Courtier/ère
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SauvegarderParticuliers et entreprises comptent sur le courtier ou la courtière pour dénicher la meilleure offre au meilleur prix. Une prouesse qui ne peut s'accomplir sans une bonne connaissance du marché et un bon relationnel.
Qu'est-ce que le métier de courtier/ère ?
Être courtier, c'est te positionner en intermédiaire entre des clients (particuliers, petits commerces ou grandes entreprises) et les compagnies d'assurance. Tu dois trouver la formule d'assurance la plus adaptée au meilleur prix, en parcourant l'offre du marché. C'est un métier de négociation et de conseil : tu analyses les besoins du client, tu compares les contrats disponibles auprès de différents assureurs, tu conclus le dossier et tu l'accompagnes en cas de sinistre.
La spécialité principale en France est l'assurance (automobile, habitation, responsabilité civile, assurance emprunteur), mais un courtier peut aussi intervenir sur l'assurance de biens pour les entreprises ou l'assurance construction. Tu travailles soit comme indépendant avec ton propre portefeuille de clients, soit comme salarié au sein d'une société de courtage structurée.
Les rémunérations varient selon ton expérience et ta structure. Selon France Travail, un courtier débute à 4 251 € net/an, la médiane se situe à 4 961 € net/an, et un courtier expérimenté touche 5 164 € net/an. Ces chiffres couvrent une large gamme : un indépendant établi peut bien dépasser ces seuils grâce à ses commissions et majorations de contrats, tandis qu'un salarié en début de carrière reste en bas de fourchette.
Tu dois maîtriser les produits d'assurance, connaître les jurisprudences, gérer des dossiers administratifs complexes et cultiver ton réseau pour prospecter continuellement.
À quoi ressemble une journée de courtier/ère ?
Tu arrives au bureau (ou chez toi si tu es indépendant) avec un agenda chargé. Le matin, tu consultes tes e-mails et tes appels manqués : un client a eu un sinistre et demande de l'aide pour déclarer le dommage. Tu ouvres ton logiciel de gestion de portefeuille (type *Puissance ou Socomec*) et tu constitues le dossier avec photos, devis et pièces justificatives que tu enverras à l'assureur. Vers 10h, tu reçois deux prospects : un couple qui cherche une assurance habitation pour leur emprunt immobilier et un restaurateur qui veut couvrir son établissement. Tu poses des questions précises, tu consultes les tarifs et les garanties disponibles auprès de plusieurs assureurs (AXA, Generali, Allianz, etc.), tu compares les offres sur un tableau de synthèse et tu présentes tes recommandations. L'après-midi, tu passes des appels pour relancer des dossiers en cours d'instruction, tu négocie un tarif plus avantageux auprès d'un assureur pour fidéliser un gros client, et tu mets à jour ta base de données. Tu remplis aussi les documents réglementaires (fiches d'information produit, documents ORIAS). En fin de journée, tu dois prospecter : appels commerciaux, courriers ou visites à de potentiels nouveaux clients. Si tu es indépendant, tu gères aussi la facturation et le suivi de ton chiffre d'affaires.
Quelles compétences pour devenir courtier/ère ?
Pour exercer le métier de courtier, tu dois combiner des savoirs très techniques avec un relationnel impeccable. La responsabilité est grande : une mauvaise couverture expose ton client au risque financier et te rend responsable civile-ment.
Compétences techniques :
- Maîtrise des produits d'assurance (garanties, exclusions, franchises, tarifications)
- Connaissance de la réglementation ORIAS, de l'ACPR et des obligations légales
- Utilisation des logiciels de gestion de portefeuille et comparateurs d'assurance
- Aptitude à lire et analyser les dossiers de sinistre
- Capacité à produire des devis et des documents administratifs
Compétences comportementales :
- Écoute active et empathie envers les inquiétudes du client
- Rigueur et organisation (dossiers sensibles, délais de prescription)
- Prospection commerciale et persévérance (démarchage, suivi)
- Honnêteté et transparence (devoir de conseil)
- Résilience face aux refus et aux réclamations
Comment évoluer en tant que courtier/ère ?
Après 5 ans comme courtier salarié ou indépendant, tu as consolidé ton portefeuille de clients et tu maîtrises les principaux types de contrats. À ce stade, tu peux envisager de te spécialiser : courtier en assurance crédit, en assurance construction, ou en assurances collectives pour les entreprises. Certains passage en indépendance ou création d'une petite structure de courtage personnel.
Vers 10 ans, si tu as bâti une solide réputation et un réseau, tu peux accéder à des postes de responsable d'agence ou de gestionnaire de portefeuille senior dans une grosse structure de courtage. Tu supervises des junior, tu as des objectifs commerciaux et tu participes à des décisions stratégiques. Tu peux aussi devenir expert-sinistre ou expert en assurance, rôle qui demande une expertise approfondie et t'éloigne légèrement du courtage traditionnel.
À 15 ans, les chemins divergent : certains courtiers indépendants développent une agence de 5 à 10 personnes et deviennent manager, d'autres restent courtier autonome mais avec un portefeuille très conséquent et des revenus importants. Quelques-uns basculent vers le conseil en assurance d'entreprise, où les enjeux financiers et la complexité des dossiers sont plus élevés.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour courtier/ère ?
Tendances
Le secteur du courtage en assurance subit des transformations liées à la digitalisation et à la réglementation. [donnée non disponible sur le score de tension du métier et les projets de recrutement BMO]. Cela signifie que les chiffres d'embauche ne sont pas formalisés, mais la demande reste soutenue : des courtages se créent, d'autres fusionnent, et les entreprises cherchent toujours des profils avec expérience.
Les technologies numériques changent le quotidien du courtier : logiciels d'aide à la souscription, outils de comparaison en ligne, télétravail partialisé. Les clients comparent aussi davantage sur Internet, donc le courtier doit justifier sa valeur ajoutée par ses services de conseil, pas seulement par l'accès aux tarifs. L'assurance cyber et l'assurance des risques climatiques émergent, créant des niches spécialisées. La conformité réglementaire s'alourdit (MiFID II, IDD), exigeant une formation continue solide.
Débouchés
Tu peux exercer le métier de courtier dans plusieurs contextes. Le secteur privé domine largement : les petites agences indépendantes (< 5 salariés), les courtages régionaux moyens (10-50 salariés), les grands réseaux nationaux comme Aon, Marsh ou Bessé. Le secteur public n'existe pratiquement pas pour ce métier. Quelques courtiers en assurance trouvent aussi des postes dans les banques, les mutuelles ou les sociétés d'assurance elles-mêmes, en tant que consultant interne.
Géographiquement, les grands basins de courtage sont :
- Île-de-France (Paris, Boulogne-Billancourt) : sièges des grands groupes et affaires complexes
- Rhône-Alpes (Lyon) : hub régional important
- Provence-Alpes-Côte d'Azur (Marseille) : forte concentration
- Nord-Pas-de-Calais et Hauts-de-France : bassins dynamiques
Mais chaque ville dispose de courtages locaux. La majorité des courtiers en assurance sont indépendants ou salariés en PME-PMI.
Comment devenir courtier/ère ?
Pour devenir courtier, tu dois franchir un cap réglementaire : obtenir la capacité professionnelle de niveau I délivrée par l'ORIAS. C'est la condition sine qua non. Tu peux l'acquérir de trois façons : par expérience professionnelle cumulative, par un stage professionnel dédié, ou par un diplôme spécialisé. Avant de te lancer indépendant, l'expérience salariée en courtage ou en assurance est vivement recommandée.
Actions concrètes :
- Cherche un stage ou un premier CDI dans une agence de courtage ou une compagnie d'assurance (AXA, Allianz, Groupama recrutent des juniors)
- Prépare la certification ORIAS (capacité niveau I) : des organismes comme l'ENASS ou des centres de formation privés proposent des stages intensifs
- Construis ton réseau : joins-toi à des associations professionnelles (ANACOURTAGE, Syndicat France Courtage) et assiste à leurs réunions
- Maîtrise les outils numériques (Excel, logiciels de courtage, CRM) et continue à te former sur les produits
- Si tu envisages l'indépendance, consulte l'ORIAS et l'ACPR avant de créer ton entreprise, et prépare un business plan solide
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
C1103 — Courtier / Courtière en assurance
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes