Botaniste

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Description et classement font partie des missions du botaniste. Ce professionnel de terrain et de laboratoire, spécialiste de la biologie végétale, étudie la cartographie botanique d'un lieu, la croissance et la reproduction des plantes.

Qu'est-ce que le métier de botaniste ?

Le botaniste est un chercheur spécialiste de la biologie végétale qui combine travail de terrain et recherche en laboratoire. Tu observes les plantes dans leur environnement naturel — forêts, prairies humides, zones côtières — pour en étudier la croissance, la reproduction et l'adaptation aux conditions locales. Tu réalises aussi des cartographies botaniques détaillées qui inventorient les espèces présentes sur un territoire donné.

Tes responsabilités incluent la description précise des espèces, la classification taxonomique et l'analyse des écosystèmes. Tu peux travailler pour des organismes de recherche publics comme le CNRS, le Muséum national d'histoire naturelle ou l'INRAE, ou pour des bureaux d'études environnementales en secteur privé. Le métier demande rigueur scientifique et capacité à synthétiser des données complexes.

Selon France Travail, un botaniste débutant touche 2 135 € net par an, le salaire médian s'établit à 3 486 € net par an, et un professionnel expérimenté peut atteindre 4 418 € net par an. L'accès au métier se fait généralement par un Master en biologie végétale ou sciences de l'environnement, souvent complété par un Doctorat pour la recherche. L'anglais est indispensable car les publications scientifiques et les collaborations internationales font partie intégrante du secteur.

À quoi ressemble une journée de botaniste ?

Mardi matin, 8h30 : tu arrives au laboratoire d'un musée ou d'un centre de recherche régional. Tu vérifies tes échantillons herbiers conservés sous contrôle d'humidité, puis tu consultes les observations que tu as collectées sur le terrain la veille avec ton GPS et ton appareil photo de botanique. À 10h, réunion avec ton équipe pour valider le protocole d'étude sur une zone protégée. Vous discutez des espèces à prioriser et de la méthodologie de relevé. Entre 11h et 13h, tu travailles sur un microscope pour examiner les structures végétales : nervures, stomates, morphologie des graines. Tu prends des photographies au microscope numérique et les importes dans ta base de données de classification. Après le déjeuner, tu pars en prospection botanique sur deux heures. Équipé d'une loupe de terrain, d'une fiole d'alcool pour les petits spécimens et de carnets de relevé, tu parcours un habitat forestier pour identifier et compter les espèces. Tu géolocalises chaque découverte importante. De 16h à 17h30, retour au labo : tu saisis tes observations dans le logiciel QGIS (système d'information géographique), tu prépares des cartographies botaniques et tu rédiges des notes scientifiques. L'anglais est omniprésent : tu lis des articles récents, tu rédiges des synthèses pour publication.

Quelles compétences pour devenir botaniste ?

Pour exercer comme botaniste, tu dois maîtriser à la fois les savoirs naturels et les outils modernes d'analyse. L'observation minutieuse et la rigueur scientifique ne suffisent pas : tu dois aussi communiquer tes résultats de façon claire et collaborer au sein d'équipes pluridisciplinaires.

Compétences techniques

  • Taxonomie végétale et identification des espèces en milieu naturel
  • Pratique du microscope optique et du matériel d'analyse biologique
  • Logiciels SIG (QGIS, ArcGIS) pour la cartographie botanique
  • Traitement et analyse statistique des données écologiques
  • Rédaction scientifique et publication en revues à comité de lecture

Compétences comportementales

  • Patience et attention au détail (observation prolongée sur le terrain)
  • Autonomie sur le terrain et gestion des conditions météorologiques
  • Esprit critique et curiosité face aux données contradictoires
  • Communication pédagogique pour transmettre tes résultats
  • Capacité à travailler en équipe avec des écologues, des géographes ou des ingénieurs agronomes

Comment évoluer en tant que botaniste ?

Après 5 ans d'expérience comme botaniste de recherche, tu peux postule pour un poste d'ingénieur de recherche scientifique (code ROME K2402) dans un laboratoire de taille moyenne, avec une augmentation de responsabilités : tu supervises des stagiaires, tu coordonnes les protocoles d'étude et tu pilotes les demandes de financement scientifique.

À 10 ans, tu vises un poste de responsable scientifique ou chef de projet dans un bureau d'études environnementales privé, ou tu deviens chercheur permanent au CNRS ou à l'INRAE en validant ton doctorat et en publiant régulièrement. Tes revenus augmentent significativement, surtout en secteur privé (conseil environnemental).

À 15 ans, les trajectoires divergent : tu peux diriger un laboratoire de recherche ou un pôle d'expertise botanique dans une grande structure (Muséum, université, agence de l'eau), ou créer ton propre bureau d'études spécialisé en cartographie végétale et diagnostic écologique pour le secteur privé.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour botaniste ?

Tendances

Le secteur de la botanique et de la recherche environnementale évolue sous la pression des enjeux climatiques et de la perte de biodiversité. Les collectivités et les entreprises demandent de plus en plus d'inventaires botaniques précis pour respecter la législation sur les espaces naturels protégés. [donnée non disponible : score de tension] et [donnée non disponible : projets de recrutement BMO], mais les demandes d'études d'impact environnemental augmentent visiblement.

L'adoption des technologies numériques change le métier : les drones équipés de capteurs hyperspectrum permettent de cartographier à distance les formations végétales ; les bases de données partagées en ligne (comme celles du Conservatoire botanique national) accélèrent les échanges ; les outils d'analyse d'images et l'intelligence artificielle facilitent l'identification automatisée d'espèces. Les botanistes doivent désormais maîtriser ces outils sans délaisser l'observation directe sur le terrain, qui reste irremplaçable pour valider et interpréter les données.

Débouchés

Le botaniste travaille dans des environnements très variés. En secteur public, tu peux intégrer des laboratoires du CNRS, de l'INRAE (Orléans, Lyon, Toulouse), des Conservatoires botaniques nationaux (présents dans plusieurs régions), le Muséum national d'histoire naturelle (Paris), ou des universités dotées de jardins botaniques et d'herbiers.

En secteur privé, les bureaux d'études environnementales (type Biotope, Naturalia, Ecosphère) emploient des botanistes pour des diagnostics écologiques préalables à des projets d'aménagement ou d'énergie. Les collectivités territoriales (parcs naturels régionaux, agences de l'eau) recrutent aussi pour du suivi environnemental.

Géographiquement, les régions avec un fort patrimoine naturel (Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine) concentrent plus d'offres. Part estimée : environ 60 % public, 40 % privé et indépendant.

Comment devenir botaniste ?

Dès le lycée, opte pour des spécialités scientifiques (SVT, physique-chimie) et consolide ton anglais. Au lycée ou en post-bac, cherche des stages d'observation dans des jardins botaniques, des herbiers ou des associations environnementales locales pour confirmer ton intérêt.

Dès maintenant :

  • Visite un Conservatoire botanique national ou un herbier régional pour rencontrer des professionnels en activité
  • Fais un stage d'été auprès d'une mairie ou d'une collectivité qui gère des espaces naturels
  • Rejoins des groupes d'initiation à la botanique de terrain (via les associations naturalistes régionales)
  • Lis des publications botaniques en anglais pour habituer ta terminologie scientifique

Après le bac :

  • Intègre une Licence de biologie général, puis une Licence professionnelle « Gestion et restauration des milieux naturels » ou « Biologie appliquée »
  • Prépare un Master en biologie végétale, écologie ou sciences de l'environnement (universités de Lyon, Montpellier, Paris)
  • Doctorat obligatoire pour la recherche publique
  • Certifications SIG (cours spécialisés en cartographie numérique) très appréciées des employeurs privés
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

K2402 — Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique

Définition

Supervise et réalise des travaux de recherche et d'étude scientifique permettant d'explorer, d'approfondir et d'étendre la connaissance selon les règles éthiques. Valorise et diffuse les résultats auprès de la communauté scientifique, d'institutionnels ou d'entreprises. Peut collaborer avec des équipes de recherche privées ou publiques dans le cadre de transfert de technologies ou de projets de recherche et développement. Peut superviser et coordonner un projet, une équipe, un service, un laboratoire ou un département de recherche.

Accès au métier

Ce métier est accessible avec un Master (Master Recherche, Diplôme d'ingénieur, ...) complété par un Doctorat dans un secteur scientifique (physique, chimie, médecine, géologie, ...). La publication de travaux (articles, ouvrages, thèses, mémoires, ...) contribue à la reconnaissance des compétences professionnelles. La pratique d'une langue étrangère, en particulier l'anglais, est requise.
Salaire net mensuel
Débutant2 135
Moyen3 486
Expérimenté4 418
Tension du marché
Équilibré

Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur)

Médian : 2 263

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes