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Autre · NIVEAU 7

Autre Expert en gestion du trafic aérien

Autre certification professionnelle de droit

NiveauAutre
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Présentation

Le Autre EGTA en bref

La certification visée a pour objectif de formaliser des compétences de haut niveau dans le domaine de la gestion de du trafic aérien (ATM pour Air Traffic Management). Plusieurs facteurs, devenus systémiques, y concourent : 1 - Complexité croissante des activités aériennes due à l’augmentation régulière du trafic aérien : Malgré des crises ponctuelles (Ralentissement économique, COVID, coût de l’énergie, conflits) le trafic aérien commercial affiche une croissance moyenne de 6% par an (Il double tous les 15 ans). Dans les Armées, l’apparition de systèmes d’armes à très grande portée impose une gestion plus globale de leur placement ; Pour la DGA, la gestion des activités d’essais en vol au profit des forces et de l’industrie devient plus complexe ; Ces facteurs se conjuguent à une adaptation profonde de l’organisation du trafic aérien en Europe nécessitant l’intervention d’experts de haut niveau tant dans les Armées et la DGA que dans l’Aviation Civile. 2 - Contexte civil/défense, fonctionnant sur la base de négociations nationales continues : Une des caractéristiques structurelles du ciel français est la forte intégration des activités d’état au sein de la circulation commerciale (modèle ayant servi de base à l’organisation européenne du trafic aérien). Fonctionnant sur un cycle continu de négociations nationales, il est particulièrement dépendant de la bonne synergie d’acteurs clés, civils et militaires, positionnés à un haut niveau de management. 3 - Empreinte internationale de l’état français : La responsabilité de l’état en matière de gestion du trafic aérien dans les DROM-COM, d’une part, l’intervention des forces armées sur les théâtres d’opérations, d’autre part, créent des contextes d’échanges ATM multinationaux et multiculturels. Ces environnements sont mieux appréhendés par des compétences clés détenues par les personnels des armées en charge de ces déploiements. 4 - Intégration forte au périmètre européen, qui porte certains arbitrages à un niveau élevé : Le ciel européen connait actuellement une évolution majeure de son organisation. Une partie non négligeable de sa gouvernance s’est naturellement déplacée vers des instances européennes, le niveau de dialogue doit alors s’appuyer sur des experts de haut niveau. La règlementation s’appliquant à la gestion du trafic aérien s’appuie sur le suivi scrupuleux de la conformité en matière de sécurité. Ce haut niveau de performance, complexe à piloter et à maintenir, repose sur du personnel hautement qualifié. La visibilité de ces compétences acquises au sein du ministère n’est pas formalisée. La certification a donc pour objectifs : - L’identification et la reconnaissance des compétences clés pour une meilleure lisibilité : formalisation d’un socle de référence dédié ; compétences, savoirs et savoirs êtres des personnels intervenant déjà à ces niveaux. - Un meilleur recrutement dans la filière métier pour la DGA : possibilité étendue de recrutement pour les personnels des armées en détachement dans la DGA ; attractivité du recrutement fonction publique DGA pour les flux départs des armées ; pyramide des âges DGA et départs associés à lisser. - Un meilleur positionnement pour les reconversions de l’Armée de l’Air et de l’Espace : visibilité dans les référentiels (RIME, RNCP) exploités par les responsables RH civils ; assurance d’une reconnaissance de compétences à haute valeur ajoutée.

Activités visées

  • Au sein des organismes de contrôle ou des prestataires de services de la navigation aérienne du Ministère des Armées, l’expert en gestion du trafic aérien est un contrôleur aérien qualifié qui occupe, en parallèle, des fonctions pour lesquelles des compétences managériales sont nécessaires :

  • 1

  • Contrôle de la circulation aérienne :

  • Le contrôle des activités aériennes est une compétence socle de l’expert en gestion du trafic aérien. Elle consiste à fournir, aux équipages des aéronefs, les services de la circulation aérienne. Ces prestations sont rendues dans l'espace aérien national (dans l'espace aérien d'autres états dans le cadre d'accords internationaux), dans des espaces dédiés ou partagés, en mixité avec les activités de l’aviation commerciale, sportive ou de loisir. Couvrant des besoins très différents, parfois assurée à partir de sites hors de la métropole, dans le cadre de coalitions, voire en situation de crise, cette activité comporte des enjeux forts de sécurité et de compatibilité.

  • 2

  • Management d’une équipe opérationnelle :

  • L’expert en gestion du trafic aérien occupe les fonctions d’encadrant ou de référent des activités de contrôle aérien d’un organisme. Son rôle consiste à garantir que l’organisme peut absorber une charge de trafic définie en tenant compte :

  • De la ressource humaine disponible (Effectif, disponibilité physique, niveau de compétence) ;

  • Des procédures utilisées et de l’organisation mise en œuvre par l’organisme ;

  • De l’état des moyens techniques (Radio communications / Radar / infrastructures / piste / etc.) ;

  • Des conditions météorologiques impactant l’ATM (Orages / brouillard / vent / température / etc.).

  • Placé sous forte pression temporelle, sa réactivité et la pertinence des décisions qu’il prend et fait exécuter, pour tenir compte des aléas technico-opérationnels, sont primordiales pour le maintien d’un haut niveau de sécurité des activités aériennes gérées par l’organisme ATM.

  • 3

  • Supervision de la conformité règlementaire :

  • L’ATM est un environnement fortement règlementé dans lequel le maintien des plus hauts standards de sécurité est directement lié à l'état de conformité. Cet environnement est donc, à ce titre, placé sous la surveillance continue d’autorités nationales. Cela génère un processus de surveillance marqué par des audits réguliers que l’expert en gestion du trafic aérien prépare pour l’organisme ou le prestataire auquel il est rattaché. Il supervise, pour un organisme ou un prestataire, la surveillance continue de nombreux paramètres technico-opérationnels. Il élabore, diffuse puis surveille des stratégies de maintien de la conformité mises en œuvre via des plans d’actions locaux et nationaux.

  • 4

  • Conduite de négociations ATM complexes :

  • L’expert en gestion du trafic aérien participe à des projets complexes, majoritairement menés par des groupes de travail constitués de membres souvent extérieurs à l’organisation. Ces travaux nécessitent des savoirs être, des capacités d’analyse et de décision prenant en compte des facteurs très variés (Relationnel, aspects culturels propres, environnements contraints, enjeux stratégiques et réglementaires, etc.). Les domaines couverts englobent, entre autres, la gestion de l’espace aérien et la préparation des activités d’essais et de réception (DGA).

Métier et fonctions visées dans le secteur civil

  • Le caractère directement transposable de certaines compétences permet déjà de concourir à l’obtention sur titre d’un poste de contrôleur aérien dans le secteur civil (RUE/ICNA). Cette certification permet de faire reconnaître d’autres compétences qui, dans le cadre d’une reconversion, permettent l’accès à des fonctions managériales dans le domaine territorial par exemple (21 aéroports et 12 aérodromes en gestion CCI en France). Plus globalement, les compétences managériales reconnues par l'intermédiaire de cette certification peuvent permettre à son titulaire d'accéder à des emplois de responsabilité dans le domaine aéronautique (industrie, PME).
Programme

Le programme du Autre EGTA : compétences et matières

    1. Contrôler la circulation aérienne :
  • 1.1 Maintenir des séparations prescrites entre les aéronefs

  • Délivrer des clairances aux aéronefs contrôlés ;

  • Identifier un conflit entre des aéronefs ;

  • Assurer une des séparations prescrites entre ces aéronefs.

  • 1.2 Fournir le service d’information de vol aux équipages

  • Identifier la nécessité d’informer un équipage ;

  • Fournir l’information de vol à cet équipage.

  • 1.3 Fournir le service de l’alerte aux équipages

  • Identifier une situation d’urgence ;

  • Alerter les services de recherche et de sauvetage (le cas échéant).

  • 1.4 Utiliser une phraséologie conforme

  • Identifier la nature de l’échange radiotéléphonique ;

  • Utiliser la phraséologie conforme et pertinente.

  • 1.5 Exploiter les outils de contrôle de l’organisme

  • Identifier les performances des outils techniques de l’organisme ;

  • Utiliser les outils techniques de l’organisme de manière conforme et pertinente.

  • 1.6 Optimiser la réalisation du profil d’un essai en vol (DGA)

  • Identifier les besoins opérationnels de l’essai ;

  • Identifier les contraintes de l’environnement opérationnel ;

  • Adapter le placement du vol en temps réel.

    1. Manager une équipe opérationnelle :
  • 2.1 Superviser l’adéquation entre la charge de trafic admissible d’un organisme ATM et sa capacité

  • Identifier les fluctuations de la charge de travail de l’organisme ;

  • Adapter le niveau de la ressource humaine disponible de l’organisme.

  • 2.2 Superviser la disponibilité des moyens techniques de l’organisme

  • Planifier les maintenances des outils techniques de l’organisme ;

  • Identifier les contraintes opérationnelles induites pour l’organisme.

  • 2.3 Prendre les mesures adaptées pour tenir compte des aléas technico-opérationnels

  • Gérer l’indisponibilité soudaine d’un outil technique de l’organisme ;

  • Gérer une dégradation des conditions météorologiques ;

  • Gérer une diminution de la ressource humaine ou une surcharge de travail de l’organisme.

    1. Superviser la conformité règlementaire :
  • 3.1 Analyser les évolutions d’un domaine technico-opérationnel

  • Identifier les données ATM pertinentes dans un contexte complexe et combiné ;

  • Analyser leur évolution afin d’extrapoler une tendance moyen/long terme ;

  • Détecter si l’évolution est acceptable du point de vue de la conformité des prestations ATM.

  • 3.2 Elaborer un plan d’actions local/national pertinent (si nécessité de revenir à une situation nominale)

  • Etablir une série d’actions correctives ;

  • Piloter le déploiement des mesures correctives définies.

  • 3.3 Surveiller l’obtention des résultats attendus

  • Analyser l’effet des mesures correctives sur la tendance initiale ;

  • Modifier les actions correctives pour obtenir la tendance nominale (le cas échéant).

    1. Conduire des négociations ATM complexes :
  • 4.1 Analyser les besoins, contraintes et enjeux en présence

  • Analyser les besoins et contraintes globales pour créer/modifier/supprimer un espace aérien ;

  • Analyser les besoins d’un usager pour proposer une réalisation optimisée de ses activités (DGA).

  • 4.2 Mener les négociations ATM pour aboutir au meilleur compromis

  • Définir l’objectif attendu de la négociation ;

  • Ecouter les besoins et les contraintes de chaque partie ;

  • Analyser les gains des options ;

  • Etablir un accord conforme.

  • 4.3 Etablir des synthèses ATM de haut niveau

  • Identifier les incidences induites pour chaque partie ;

  • Etablir la synthèse d’un accord.

Débouchés

Que faire après un Autre EGTA ? (métiers et poursuite d'études)

Coût de formation

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Information

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Profil RIASEC

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100%S

Social

Aide, enseignement, relations

100%C

Conventionnel

Organisation, données, rigueur

0%R

Réaliste

Manuel, pratique, technique