Conseiller/ère en Économie Sociale et Familiale
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SauvegarderSpécialiste de la vie quotidienne, le conseiller ou la conseillère en économie sociale et familiale intervient auprès de personnes en situation précaire ou rencontrant des difficultés (financières, d’accès au logement…). Il ou elle les informe et les conseille, en veillant à favoriser progressivement leur autonomie.
Qu'est-ce que le métier de conseiller/ère en économie sociale et familiale ?
En tant que conseiller ou conseillère en économie sociale et familiale, tu interviens auprès de personnes et de familles confrontées à des obstacles concrets : endettement, accès au logement, difficultés budgétaires, santé, emploi. Ton rôle ne se limite pas à distribuer des aides. Tu analyses la situation de chaque personne, tu identifies les besoins réels et tu construis avec elle un plan d'action durable pour retrouver de l'autonomie.
Un conseiller en économie sociale et familiale travaille souvent en CAF (Caisse d'allocations familiales), mairie, association, ou établissements médico-sociaux. Tu utilises des outils de diagnostic social, tu constitues des dossiers, tu orientes vers les services compétents (aide au logement, insertion professionnelle, etc.). C'est un métier exigeant, qui demande de l'empathie mais aussi de la rigueur administrative.
Le secteur recrute : le BMO recense 11 258 projets de recrutement par an en France. Les salaires selon France Travail sont de 2 419 € net en début de carrière, 2 696 € en médiane et 2 906 € pour les plus expérimentés. Ces chiffres reflètent une fonction publique ou parapublique stable, même si les rémunérations ne sont pas élevées. Ce métier attire ceux qui cherchent un impact social direct, pas une carrière lucrative. Les contextes varient énormément : quartiers déshérités, zones rurales isolées, métropoles. À Marseille, à Lille, en banlieue parisienne, les problématiques ne sont pas identiques, mais tes compétences en diagnostic social restent transversales.
À quoi ressemble une journée de conseiller/ère en économie sociale et familiale ?
Comme conseiller ou conseillère en économie sociale et familiale, ta journée mélange entretiens, administratif et coordination.
Le matin : tu arrives à 8h30 à la CAF, association ou mairie. Avant ta première visite, tu consultes ton agenda et tes dossiers dans le logiciel métier (Helori, Domino, ou systèmes internes). Tu prépares deux entretiens : l'un avec une mère isolée en recherche d'aide au logement, l'autre avec un couple confronté à l'endettement. Vers 9h30, tu accueilles la première personne en ton bureau ou en visite à domicile. Tu l'écoutes, tu remplis une grille de diagnostic, tu expliques les allocations possibles.
À midi, tu synthétises les informations. Tu téléphones à un travailleur social du quartier, tu consultes les bases de données des aides disponibles, tu remplis des formulaires. Déjeuner rapide.
L'après-midi : deuxième entretien ou suivi de dossier. Vers 16h, tu rédiges tes notes, tu crées un plan d'aide individualisé, tu envoies des emails aux partenaires (service logement, Pôle emploi, etc.). Tu peux aussi animer un atelier collectif sur la gestion budgétaire ou les droits aux allocations. À 17h30, tu fermes tes dossiers et tu prépares ton planning de la semaine suivante.
Quelles compétences pour devenir conseiller/ère en économie sociale et familiale ?
Pour exercer comme conseiller en économie sociale et familiale, il faut maîtriser l'évaluation sociale et l'accompagnement, mais aussi supporter une charge émotionnelle importante. Voici les compétences qui font la différence.
Compétences techniques :
- Diagnostic social et évaluation des besoins (entretien, grilles de diagnostic)
- Connaissance pointue des dispositifs d'aide et des droits sociaux
- Gestion administrative et bases de données sociales
- Médiation et coordination avec les partenaires locaux
- Élaboration de projets sociaux collectifs
Compétences comportementales :
- Écoute active sans jugement, même face à des situations violentes ou taboues
- Capacité à fixer des limites : tu peux aider, pas sauver
- Gestion du stress et de la frustration (ressources limitées, progrès lents)
- Diplomatie pour naviguer entre demandeurs, employeurs et institutions
- Rigueur pour respecter confidentialité et traçabilité administrative
Comment évoluer en tant que conseiller/ère en économie sociale et familiale ?
Après 3 à 5 ans comme conseiller en économie sociale et familiale, tu peux demander une spécialisation : coordonnateur de projets socio-familiaux, responsable d'un secteur géographique, ou formateur auprès d'autres conseillers. Certains choisissent de passer des concours pour devenir assistants sociaux (Bac +3), qui offrent plus de responsabilité mais exigent une nouvelle formation.
À 10 ans, tu peux accéder à des postes d'encadrement : chef de service ou coordinateur territorial dans une CAF, une communauté de communes, ou une association d'envergure. Quelques conseillers ouvrent leur propre cabinet de conseil social ou formation auprès des collectivités.
À 15 ans, le sommet reste rare mais possible : directeur d'un service social, chargé de mission au niveau d'une préfecture ou d'un conseil départemental. Ces positions demandent souvent une formation complémentaire (master management, diplôme d'État d'assistant de service social) et une appétence pour le pilotage budgétaire et politique locale.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour conseiller/ère en économie sociale et familiale ?
Tendances
Le secteur connaît des transformations importantes. D'abord, le BMO recense 11 258 projets de recrutement annuels, stable mais pas explosif. Cela traduit des besoins constants mais un marché saturé : la concurrence pour les postes publics reste vive, surtout sans le concours d'assistante sociale.
Ensuite, l'outil numérique change le quotidien. Les logiciels de gestion intégrée (portails d'accès aux droits, demandes en ligne) automatisent certaines tâches administratives, mais créent une charge nouvelle : accompagnement du numérique pour les personnes exclues, utilisation de plateformes d'évaluation sociale plus sophistiquées.
Enfin, les enjeux évoluent : précarité énergétique, endettement accru, santé mentale des jeunes. Les missions purement économiques (budget familial) se complexifient. Les collectivités attendent plus de prévention et de pédagogie collective, moins de traitement au cas par cas.
Les régions comme l'Île-de-France, la région PACA et Auvergne-Rhône-Alpes concentrent les projets de recrutement les plus importants, mais le besoin existe partout.
Débouchés
Le conseiller en économie sociale et familiale travaille à 95 % dans le secteur public ou parapublic. Cela te rassure : stabilité d'emploi, grilles salariales claires, congés, sécurité sociale. En contrepartie, pas de rémunération superflue.
Employeurs et secteurs :
- CAF et Caisses régionales de santé sociale
- Communes, communautés de communes, conseils départementaux
- Associations d'aide sociale (Secours catholique, Emmaüs, Action logement)
- Établissements médico-sociaux et foyers pour personne en difficulté
- Centres de formation pour insertion professionnelle
- Centres de santé et services d'action sociale
Régions concentrant les opportunités :
- Île-de-France (métropole parisienne)
- Région PACA (Marseille, Nice)
- Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon, Saint-Étienne)
- Occitanie (Toulouse, Montpellier)
- Bourgogne-Franche-Comté (Dijon, Besançon)
La mobilité géographique est un atout : un premier poste en zone rurale offre plus d'expérience et moins de concurrence.
Comment devenir conseiller/ère en économie sociale et familiale ?
Tu envisages ce métier ? Voici comment construire ton parcours sans improviser.
La formation obligatoire est le Diplôme d'État d'économie sociale et familiale (DEESF) — Bac +2 ou son équivalent en parcours professionnalisant. Certains établissements l'offrent après un BTS ESF ou une licence MEEF. Pas d'ambiguïté : sans ce diplôme, tu es bloqué. Mais sache que le marché du DEESF repose énormément sur le stage et le réseau local. Dès ta première année de formation, cherche des stages en CAF, mairie ou association.
Actions concrètes :
- Postule pour un stage en première année auprès d'une CAF locale ou association (Emmaüs, Secours populaire)
- Prépare-toi aux épreuves écrites du DEESF : culture générale, connaissance du droit social
- Rejoins des groupes d'étudiant(e)s en économie sociale : réseau, partages de stage, opportunités
- Obtiens des certifications ou formations courtes : médiation interculturelle, gestion budgétaire participative
- Lis les rapports du secteur : baromètres de l'ONISEP, études DARES sur les tendances
Où chercher stages et emplois :
- Plateforme France Travail
- Portail emploi des collectivités (Emploi territorial)
- Réseaux d'associations (Réseau des CAF, Union nationale des CCAS)
- LinkedIn ciblé sur les postes « coordinateur » ou « responsable projet social »
Dès maintenant : identifie une CAF ou association près de chez toi, propose un stage d'observation ou de découverte. Lis les documents publics sur leurs missions. C'est le moyen le plus rapide de vérifier si la réalité te plaît vraiment.
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
K1201 — Assistant social / Assistante sociale
Définition
Accès au métier
Professionnels de l'action sociale
Médian : 1 800 €
postes prévus (BMO 2025)
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Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes