Conseiller/ère d'Élevage
Connectez-vous pour sauvegarder ce métier dans vos favoris et accéder au chat IA.
SauvegarderLe conseiller d'élevage apporte son expertise pour optimiser la production. Il conseille l'éleveur sur la gestion et le suivi de ses animaux, pour améliorer la qualité de la production (lait, viande, oeufs, etc.), ainsi que la rentabilité de l'exploitation.
Qu'est-ce que le métier de conseiller/ère d'élevage ?
En tant que conseiller/ère d'élevage, tu es le partenaire technique des éleveurs. Tu interviens pour améliorer concrètement leur production — que ce soit du lait, de la viande ou des œufs — en optimisant la gestion des troupeaux. Ton rôle : diagnostiquer les problèmes (santé des animaux, alimentation, reproduction, organisation du travail), proposer des solutions adaptées et suivre leur mise en application.
Tu travailles en étroite collaboration avec l'éleveur, parfois sur place à la ferme, parfois en bureau pour analyser les données. Tu consultes les registres sanitaires, les performances de production, tu observes l'état des animaux, tu discutes des pratiques quotidiennes. C'est un métier d'interface : tu as besoin de connaissances scientifiques solides en zootechnie, mais aussi de pragmatisme pour proposer des changements réalistes et économiquement viables.
Le secteur recrute : le BMO recense 3 776 projets de recrutement par an pour ce type de postes. Les employeurs sont variés : coopératives agricoles (comme Bretagne Conseil Élevage), chambres d'agriculture, groupes de conseil privés, organisations de producteurs. Les régions de forte activité d'élevage — Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie — concentrent la majorité des postes.
Selon France Travail, le conseiller/ère d'élevage démarre à 2 586 € net par mois, le salaire médian atteint 2 994 €, et l'expérience mène à 3 257 €. C'est un métier technique qui demande rigueur et curiosité pour suivre les évolutions des pratiques.
À quoi ressemble une journée de conseiller/ère d'élevage ?
Ta journée commence souvent à 7h30. Tu consultes tes mails et tes rendez-vous : deux fermes à visiter aujourd'hui, des analyses de résultats de lait à commenter. Tu ouvres UNIFED (le logiciel de gestion des données zootechniques) ou SERENA pour vérifier les dernières performances enregistrées par l'éleveur. Vers 8h30, tu es en route pour la première exploitation. Sur place, tu inspectes les animaux : tu vérifies leur condition physique, tu discutes avec l'éleveur des soucis rencontrés la semaine passée (une baisse de production, une infection). Tu prélèves peut-être un échantillon de lait pour analyse. Vous regardez ensemble les courbes de production sur la tablette et vous identifiez les génisses à réformer ou à garder pour la reproduction. Vers midi, pause rapide. Tu rédiges un compte-rendu de visite sur ton ordinateur portable. L'après-midi, deuxième ferme ou réunion d'éleveurs. Parfois tu animes une session de groupe (10-15 éleveurs) pour parler d'une nouvelle réglementation ou d'une technique (alimentation bio, bien-être animal). Tu termines la journée entre 17h et 17h30 en mettant à jour tes fiches clients et en préparant ton agenda pour les jours suivants.
Quelles compétences pour devenir conseiller/ère d'élevage ?
Le métier de conseiller/ère d'élevage demande un socle technique solide et une vraie capacité à communiquer avec des agriculteurs qui ont parfois 30 ans d'expérience. Tu dois combiner observation, analyse et tact.
Compétences techniques
- Connaissance de la zootechnie et des génétiques animales (races, caractères productifs)
- Maîtrise de la nutrition animale et de la formulation de rations
- Analyse des données zootechniques et des performances (logiciels UNIFED, SERENA, ou équivalents)
- Suivi sanitaire et prévention des maladies du troupeau
- Gestion économique et comptabilité agricole appliquée à l'élevage
Compétences comportementales
- Pédagogie et capacité d'écoute (tu ne dois pas imposer, mais convaincre)
- Pragmatisme et adaptabilité (chaque ferme est unique)
- Rigueur et attention au détail dans l'observation et l'enregistrement
- Sens du relationnel et de la négociation
- Autonomie et organisation (tu gères ton agenda, tes déplacements)
Comment évoluer en tant que conseiller/ère d'élevage ?
Après 3-5 ans comme conseiller/ère d'élevage salarié(e), tu stabilises tes competences et tu gagnes en crédibilité auprès des éleveurs. Une première évolution : tu peux être responsable d'une filière spécifique (lait, viande bovine, porc) dans une coopérative ou une chambre d'agriculture. Tu encadres alors 2-3 jeunes conseillers et tu as une charge de prospection commerciale plus importante.
À 8-10 ans, tu peux accéder à des postes de responsable technique régional ou de coordinateur de réseau : tu supervises l'activité conseil sur une région, tu dois gérer une équipe, définir les stratégies d'intervention. Certains conseillers choisissent à ce stade de devenir indépendants et de proposer du conseil en tant que prestataire privé auprès de groupements d'éleveurs.
Après 12-15 ans, les postes visés sont souvent directeur technique dans une coopérative importante ou dans une PME de conseil agricole, ou encore responsable développement au sein d'une organisation de producteurs. Quelques conseillers expérimentés s'orientent aussi vers l'animation territoriale (projets agro-écologiques, transition bio) ou vers la formation en école agricole.
Quelles sont les perspectives d'emploi pour conseiller/ère d'élevage ?
Tendances
Le métier de conseiller/ère d'élevage vit une transformation progressive, tirée par trois mouvements : la transition écologique, la digitalisation des données et le bien-être animal. Les réglementations se durcissent (méthanisation, traçabilité, bien-être), et l'éleveur a besoin de conseils pour s'adapter sans perdre sa rentabilité — c'est exactement ton rôle.
Les outils changent aussi : des plateformes comme Boovie ou Elveflow proposent des capteurs pour suivre en continu la santé et la production des animaux. Tu dois progressivement intégrer ces données automatisées dans ton diagnostic. Le BMO recense 3 776 projets de recrutement par an, ce qui montre une demande soutenue malgré l'automatisation croissante.
La rémunération progresse légèrement, d'après France Travail : le salaire médian est de 2 994 €. Les régions intensives (Bretagne, Pays de la Loire) offrent des postes plus nombreux et parfois mieux payés. La tension se fera surtout sur les postes de coordinateur ou responsable technique : peu de profils expérimentés disponibles, beaucoup d'élevages cherchent une vraie relation de confiance avec un conseiller stable.
Débouchés
Tu peux bosser pour plusieurs types de structures. Les coopératives agricoles (Créalis en Bretagne, SOCREAL en Auvergne, Maïsadour dans le sud-ouest) emploient des équipes de conseillers d'élevage salariés. Les chambres d'agriculture — présentes dans chaque département — recrutent aussi des techniciens, souvent avec un statut de fonctionnaire territorial.
Les organismes de conseil privés (cabinets indépendants, groupes comme BCE, Contrôle Laitier) offrent des postes en CDI ou CDD. Quelques entreprises de l'agroalimentaire (coopératives laitières, groupes de viande) embauchent des conseillers pour accompagner leurs fournisseurs. Enfin, certains conseillers deviennent indépendants et se mettent à leur compte après 5-7 ans d'expérience salariale.
Types d'employeurs
- Coopératives agricoles et organismes de producteurs
- Chambres d'agriculture et collectivités territoriales
- Cabinets de conseil agricole privés
- Entreprises d'aval (industrie laitière, transformation viande)
- Structures bio et circuits courts (en croissance)
Comment devenir conseiller/ère d'élevage ?
Tu veux devenir conseiller/ère d'élevage ? Commence par vérifier que tu aimes vraiment être dehors et parler avec les gens — c'est au moins 50 % du métier. Ensuite, il te faut une solide formation en zootechnie et gestion agricole.
Parcours de formation et certifications
- BTS Agricole (production animale, génie rural) : le minimum pour démarrer
- Licence ou Master en zootechnie, production animale, ou conseil agricole : pour progresser vite et accéder aux postes responsables
- Certifications complémentaires en bien-être animal ou agriculture bio (de plus en plus demandées)
- BPREA (Brevet Professionnel Responsable d'Entreprise Agricole) : utile si tu veux créer ton propre cabinet par la suite
Actions concrètes dès maintenant
- Cherche des stages en chambres d'agriculture (chaque département en propose)
- Rapproche-toi de coopératives locales pour observer un conseiller en action
- Inscris-toi aux réunions techniques d'éleveurs (même si tu ne comprends pas tout, c'est très instructif)
- Construis un réseau LinkedIn avec les organismes de conseil et les associations d'éleveurs
- Suis les actualités sur les réglementations sanitaires et environnementales qui impactent les élevages
Conseillère en orientation scolaire et professionnelle
A1301 — Technicien / Technicienne de culture maraîchère
Définition
Accès au métier
Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles
Médian : 1 935 €
postes prévus (BMO 2025)
Trouvez la formation idéale parmi des milliers de programmes référencés.
Explorer toutes les formationsDécouvrez votre profil RIASEC
Passez le test d'orientation et trouvez les métiers qui correspondent à votre personnalité.
Source : ONISEP — Données ouvertes (Open Data)
Mise à jour le 31 mars 2026 — Source : ONISEP, données ouvertes