Diplôme · NIVEAU 4
CQP Metteur au point en emboutissage
Diplôme de type Diplôme
Le diplôme en bref
Le metteur au point en emboutissage assure la conformité des pièces embouties conformément au cahier des charges dans le cadre des activités de démarrage d’un nouveau produit ou suite à un problème de conformité en production. Il doit garantir que le couple outil/machine ait les paramètres adéquats afin de stabiliser la conformité de la production. L’emboutissage est un procédé de formage de pièce non développable qui nécessite une ou plusieurs presses. La matière (acier, aluminium ou alliage), conditionnée soit sous forme de bobine, soit sous forme de tôles préalablement découpées appelées « flans », est amenée dans la presse pour être emboutie (préformage) entre les deux parties d’un ou plusieurs outils de presse ; détourée (poinçonnage et limitation du contour de l’embouti) ; bordée ou cambrée (redressage, reprise des formes et poinçonnage de l’embouti) ; poinçonnée et coupée (découpage des zones de maintien et finalisation). Les presses peuvent contenir un ou plusieurs coulisseaux et exercent un effort de plusieurs centaines à plusieurs milliers de tonnes. Les outils permettant d’effectuer toutes ses opérations nécessitent un entretien et un réglage très précis. L’emboutissage peut se faire à froid, pratiqué à température ambiante, généralement pour la production en grande série ; ou l’emboutissage peut se faire à chaud, la tôle est alors portée à température selon les instructions.
Activités visées
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La mise au point en emboutissage
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Il s’agit ici de mettre au point un outil après avoir diagnostiqué le défaut et avoir établi une gamme d’intervention.
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L’activité consiste, d’abord, à identifier les causes des non-conformités afin de remettre en conformité l’outil d’emboutissage. Les causes de non-conformités peuvent être constatées sur l’outil de presse (casse, usure, grippage…), ou sur une pièce emboutie (fissure, picot, élongation, ondulation, grippage, manque…) ou encore sur la matière (conformité de la bobine ou des flans). A l’aide de la documentation technique, de la presse et/ou du produit embouti, comme les plans d’ensemble, de détails, nomenclature, vue éclatée… le metteur au point en emboutissage diagnostique l’origine du défaut et identifie les actions (réglages, réparations, retouches) à mener et leur localisation sur le process ou sur l’outil d’emboutissage.
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L’activité consiste à formaliser toutes ces actions, appelées phases d’intervention, en les déclinant sous forme de « gamme ». Ainsi, toutes les opérations (usinage, rechargement par soudure, meulage, pierrage, polissage, portée au bleu, ajustement…) ; les changements mécaniques d’organes (capteur, bague, colonne…) ; les réglages (vitesse d’emboutissage, pression du coussin, champs magnétiques…) ; les outils, outillages et consommables ; les contrôles visuels et/ou dimensionnels ; les interlocuteurs concernés (internes ou externes) ; les temps alloués sont listés par écrit ou à l’aide d’un logiciel (tableur ou traitement de texte).
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Enfin, l’outil d’emboutissage monté sur une presse (d’essai ou de production) est réglé, tous les paramètres sont définis et/ou optimisés, jusqu’à obtention d’une pièce emboutie conforme au cahier des charges et aux objectifs SQCDP (Sécurité, Qualité, Coût, Délais et Performance).
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La garantie du process d’emboutissage
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Il s’agit ici de garantir la qualité de la production en emboutissage.
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D’abord en consignant les paramètres de réglages définis ou optimisés précédemment (hauteur outil fermé/HOF, vitesse d’emboutissage, pression du coussin, réglage des compensateurs ou des serre-flans…) dans le respect du système de sauvegarde mis en œuvre dans l’entreprise (fiche, tableur, logiciel, GMAO, programme).
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Puis également, en suivant les opérations de maintenance (préventive et/ou curative) exécutées sur les différents outils d’emboutissage du parc de l’atelier. L’activité visée permet de garantir les qualités d’intervention (pouvant être exécutées par une tiers-personne), le temps d’intervention (incidence de l’immobilisation d’un outil sur le planning de production), et la traçabilité des opérations menées (date, changements effectués, nature des opérations…).
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Afin de garantir le process d’emboutissage, l’activité consiste à analyser les informations relatives à l’emboutissage (issues des suivis de production ou des rapports d’intervention de maintenance par exemple) pour proposer des solutions d’amélioration. Ainsi les indicateurs de fiabilité, de qualité, de sécurité, de coûts (d’arrêts ou d’intervention) peuvent être améliorés.
Programme et compétences
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Diagnostiquer les non-conformités d’emboutissage
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Définir et ordonnancer les différentes phases d’intervention en emboutissage
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Mettre au point « sous presse » les outils d’emboutissage
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Garantir les paramètres d’une presse à emboutir en production
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Garantir le suivi et la conformité d’un parc d’outils de presse
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Analyser les informations relatives à l’emboutissage et proposer des solutions d’amélioration
Que faire après ce diplôme ?
Régleur / Régleuse d'équipements industriels
2 882 € — 3 728 €
Ajusteur-monteur / Ajusteuse-monteuse
2 432 € — 2 885 €
En alternance
Frais de scolarité
Renseignez-vous auprès de l'établissement pour connaître les frais précis. Les tarifs varient selon le statut (public, privé) et le mode de formation (initial, alternance).
Ce diplôme est-il fait pour vous ?
Réaliste
Manuel, pratique, technique
Investigateur
Analytique, recherche, science
Artistique
Créatif, expression, design