BTS · NIVEAU 5

Commerce international

Brevet de technicien supérieur

Durée2 ans
Nb formations238 formations
Présentation

Le diplôme en bref

Des échanges protéiformes et multi acteurs Le commerce international repose aujourd’hui sur une multiplicité de courants d’échanges inter branches et intra branches, de biens, mais aussi de tâches dans un contexte d’allongement et d’internationalisation des chaînes de valeur. Les échanges internationaux, si le commerce de biens reste prédominant, se traduisent également par une montée en puissance des services. Sont désormais concernées par l’internationalisation toutes les zones géographiques, à la faveur des évolutions des coûts de production, des coûts commerciaux et de l’essor des économies émergentes. Cela se traduit par un rééquilibrage géographique des échanges, une évolution des routes d’échanges et une nouvelle configuration des forces et des influences économiques et politiques. La mondialisation de l’économie a ainsi sorti l’export de l’exceptionnel et a fait de l’international – avec ses singularités financières, juridiques et managériales – une dimension « normale » de l’activité des entreprises, fussent-elles des TPE, PME ou même des entreprises artisanales. De nouveaux acteurs (start-up, micro entreprises) ont, dès leur création, une logique mondiale. Quant à certaines PME, leur agilité organisationnelle et leur capacité à travailler en mode projet leur permettent de se présenter en concurrents crédibles sur le marché mondial. Une fragilité des petits exportateurs et des exportateurs récents Si les PME et les microentreprises représentent la quasi-totalité des exportateurs, elles ne réalisent encore qu’une faible part des exportations et ont des difficultés à pérenniser leurs courants d’affaires, faute souvent d’une vision stratégique et marketing. Les dirigeants doivent de plus en plus s’appuyer sur des données géopolitiques et culturelles actualisées pour se faire une représentation juste des risques, des contraintes et des opportunités des marchés internationaux. Les exportateurs ont aussi à s’adapter à des normes et des environnements juridiques spécifiques, à des cultures différentes et doivent maîtriser des techniques évolutives. Une complexité réglementaire Les entreprises opérant à l’international sont confrontées à une prolifération des règles commerciales à l’échelon international (accords multilatéraux, accords bilatéraux, accords aux domaines d’application de plus en plus larges) auxquelles s’ajoute le développement des normes sociales et environnementales, la montée en puissance des exigences de « compliance » ou « conformité », ce qui complexifie les échanges internationaux, alors même que les droits nationaux et le droit européen sont également en évolution et nécessitent une veille juridique. Un contexte risqué Les activités de commerce international connaissent un niveau de risque plus important que les opérations domestiques : aux risques de toute activité entrepreneuriale, s’ajoutent des risques liés aux tensions politiques et géopolitiques, des risques économiques et commerciaux par ailleurs plus difficiles à évaluer et à prévenir. Un impact renforcé des nouvelles technologies Les nouvelles technologies permettent la dématérialisation des processus de gestion courants et des relations usuelles avec les partenaires. Ces technologies conduisent à un développement de nouveaux process plus efficients et rentables (fractionnement de la chaîne de valeur, délocalisation de nombreuses tâches, offre de services …), tout en renforçant les besoins en interactions humaines surtout dans les situations critiques ou imprévues. La communication numérique et le développement des réseaux sociaux amènent également les entreprises à élargir leurs outils de communication, de prospection et à développer des solutions d’e-commerce. Les technologies mettent à portée des décideurs les données nécessaires à leurs projets de développement international via les applications de veille et les méga données qui leur fournissent un socle rationnel et documenté utile à la prise de décision.

Activités visées

La gestion et le suivi de la relation commerciale dans un contexte interculturel occupent une place primordiale dans les activités quotidiennes de l’assistant import/export. Il est responsable de l’exécution des contrats d’achat/vente à l’international. Il assure l’interface avec les clients et les fournisseurs, de la cotation ou de l’offre au paiement et la gestion administrative des commandes export et des achats à l’étranger. Il contribue à la gestion des risques de paiement, de change, de transport et de douane ainsi que des réclamations et des litiges. Il participe à la conception de tableaux de bord et en assure la tenue, la diffusion et le suivi. Sa capacité à communiquer, négocier, traduire les exigences des clients et des fournisseurs en solutions adaptées et organiser les opérations d’import/export, en français et en anglais (le cas échéant dans une autre langue) permet le développement et la pérennisation des courants d’affaires. Il coordonne également les actions de l’ensemble des acteurs internes/externes impliqués dans les opérations internationales et renforce la qualité des relations avec toutes les parties prenantes. Il participe à l’élaboration des propositions commerciales, aux actions de promotion et de prospection. Par une activité de veille globale et par une analyse de l’information, il contribue à la préparation des décisions de développement commercial international. Il rend compte régulièrement de ses actions. Par ailleurs, il alerte des difficultés et/ou opportunités repérées et formule des propositions adaptées. Sa polyvalence lui permet d’exercer dans tout secteur d’activité, tout type d’organisation travaillant avec des clients, des fournisseurs et des partenaires internationaux. L’ensemble de ses missions s’exerce dans un contexte interculturel multilingue et numérique. Aussi, le titulaire du diplôme fait preuve d’adaptabilité aux interlocuteurs et aux contextes d’exercice, ainsi que d’aisance communicationnelle, écrite, orale, en français, en anglais, voire dans une autre langue. Dans ce cadre, le titulaire du BTS Commerce international exerce dans les domaines d’activités professionnelles suivants : - Développement de la relation commerciale dans un environnement interculturel - Mise en œuvre des opérations internationales - Participation au développement commercial international

Admission

Sur Parcoursup

Candidats197 450
Admis5 572
Taux d'accès3 %
×35,4candidats par place2e BTS le plus demandé en 2026
Profils des admis
Bac général ou autre49 %
Bac technologique33 %
Bac professionnel18 %
Mentions au bac
Mention Très Bien4 %
Mention Bien16 %
Mention Assez Bien39 %
Sans mention41 %
Coût de formation

Frais de scolarité

PublicGratuit (lycée public)

Pris en charge par l'État.

Privé1 500 — 6 000 € / an

Variable selon l'école et la spécialité.

Alternance / CPFGratuit + rémunération

Pris en charge par l'OPCO de l'entreprise.

Profil RIASEC

Le profil type

100%S

Social

Aide, enseignement, relations

100%E

Entreprenant

Leadership, vente, persuasion

0%R

Réaliste

Manuel, pratique, technique