Aquaculteur/trice

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L'aquaculteur est un agriculteur d'un genre un peu particulier puisque sa production est immergée (dans la mer, dans un étang ou dans un bassin). Élevant des poissons, des crustacés ou des fruits de mer, il veille à leur reproduction et s'occupe de leur commercialisation.

Qu'est-ce que le métier de aquaculteur/trice ?

L'aquaculteur ou l'aquacultrice n'est pas un simple éleveur : tu es responsable de la production animale en milieu aquatique, que ce soit en mer, en étang ou en bassin. Tu élèves des poissons (saumon, trout, bar), des crustacés (crevettes, homards) ou des coquillages (huîtres, moules, Saint-Jacques) selon des normes environnementales et sanitaires strictes.

Au quotidien, tu surveilles la qualité de l'eau — température, oxygène, pH, salinité — pour garantir la santé des espèces et assurer une gestion durable des ressources. Tu alimentes les animaux, contrôles leur croissance, détectes les maladies, appliques les traitements nécessaires et récoltes les produits prêts à la consommation ou pour la transformation. La commercialisation fait partie de ton métier : tu dois connaître le marché, négocier avec les acheteurs et respecter la traçabilité.

Ce métier demande une vraie responsabilité environnementale. Les aquaculteurs se concentrent en Bretagne, Nouvelle-Aquitaine et région PACA, où les conditions naturelles (côtes, estuaires) facilitent l'activité. Le BMO recense 3 041 projets de recrutement par an, ce qui montre une demande régulière. Selon France Travail, le salaire débutant est de 2 144 € net/an, avec une médiane à 2 282 € net/an et un salaire expérimenté à 2 436 € net/an — des rémunérations modestes mais qui évoluent avec l'expérience et selon que tu diriges une entreprise ou une équipe.

À quoi ressemble une journée de aquaculteur/trice ?

Matin (6h-10h) : Tu arrives tôt à ton exploitation aquacole pour vérifier l'état des bassins ou des parcs. À l'aide d'un multimètre ou d'une sonde de qualité d'eau, tu mesures la température, l'oxygène dissous et le pH. Tu distribues l'aliment à doses précises — souvent via une trémie automatique — et observes le comportement des animaux : une anomalie signale une maladie ou un problème environnemental.

Midi (10h-14h) : Tu effectues un comptage ou un tri des espèces en croissance, notes les données dans un logiciel de suivi (type Aquabase ou Excel structuré), et communiques avec tes fournisseurs d'aliment ou d'alevins. Si tu travailles en mer ou en estuaire, tu peux faire une inspection des filets ou des cages en bateau, parfois avec équipement de plongée.

Après-midi (14h-18h) : Entretien mécanique des installations, nettoyage des décanteurs, réparation de matériel. Certains jours, tu participes à une récolte : criblage, conditionnement et emballage des produits prêts à la vente. Des visites de clients ou d'inspecteurs sanitaires (Direction des Finances Publiques, Affaires Maritimes) sont fréquentes. Tu gères aussi la paperasse administrative : carnets de traçabilité, demandes d'autorisation environnementale, facturation.

Quelles compétences pour devenir aquaculteur/trice ?

Pour devenir aquaculteur, tu dois maîtriser des savoirs très pratiques liés à la biologie aquatique et à la gestion environnementale, mais aussi des aptitudes humaines pour animer une équipe et respecter des cadres réglementaires stricts.

Compétences techniques :

  • Mesure et analyse de la qualité de l'eau (physico-chimie, biologie)
  • Alimentation, santé et reproduction des espèces aquatiques
  • Maintenance des installations (bassins, cages, filtration, aération)
  • Utilisation de logiciels de suivi technique et de traçabilité
  • Connaissance des normes sanitaires et environnementales

Compétences comportementales :

  • Rigueur et observation minutieuse (la moindre anomalie compte)
  • Autonomie et capacité à prendre des décisions sur le terrain
  • Adaptabilité aux conditions météorologiques et aux crises sanitaires
  • Communication et gestion de conflits (autorités, clients, voisinage)
  • Responsabilité éthique vis-à-vis de l'environnement

Comment évoluer en tant que aquaculteur/trice ?

Après 2-3 ans comme salarié aquaculteur, tu peux prétendre à un poste de responsable technique ou chef d'exploitation, superviseur d'une ou plusieurs fermes aquacoles. À 5-7 ans, tu accèdes à une fonction de gestionnaire d'exploitation ou chef de production : tu pilotes les budgets, recrutes l'équipe, planifies les cycles de production et interagis avec les autorités.

Vers 10-12 ans, tu peux créer ou reprendre ta propre entreprise aquacole, ce qui exige un diplôme (Bac+2 minimum) et des apports financiers importants. Certains deviennent formateur en école agricole (type École Nationale Supérieure d'Agronomie de Rennes ou Lycée Maritime) ou consultant pour des fédérations professionnelles (FranceAquaculture). D'autres basculant vers des métiers connexes : inspecteur sanitaire en aquaculture, responsable environnement ou commercial B2B auprès des poissonneries et restaurants. Après 15 ans, tu peux diriger un groupe d'exploitations ou des projets de recherche appliquée en partenariat avec l'INRA ou des universités côtières.

Quelles sont les perspectives d'emploi pour aquaculteur/trice ?

Tendances

Le secteur de l'aquaculture français fait face à une demande stable mais exigeante. Le BMO enregistre 3 041 projets de recrutement par an, signe d'une activité continue. Cependant, les salaires restent modestes : selon France Travail, la médiane est de 2 282 € net/an, ce qui reflète un secteur peu mécanisé et à main-d'œuvre intensive.

Deux transformations majeures s'opèrent : d'abord, la transition écologique impose des normes plus strictes sur la qualité de l'eau rejetée, la gestion des déchets et le bien-être animal, contraignant les exploitants à investir dans des technologies de filtration avancée et de monitoring en temps réel. Ensuite, la digitalisation progresse lentement mais sûrement : capteurs IoT de suivi de l'eau, logiciels de gestion prédictive et traçabilité blockchain commencent à se démocratiser chez les grandes fermes.

La compétition régionale s'accroît : la Norvège et le Chili exportent massivement du saumon d'élevage, poussant les producteurs français à se concentrer sur des espèces locales (bar, daurade, huître) et sur la qualité label. Pour rester attractif, le secteur devra augmenter les salaires et transformer l'image du métier auprès des jeunes.

Débouchés

Tu peux travailler comme salarié dans une ferme aquacole privée (petites ou moyennes entreprises), au sein d'une coopérative (collectifs de producteurs), ou pour une régie publique (très rare). L'installation à ton compte est possible mais nécessite un diplôme Bac+2 minimum et des autorisations réglementaires complexes.

Les principaux employeurs et secteurs :

  • Exploitations privées spécialisées en salmoniculture, production de bar/daurade, conchyliculture (85-90 % de l'emploi)
  • Coopératives ou groupements aquacoles (Bretagne Aquaculture, par exemple)
  • Laboratoires de recherche appliquée, écloseries
  • Organismes de conseil et de formation en aquaculture
  • Très exceptionnellement : collectivités territoriales ou agences de l'eau

Les régions concentrant l'activité : Bretagne (40-50 % des emplois), Nouvelle-Aquitaine (Charente-Maritime, Gironde), Région PACA (côte méditerranéenne), Normandie (estuaire de la Seine). Le secteur est à 80 % privé, 10 % public/coopératif, 10 % indépendant.

Comment devenir aquaculteur/trice ?

Tu dois construire un profil solide combinant diplôme, expérience terrain et réseau. Le secteur valorise beaucoup la pratique, mais le diplôme est exigé pour t'installer à ton compte ou accéder à un poste d'encadrement.

Actions concrètes à mener :

  • Prépare un Bac Professionnel Aquaculture ou un Bac Technologique STAV (Sciences et Techniques de l'Agronomie et du Vivant) en lycée agricole
  • Poursuis vers un BTSA Aquaculture (niveau Bac+2) ou une Licence Professionnelle en aquaculture/conchyliculture — l'ENSTA Bretagne et l'école d'Agrocampus Ouest à Rennes les proposent
  • Effectue des stages d'été dans des fermes aquacoles bretonnes (contacte directement les exploitants ou passe par la chambre d'agriculture locale)
  • Obtiens des certifications complémentaires : plongée (PADI niveau 1-2), sécurité en mer, certificat d'aptitude à la conduite de bateau
  • Rejoins la Fédération Française d'Aquaculture ou des associations professionnelles locales pour élargir ton réseau
  • Envisage un stage ou une alternance en exploitation aquacole durant ton Bac ou ton BTSA — la vraie formation s'y fait
Sophie Martin
Sophie MartinContenu assisté par l'IA

Conseillère en orientation scolaire et professionnelle

7 avril 2026Mis à jour le 9 avril 2026

A1404 — Aquaculteur / Aquacultrice

Définition

L'Aquaculteur / Aquacultrice, est un spécialiste de la production animale en milieu aquatique. Élève et soigne des poissons, crustacés et coquillages selon les normes environnementales et sanitaires Surveille l'environnement et la qualité de l'eau pour garantir la santé des espèces et en assurer une gestion durable Récolte les produits aquatiques prêts à la consommation ou pour transformation et les commercialise Peut encadrer des équipes et gérer une entreprise

Accès au métier

Cet emploi est accessible avec un diplôme de niveau Bac à Bac + 3 en aquaculture, conchyliculture ou métiers de la mer. Le diplôme n'est obligatoire que pour l'installation. L'accès à l'emploi en tant que salarié est également accessible avec de l'expérience. Selon l'activité, des certifications complémentaires pour la plongée ou la navigation en mer peuvent être requises.
Salaire net mensuel
Débutant2 144
Moyen2 282
Expérimenté2 436
Tension du marché

Données non disponibles

Projets de recrutement
3 041

postes prévus (BMO 2025)

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Source : ONISEPDonnées ouvertes (Open Data)

Mise à jour le 7 avril 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes