Titre ingénieur · NIVEAU 7

Ingénieur diplômé de l’Ecole nationale des sciences géographiques

Titre ingénieur

Insertion 12 mois81 % en emploi
NiveauTitre ingénieur
Présentation

Le diplôme en bref

La quantité globale de données géolocalisées numériques générées et stockées connait ces dernières années une croissance exponentielle portée par l’essor des nouvelles technologies comme le LiDAR, l’intelligence artificielle ou encore les objets connectés. Les données géoréférencées irriguent tous les secteurs de l’économie (énergie, construction, réseaux, transports, urbanisme, logistique, environnement…) et contribuent à créer de nouveaux usages et services créateurs de valeur pour les entreprises et les collectivités. Elles constituent également un enjeu stratégique en matière de politiques publiques et de souveraineté (développement durable et aménagement du territoire, modélisation géodésique du système Terre, observation, suivi et gestion durable des ressources naturelles et des forêts, cartographie des risques…). Le marché des données géolocalisées ne cesse de croître. Les données géolocalisées sont devenues les informations de référence par excellence qui irriguent la vie quotidienne, tous les secteurs de notre économie ainsi que la mise en œuvre et l'évaluation des politiques publiques pour lesquelles elles revêtent désormais une importance stratégique. À l’échelle française, comme le relevait le rapport d’information du Sénat n°17 du 2 octobre 2022, il n’existait pas d’études quantifiant la valeur économique actuelle et prospective de l'économie de la donnée géolocalisée en France. Une étude nationale sur l’écosystème géonumérique a été publiée en 2024 par l’association Afigéo. Il reste possible d’évoquer des exemples étrangers. Une étude britannique du Cabinet Office britannique de 2018 estimait ainsi qu'une meilleure utilisation des données géolocalisées pourrait générer de 6 à 11 milliards de livres par an en termes de richesse supplémentaire au Royaume-Uni. À l'échelle internationale, une étude conduite en 2013 par le bureau d’étude OXERA pour Google concluait à des revenus mondiaux du secteur de l’information géographique compris entre 150 et 270 milliards de dollars et à une valeur ajoutée voisine de 110 milliards de dollars. Les compétences d’ingénieurs liées aux données géolocalisées sont très recherchées par les employeurs, qu’il s’agisse d’acteurs publics (collectivités, établissements publics…) ou privés (« GAFAM » et startups notamment). L’ENSG-Géomatique est l’école de référence, unique en France, pour la formation de ce type de profils. Comme le relevait le rapport du CGEDD et du CGAAER de novembre 2017, la France fait partie, à l’échelle mondiale, des pays qui maîtrisent le mieux l’information géographique avec les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, grâce notamment à la compétence technique de l’Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) qui assure la tutelle de l’ENSG-Géomatique. Une étude nationale sur ce sujet a été publiée en 2024 par l’association Afigéo, qui montre que le poids économique du secteur de la géomatique représente aujourd’hui 9% de l’ensemble du secteur du numérique français. Les compétences recherchées en France sont en informatique (70%) et en traitement évolués de la donnée (55%), mais les compétences en géomatique restent également fortement recherchées (47%) La certification vise ainsi à certifier les compétences des ingénieurs géomaticiens pour prévenir ou anticiper les prochaines crises (environnementales, épidémiques…), en simulant les risques et en développant des méthodes d’études, à partir de l’analyse de données. L’ingénieur géomaticien doit également jouer un rôle majeur dans la protection de l’environnement, en maîtrisant les techniques de représentation et de modélisation des causalités spatio-temporelles de l’évolution des lieux et des territoires, par exemple dans le cadre de l’implantation d’infrastructures telles que parcs éoliens, centrales photovoltaïques, dispositifs de gestion de déchets ou dans la protection des espaces naturels et la préservation de la continuité écologique. Parce qu’il sait rechercher, croiser, analyser les données géographiques, l’ingénieur géomaticien est au cœur des études préparatoires pour appuyer les décisions, projeter et mesurer les impacts prévisibles dans les domaines de la construction ou de l’aménagement. En utilisant les méthodes de lasergrammétrie, ou celles de la photogrammétrie - voire les deux en combinaison -, l’ingénieur géomaticien est acteur dans l’acquisition et la modélisation en trois dimensions de territoires entiers (pour les cartographier, pour les observer, pour les étudier, pour les protéger) aussi bien que de monuments (pour la valorisation, la préservation ou la conservation du patrimoine).

Activités visées

L’Ingénieur diplômé de l’École nationale des sciences géographiques (ENSG-Géomatique) est un spécialiste des données numériques géolocalisées. Il est capable de maîtriser toutes les étapes de la chaîne de valeur des données numériques géolocalisées ainsi que leur utilisation dans des domaines applicatifs variés. Qu’est-ce qu’une donnée numérique géolocalisée ? C’est toute donnée numérique qui, en plus de comporter une information sur un être ou une chose physique ou immatérielle du monde, comporte également un faisceau d’informations géométriques sur la forme et la position de cette chose à la surface de la Terre (via un système de coordonnées géographiques), un faisceau d’informations temporelles sur la date d’existence de cette chose (via un calendrier), et un faisceau d’informations qui caractérisent la nature générique voire spécifique de cette chose (tels que des signaux électromagnétiques renvoyés par cette chose, ou des descriptions littérales). Les données géolocalisées, sur une large gamme d’échelles, sont nécessaires à de très nombreux domaines d’activités : connaissance de l’environnement, observation de la biodiversité, risques naturels, gestion de crise, déplacements multimodaux, aménagement, urbanisme, gestion de flottes de véhicules, gestion de réseaux d’énergie, géostratégie, sports de plein air, patrimoine historique, assurances, déplacements individuels, guidage d’engins, génie civil, archéologie, gestion des territoires, auscultation des ouvrages d’art, agriculture de précision, architecture, sécurité nationale, muséographie, tourisme, coopération transfrontalière etc. De manière générale, les données géolocalisées sont cruciales pour de nombreuses sciences humaines et sociales (histoire, géographie humaine, sociologie, linguistique…) et pour toutes les sciences de la Terre et de l’Environnement (géographie physique, géologie, pédologie, météorologie, climatologie, océanographie, zoologie, botanique, écologie, hydrologie, astronomie, sismologie…) ainsi que pour leurs applications : technologiques, industrielles, économiques, et stratégiques au sens des politiques publiques. L’Ingénieur diplômé de l’ENSG-Géomatique est spécialiste des formes et des formats de ces données numériques géolocalisées, des niveaux de détail auxquels elles échantillonnent le monde, des métadonnées qui décrivent leurs principales caractéristiques, des instruments et des procédés qui permettent de les acquérir, des logiciels spécialisés et des méthodes informatiques qui permettent de les manipuler. Il est spécialiste des principes, des algorithmes et des raisonnements qui permettent d’une part de créer de telles données numériques, de les structurer, de les explorer, de les traiter, de les évaluer, de les conjuguer, et d’autre part d’encoder, d’extraire, d’analyser, de croiser et de communiquer l’information que les données portent individuellement, ou en groupe, ou en combinaison avec d’autres jeux de données. Activités visées : * Expertiser, seul ou en équipe, le potentiel et le niveau de qualité de données géolocalisées, de services web géographiques, de logiciels métier, de technologies innovantes, séparément voire dans leur combinaison au regard d’une application géomatique spécifique existante ou envisagée. * Traduire un besoin impliquant des localisations géographiques dans un formalisme rigoureux propre à fonder la cohérence et l’efficacité du dispositif à instaurer : modèles thématiques, modèles informatiques, modèles communicationnels, modèles contractuels, modèles des interactions entre les divers composants d’un dispositif. * Piloter des projets de production de données géolocalisées ou de développement de solutions impliquant de telles données d’une manière structurée par les méthodologies de management de projet et, le cas échéant, de développement collaboratif tout en étant attentif au respect des principes de l’éthique dans l’équipe, en respectant les cahiers des charges imposés (dont les contraintes relatives à la gestion des données) ainsi que les réglementations générales (de sécurité sur le terrain et de confidentialité des données), les normes relatives aux données géographiques et les principes du développement durable. * Conduire des études exploratoires sur des thématiques liées à la géolocalisation pouvant donner lieu à des publications scientifiques et à des cahiers des charges nécessaires aux réalisations et mise en œuvre pour innover et entreprendre.

Insertion professionnelle

Devenir des diplômés

Promo 2024 · Source InserSup

Taux d'emploi81 %à 12 mois après le diplôme
Emploi stable79 %en CDI/CDD long à 12 mois
Coût de formation

Frais de scolarité

Information

Renseignez-vous auprès de l'établissement pour connaître les frais précis. Les tarifs varient selon le statut (public, privé) et le mode de formation (initial, alternance).

Profil RIASEC

Le profil type

100%I

Investigateur

Analytique, recherche, science

55%R

Réaliste

Manuel, pratique, technique

44%A

Artistique

Créatif, expression, design