Agriculteur/trice
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SauvegarderPassionné de nature, doté d'une solide formation technique et assisté d'outils informatisés, l'agriculteur est un véritable chef d'entreprise, qu'il produise des céréales, des légumes, des fruits, du lait ou de la viande...
Qu'est-ce que le métier de agriculteur/trice ?
Un agriculteur ou une agricultrice, c'est avant tout un chef d'entreprise. Tu gères une exploitation de A à Z : planifier tes cultures (céréales, légumes, fruits), élever et soigner tes animaux (vaches laitières, porcs, volailles), maintenir tes bâtiments et ton matériel, tout en respectant les normes sanitaires et environnementales qui s'imposent à toi. Le métier exige à la fois des connaissances techniques solides et une vraie capacité à prendre des décisions économiques.
Ton quotidien mêle travail physique et gestion administrative. Tu utilises des logiciels de comptabilité (comme Agrinove ou Xylem), tu analystes tes rendements, tu négoces avec les coopératives ou la grande distribution pour vendre tes produits. Les conditions météo, les prix du marché, les réglementations changent constamment : tu dois rester vigilant et t'adapter vite. Selon France Travail, un agriculteur débutant gagne 2 586 € net par an, un salaire médian de 2 994 € net par an, et un professionnel expérimenté 3 257 € net par an. Ces chiffres incluent les exploitants en proprio et ceux salariés en exploitation.
Le secteur recrute activement : le BMO recense 95 126 projets de recrutement par an. Mais attention, devenir agriculteur indépendant demande un investissement initial lourd (matériel, terrains, bâtiments) et une solide capacité financière. Tu peux aussi commencer comme salarié agricole ou associé pour apprendre.
À quoi ressemble une journée de agriculteur/trice ?
Comme agriculteur, tu te lèves tôt, souvent avant 6h. Première tâche : la traite et le soin des animaux (si tu fais de l'élevage). Tu vérifies l'état des vaches laitières, remplis les abreuvoirs, notes les anomalies de santé. Vers 8h, tu jettes un œil sur ton téléphone pour consulter la météo locale et tes alertes sur les cultures.
Milieu de matinée : tu fais une tournée dans tes champs pour évaluer l'humidité du sol, la présence de parasites, l'avancée de la végétation. Si c'est une période de travail intensif (semis, récolte), tu es au guidon de ton tracteur équipé d'un GPS de précision (Fendt, Massey Ferguson). À midi, repas rapide, puis rendez-vous éventuel avec un représentant de coopérative ou une visite d'un conseiller agricole de la Chambre d'agriculture.
L'après-midi combine travaux des champs et maintenance : tu répares un tuyau, tu nettoies le matériel, tu mets à jour ton logiciel de suivi des cultures. En fin d'après-midi, tu revérifies les animaux (affouragement, vérification des clôtures électriques). En soirée, tu consacres 30 min à 1h à la gestion administrative : facturation, suivi de subventions, analyses comptables sur tableau de bord. Selon la saison, le rythme s'intensifie ou se calme.
Quelles compétences pour devenir agriculteur/trice ?
Pour réussir en tant qu'agriculteur, tu dois maîtriser les bases scientifiques (agronomie, zootechnie), manier des machines modernes, comprendre la rentabilité économique, et accepter que le métier soit physiquement exigeant et soumis à des aléas (sécheresse, maladies).
Compétences techniques
- Agronomie : connaissance des cycles végétatifs, des rotations de cultures, des amendements de sol
- Conduite d'engins agricoles (CACES recommandé) et maintenance mécanique basique
- Utilisation de logiciels de gestion (comptabilité, traçabilité, GPS de précision)
- Zootechnie et soins des animaux, respect des protocoles sanitaires
- Maîtrise des réglementations environnementales et normes de sécurité alimentaire
Compétences comportementales
- Résilience face aux aléas climatiques et économiques
- Sens de l'organisation et gestion du temps (travail saisonnier intense)
- Autonomie décisionnelle (tu dois trancher rapidement, souvent seul)
- Curiosité technique (tu dois te former en continu aux innovations)
- Capacité à négocier avec fournisseurs, clients, structures bancaires
Comment évoluer en tant que agriculteur/trice ?
À 5 ans, tu consolidates ton exploitation : tu optimises tes rendements, tu diversifies peut-être ta production (tourisme rural, vente directe, circuits courts), tu rembourses progressivement tes emprunts bancaires. Tu peux aussi t'inscrire dans une démarche de certification (bio, HVE, label rouge) qui augmente la valeur de tes produits.
À 10 ans, tu es établi. Tu peux envisager d'agrandir ton exploitation (reprendre des terres, moderniser les bâtiments), de te spécialiser davantage, ou de déléguer certaines tâches en embauchant du personnel. Certains agriculteurs se tournent vers le conseil agricole ou la formation en école d'agronomie.
À 15 ans, tu peux viser des postes de responsabilité : président ou administrateur d'une coopérative locale, conseiller agricole à la Chambre d'agriculture, formateur en école agricole, ou manager d'une unité de production plus grande. D'autres choisissent de transmettre progressivement leur exploitation à un successeur (souvent un enfant) en conservant un rôle de conseil.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour agriculteur/trice ?
Tendances
Le secteur agricole français connaît des transformations importantes. D'abord, l'agritech change les pratiques : drones pour le suivi des cultures, capteurs d'humidité connectés, robots de traite, logiciels d'analyse de données. Un agriculteur d'aujourd'hui doit maîtriser ces outils pour rester compétitif.
Ensuite, la transition agroécologique s'accélère. Les pesticides diminuent, les normes environnementales (PAC réformée) imposent des pratiques plus durables. Les certifications bio, HVE (Haute Valeur Environnementale) et label rouge offrent des débouchés commerciaux premium.
Enfin, les prix des intrants (engrais, carburant) explosent : les marges se réduisent. Le BMO recense 95 126 projets de recrutement annuels, mais la concurrence s'intensifie. Les structures se consolident : les petites exploitations disparaissent, les moyennes et grandes s'agrandissent. La vente directe (AMAP, marchés, fermes pédagogues) devient une stratégie de survie pour les petits producteurs. Selon les données du secteur, les régions de forte concentration restent la Bretagne, le Pays de la Loire, la Hauts-de-France et la Nouvelle-Aquitaine.
Débouchés
Tu peux t'installer comme agriculteur indépendant propriétaire ou locataire de terres (majorité du secteur). Tu peux aussi être salarié agricole permanent dans une grande exploitation, ou associé au sein d'une EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) ou GAEC (Groupement Agricole d'Exploitation en Commun). Ces formes juridiques te permettent d'associer ton capital et tes compétences avec d'autres.
- Secteur privé/indépendant : exploitations céréalières, élevages laitiers ou viande, maraîchage, cultures spécialisées (vigne, fruits), grandes exploitations. Régions clés : Bretagne, Pays de la Loire, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Île-de-France
- Secteur public/para-public : fermes pédagogiques, domaines agricoles publics, unités de recherche agronomique (INRAE)
- Emplois connexes : technicien en coopérative agricole, animateur agricole à la Chambre d'agriculture, formateur en école agricole
Comment devenir agriculteur/trice ?
Devenir agriculteur, c'est un projet long qui demande de bien te préparer. Si tu aimes la nature, les machines, les défis économiques et que tu supportes les horaires décalés, tu es sur le bon chemin.
- Formation initiale : prépare un BTA (Brevet Technico-Agricole), un BTSA (Brevet Technico-Supérieur en Agriculture) ou un Bac professionnel agricole selon ton objectif. Les écoles reconnues : ISARA à Lyon, Agrocampus Ouest en Bretagne, Montpellier SupAgro
- Certifications utiles : CACES pour engins agricoles, certifications en agriculture biologique ou HVE si tu vises une spécialisation
- Stage pratique : cherche des stages dès la 2e année en lycée agricole — en grandes cultures, en élevage laitier ou viande. Demande à la Chambre d'agriculture de ta région
- Réseau : rejoins une association de jeunes agriculteurs (JA), participe à des salons agricoles régionaux, rencontre des exploitants en direct. Les JA proposent des formations courtes et du mentorat
- Financements : renseigne-toi sur les aides à l'installation (État, régions, Crédit Agricole). Certains départements offrent des prêts bonifiés pour les jeunes agriculteurs
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
A1416 — Exploitant / Exploitante agricole
Définition
Accès au métier
Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles
Médian : 1 935 €
postes prévus (BMO 2025)
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 7 avril 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes