réglages d'exposition, de balance des blancs et de mise au point automatique ou manuelle selon les besoins.

Midi–17h : Les tournages commencent. Tu cadres les scènes en direct, effectues les traveling (mouvements de caméra latéraux ou avant-arrière) et les panoramiques. Tu communiques en permanence avec l'assistant opérateur qui gère la mise au point précise. Entre chaque prise, tu ajustes les paramètres pour s'adapter aux changements d'éclairage. En reportage, tu dois rester réactif et capturer les moments importants sans répétition possible.

Fin d'après-midi (17h–18h30) : Démontage du matériel, vérification des fichiers enregistrés, sauvegarde des données sur disques durs externes ou serveurs. Debriefing rapide avec l'équipe sur les rushes. Certains jours, tu participeras à des réunions de post-production pour valider que les prises correspondent aux intentions du réalisateur.

Quelles compétences pour devenir cadreur/euse ?

Le métier de cadreur/euse exige une alliance de maîtrise technique et de qualités relationnelles. Tu dois comprendre les enjeux esthétiques du cadre tout en dominant un matériel complexe et évolutif. C'est un poste où l'exécution doit être à la fois précise et créative.

Compétences techniques

  • Maîtrise des caméras professionnelles et des optiques (RED, Canon, Sony, Arri)
  • Réglage d'exposition, balance des blancs, profondeur de champ
  • Mouvements de caméra (traveling, panoramique, grue) et utilisation de stabilisateurs (Steadicam)
  • Pilotage de drones professionnels et connaissance des normes aériennes
  • Montage des équipements, câblage et dépannage basique

Compétences comportementales

  • Réactivité et adaptation aux conditions de tournage imprévisibles
  • Collaboration étroite avec le réalisateur et l'équipe technique
  • Rigueur et minutie pour garantir la qualité de chaque prise
  • Gestion de la fatigue physique (longues journées, travail sur les pieds)
  • Compréhension du langage cinématographique et de la narration visuelle

Comment évoluer en tant que cadreur/euse ?

Tes débuts comme cadreur/euse se font généralement comme assistant ou opérateur junior sur des petits projets. Entre 2 et 5 ans, avec les bonnes missions et un portefeuille de travaux, tu stabilises tes contrats — peut-être en CDI dans une chaîne régionale ou en contrats réguliers avec des sociétés de production.

Vers 5-10 ans, deux chemins s'ouvrent. Le premier : devenir chef opérateur, titre qui signifie tu supervises les cadreurs et définis la direction artistique de l'image. C'est une progression classique et bien rémunérée. Le second : te spécialiser sur des formats (documentaire, fiction, sport en direct) et devenir un cadreur très demandé, avec un tarif journalier élevé en tant qu'indépendant.

À 10-15 ans, certains évoluent vers des postes de directeur de la photographie (encore plus stratégique), de producteur technique ou créent leur propre petite structure de production. D'autres s'orientent vers l'enseignement en école de cinéma — une débouché notable. La stabilité financière augmente généralement avec le temps, sauf si tu restes en intermittence (ce qui permet plus de liberté mais moins de prévisibilité).

Quelles sont les perspectives d'emploi pour cadreur/euse ?

Tendances

Le secteur audiovisuel affiche une demande soutenue : le BMO enregistre 24 368 projets de recrutement annuels. Cependant, la tension sur ce métier spécifique reste modérée, car beaucoup de candidats sont attirés par l'image sans avoir la formation reconnue. Les profils qui se démarquent combinent caméra et drone professionnel — une tendance lourde pour les reportages, les événements et la publicité.

Les technologies changent le quotidien : les caméras numériques ultra-haute définition 6K/8K se démocratisent, obligeant à maîtriser des workflows de gestion de données massives. Les logiciels de correction colorimétrique (DaVinci Resolve) ne sont plus l'apanage du post-producteur : certains producteurs demandent au cadreur/euse une compréhension des chaînes de couleur.

Le télétravail ? Impossibilité dans ce métier. Tu travailles sur le terrain, sur plateau, exposé à des horaires imprévisibles. En revanche, la sous-traitance et l'indépendance se renforcent : les chaînes et les petites boîtes recourent de moins en moins au CDI complet. La flexibilité devient une attente du marché. Le secteur public (France Télévisions, Ina) reste un employeur stable mais très sélectif.

Débouchés

Tu peux exercer comme cadreur/euse dans plusieurs environnements. Le secteur public représente une part importante : France Télévisions (TF1, France 2, France 3), France Médias Monde, l'Ina. Ces employeurs offrent une stabilité et des conditions de travail régulées, mais les concours d'accès sont strictement contrôlés.

Le secteur privé domine en volume : sociétés de production (Moonlight, Magnéto, Elefant films en Île-de-France), chaînes privées (TF1 privée, M6, Canal+), agences de publicité, studios de jeux vidéo. Ces structures proposent des contrats plus variés, du CDI au freelance occasionnel.

L'indépendance/micro-entreprise représente une part croissante, particulièrement en reportage, mariage, événementiel corporate. Les régions avec forte activité audiovisuelle sont l'Île-de-France (Paris, Boulogne-Billancourt : 70 % des productions), la région Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon, base importante), la côte méditerranéenne (Nice, studios de la Victorine). Pôle Emploi recense ces secteurs sous "audiovisuel et médias".

Comment devenir cadreur/euse ?

Intéresse-toi sérieusement aux formations reconnues qui ouvrent les portes : un Bac +2 en audiovisuel (BTS audiovisuel option métiers de l'image, disponible dans beaucoup de villes) ou une licence professionnelle en cinéma et audiovisuel. Certains cheminent par une école nationale (La Fémis, ESEC, IDHEC) pour les profils les plus compétitifs.

Voici les actions concrètes à entreprendre dès maintenant :

  • Intègre une formation BTS audiovisuel (conseil : sois attentif à la qualité du plateau technique de l'école — teste les caméras réelles, pas du virtuel)
  • Obtiens une habilitation drone dès ta première année (c'est un vrai différenciant sur les CV)
  • Cherche un stage dès la première année, même non rémunéré, dans une petite prod ou une télévision régionale
  • Construis un portfolio video montrant tes meilleures prises de vue — partage sur Vimeo, pas YouTube
  • Constitue un réseau en allant aux salons (Salon de l'audiovisuel à Paris, festivals audiovisuels locaux)
  • Consulte les offres sur Pôle Emploi.fr et les sites spécialisés (Jobinthemoney, Mediakits)
  • Cherche des mentors : contacte directement les responsables techniques de chaînes locales pour des informations (information interview)
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

L1505 — Opérateur / Opératrice de prise de vues

Définition

L'opérateur de prises de vues assure, seul ou en équipe, sous la responsabilité du chef opérateur ou d'un réalisateur, le cadrage, la qualité de l'image, la captation et l'enregistrement de séquences d'images sur support vidéo ou d'autres supports numériques. Utilise des caméras pour enregistrer des scènes pour des films (cinéma et audiovisuel), des émissions de flux télévisées ou des événements en direct Collabore avec les réalisateurs et les équipes techniques pour déterminer les angles de prise de vue, la mise au point de l'objectif, les mouvements de caméra et les aspects techniques Assure l'installation, la mise en service, le réglage et la maintenance des équipements de prise de vue pour garantir une qualité d'image optimale Peut diriger une équipe d'assistants opérateurs pour des productions de grande envergure Peut exécuter des tâches périphériques à l'exploitation de la caméra (raccordement, câblage, gestion des combos) Peut participer à la post-production pour s'assurer que les prises de vue correspondent aux attentes du réalisateur

Accès au métier

Cet emploi est accessible avec un diplôme ou une certification de niveau Bac à Bac +3 en cinéma et audiovisuel. Une habilitation au pilotage de drone professionnel peut être un atout.
Salaire net mensuel
Débutant2 942
Moyen3 819
Expérimenté4 425
Tension du marché
Faible tension

Professionnels des spectacles

Médian : 2 500

Projets de recrutement
24 368

postes prévus (BMO 2025)

Trouvez la formation idéale parmi des milliers de programmes référencés.

Explorer toutes les formations

Découvrez votre profil RIASEC

Passez le test d'orientation et trouvez les métiers qui correspondent à votre personnalité.

Commencer le test

Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 7 avril 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes